ACTE PREMIER
DE LAPAUZE
Grâce à Dieu, M. le gouverneur, ils sont passés, les jours néfastes de Dieskau. Son humiliante défaite planait encore sur l'avenir de la Nouvelle-Frarre comme un nuage sombre.
Le bel exploit ae M. de Montcalm a produit l'effet d’un orage électrique ; il a dissipé l’ombre et pu $ lair.
M. de VAUDREUIL s'éloigne. BOURLAMAQUE s'approche, et dit à part:
Bravo Lapauze !
LAPAUZE continue, en s'adressant À quelques autres officiers :
Je dis ce que je pense. .
L'expédition de Chouaguen éclipse la plupart. des glorieux faits d’armes de notre histoire.
LEVIS
Ce qui est admirable, c’est qu’elle ne coûte pas cher, et que ses résultats sont énormes. Quand je songe que vous avez fait seize cent cinquante prisonniers de guerre, capturé cinq drapeaux, sept navires, deux cents barges, cent vingt-et-un canons, quarante-huit mortiers, dixhuit cents fusils, des munitions, et jusqu’à la caisse militaire contenant une vingtaine de mille * francs, je suis émerveillé.
ie | SCENE II
Les mêmes, M. DE MONTCATM.
M.de Montcalm arrive, et va présenter ses hommages AU gouverneur et madame la marquise de Vaudreuil, Il baise la main da celle-ci, à
Quelle brillante réunion, madame ! Tous mes compliments.
LA MARQUISE Merci.
Vous êtes en retard, général.
Oui, madame, et je vous fais mi C’est la faute à Pierre Corneille.
es excuses.
LA MARQUISE Comment cela ?
MONTCALM Je me suis attardé à lire le Cid.
MADAME DE BEAUBASSIN (née Jarret de Verchères) qui s’est rapprochée
Je Comprends, général] Corneille vous captivent ;
des héros et des grands gestes.
» que les œuvres de car il est Je poëte
Oh ! madame, vo comme une jeune fille,
us allez me faire rougir mais je vous pardonne