‹ MontcalmChapitre 25 sur 61 · SCENE H · texte numérisé non relu

SCENE H

( On frappe. Constance un petit fichu sur la tête paraît par le fond. )

CONSTANCE.— Bonjour M. le secrétaire intérimaire...

PHILIPPE (vient à elle).— Enfin vous voilà. Ah! quel bonheur!... Vous avez appris?

CONSTANCE.— Tout. Mon oncle m'a tout dit. Comment se porte Mde d'Hastrel?

PHILIPPE ( lui prenant la taille ) .— Vous ne me tutoyez plus?... Ma pauvre mère a été complètement bouleversée par cette bonne nouvelle. Elle repose dans cette chambre...

CONSTANCE (descend en scène, il l'a suit). — Je précède M. Maurin qui veut couronner sa bonne action en fêtant les Rois, ici, avec nous.

PHILIPPE. — Quel honneur p< ur nous. C'est une surprise alors? Ah! chère Constance nous allons donc pouvoir nous rencontrer au grand jour?... Plus de mystères, plus d'escalades, ten.z je suis fou de joie. Quelle chose élran-.e que le hasard ; dire qu'un aussi grand bonheur dépendait d'un aussi petit incident: Le déplacement du secrétaire de M. de MONTCALM... Et nous voilà si heureux, n'est-ce pas?

CONSTANCE ( s'asseyant ) .—Heureuse, mais inquiète... La maison, du Général est le rendezvous des beaux esprits; vous y rencontrerez de bien jolies demoiselles et elles vous feront peutêtre oublier Constance Maurin, la nièce de l'homme que tout Québec exècre... Ce brusque changement dans la conduite de mon oncle me fait peur.

Ah! dites-moi que rien ne pourra nous séparer désormais ?

PHILIPPE (se met à genoux devant elle).— Rien au monde. Et vous serez à moi quoiqu'il arrive...

CONSTANCE.— Ne suis- je pas Constance

PHILIPPE (la prenant dans ses bras).— Chère Constance. ( On frappe, Philippe va ouvrir. Constance se lève ) .

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