‹ MontcalmChapitre 24 sur 61 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

( Au lever durideau Mathilde repose dans le fauteuil à gauche. Philippe tenant la porte entr'ouverte, parlant à la cantonnade )

PHILIPPE. — Merci, mes amis, mes braves camarades de la milice (ferme la porte et vient embrasser Mathilde, qui se retourne. ) C'est fait mère, le général me prend à son service. Je dois remplacer Marcel. A son retour j'aurai un emploi fixe. La nouvelle a déjà fait le tour de la ville. Mes camarades au collège des Jésuites enrégimentés sous le ni, m du Roval-Syntax m'ont fait une véritable ovation.

Mme d'IIASTREL. — Que je suis heureuse, mon cher enfant! ... Viens que j'entende de ta bouche le récit de ton succès. Est-ce bien toi le pauvre milicien d'hier? Mais quelle est donc la bonne fée qui nous protège depuis ton retour?...

PHILIPPE. — Une fée que nous connaissons bien, et qui vous aime, mais c'est Constance, n'en doutez pas... Grâce aux recommandations de M. Maurin, son oncle, toutes les difficultés se sont applanies... Bras dessus bras dessous, nous sommes revenus de chez M. le Marquis, une vraie marche triomphale; tape amicale sur l'épaule de M. l'Intendant, poignée de main onctueuse de M.

Cadet, empressement des fournisseurs Plus

qu'un protecteur, cet homme fst une puissance.

Mme. d'HASTREL.— Le général s'est-il informé de ta famille?

PHILIPPE. — Oui, et comme je le quittais il m'a prié d'apporter nies papiers. Tout cela sera bien facile à obtenir, je m'imagine, puisque je suis né à Québec

Mme d'HASTREL (à part).— Ah! mon Die*.... (haut) Il a demandé des renseignements?

PHILIPPE. — (vient à elle et la prend dans sus bras.) Mais qu'as-tu donc? Ne tremble pas ainsi... Ces détails ne peuvent que médiocrement intéresser le général va: une simple formalité sans doute... ( il la conduit vers la droite. ) Allons repose-toi tu es fatigué...

Mme d'HASTREL.— Oui, tu as raison, je me sens plus faible, donne moi ton bras que j'aille me reposer... (il l'a cofTduit à la porte de droite l'a fait passer sur le seuil, il l'embrasse. )

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