‹ Montcalm et Lévis [microforme]Chapitre 18 sur 107 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

GISELLE Je le sais, moi.

LEVIS

Ah! vous connaissez mon avenir ? Voulez-vous me le dire ? J'espère au moins que vous n'êtes pas une prophétesse de malheur ?

GISELLE Je ne suis pas du tout prophétesse — Ce que je sais, je l’ai appris de personnes qui connaissent bien votre famille.

LEVIS Voyons, que savez-vous ?

GISELLE

Je sais que votre famille fonde sur vous les plus grandes espérances, qu’elle vous prépare en France un brillant mariage avec une jeune fille de haut rang, que vos grandes qualités militaires vous assureront les postes les plus élevés, et les plus grands honneurs dans votre pays.

LEVIS

Vous avez eu raison de dire que vous n'êtes pas prophétesse ; car rien ne me paraît moins certain que vos prévisiLas. Pour le moment, je ne suis pas mécontent de mon sort. La guerre me plait, et votre admirable pays me plait aussi.

24 MONTCALM gr LE VIS

GISELLE

Depuis quand donc vous êtes-vous épri:

de notre Nouvelle-France ?

LEVIS Depuis que je vous connais,

GISELLE

| Parlez sérieusement, je vous prie.

LEVIS

Eh! bien, oui, je vais Parler sérieusement.

Oui, j'aime beaucoup votre Pays, et c’est en vous que je l'aime. Vous incarnez

velle-France. Quand je parle

Vous, quand on me parle de vo

d’elle. Dans la fum

MADEMOISELLE DE LANAUDIERE écoute les Yeux baissés, et, après un silence, elle dit :

Ne me parlez Pas ainsi, chevalier.

Il ne faut jamais faire des rêves impossibles.

LEVIS Pourquoi impossibles ?

mms

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