‹ Montcalm et Lévis [microforme]Chapitre 35 sur 107 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

Elle est persuadée que le général et vous ne pouvez pas être vaincus.

MONTCALM Elle a peut-être raison ; mais nous pouvons

mourir : ce qu'il faut surtout, c’est que la patrie ne meurs pas |

Les clairons sonnent.

Tiens ! L’ennemi est plus près que je ne le pensais. Allons, soldats, à vos postes !

Officiers et soldats courent vers les retranchements en criant :

Vive Montcalm ! Vive Lévis !

(Le rideau tombe) DEUXIÈME TABLEAU : Après la bataille.

Mêmes décors. (Au fond, des nuages de fumée enveloppent les retranchements qui brûlent. Au delà, retentissent encore quelques coups de feu — c'est la poursuite des fuyards. — Au pied des retranchements, des morts gisent dans l’herbe et des blessés se traînent. D’autres blessés sont emportés par leurs camarades dans la direction des tentes).

Les fanfares jouent l'air de la victoire, et les groupes se rapprochent.

BOURLAMAQUE

Enfin, la victoire est à nous, et nos morts d’avent-hier sont vengés.

Au pied du grand chêne où je l’ai enterré hier, mon pauvre Trepezec a dû tressaillir en entendant nos acclamations victorieuses.

DE LANAUDIERE

Oui, mais de nouveaux camarades sont allés dormir à ses côtés. Cette victoire nous coûte cher.

BOURLAMAQUE

Elle coûte p'us cher à nos ennemis — quatre mille murte «1 blessés ! Les nôtres se comptent par quelc1e: centaines. Gloire à eux; car ils sont tombés au champ d’honneur, et ce sont leurs

{ eaux victorieux qui flottent aujourd’hui sur leur couche funèbre.

DE LANAUDIERE Les Canadiens en ont perdu beaucoup.

Ce pauvre Baptiste a été tué. Il s’est battu comme un lion, et il m’a recommandé sa Françoise.

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