‹ Montcalm et Lévis [microforme]Chapitre 15 sur 107 · ACTE PREMILR · texte numérisé non relu

ACTE PREMILR

pour l’amour de Corneille, dont je vous sais éprise, comme moi. :

LEVIS

En effet, général, j’ai entendu Mme de Beaubassin réciter des pages entières de Corneille ; et l’autre jour, elle vous a appliqué deux vers du Cid.

A quelle occasion ?

LEVIS

C'était chez elle, le jour même où furent suspendus à la voûte de la cathédrale, au milieu des cérémonies les plus grandioses, les drapeaux conquis sur l’ennemi à Chouaguen.

Lapauze nous racontait tous les détails de votre belle victoire, et alors, Mme de Beaubassin a dit :

Ses pareils à deux fois ne se font pas connnaître. Et pour leurs coups d’essai veulent des coups de maître !

MONTCALM Oh! madame, ces vers sont beaux, mais

vous les appliquez mal, et si j'avais été présent, je vous aurais répondu par celui-ci :

Mais qui sert bien son roi ne fait que son devoir.

18 MONTCALM Er LE VIS

Les dames applaudissent. M. de MONTCALM offre alors son bras à la Marquise de Vaudreuil,

| Madame, me ferez- !

vous l'honneur de danser un menuet ?

M. DE LEVIS à Giselle de Lanaudière Mademoiselle,

je sollicite la même faveur.

Mais au lieu de se méler aux

, ils traversent la scène, et vont s'accouder à une fenêtre, qui ouvre sur le fleuve, à gauche.

Page 1