‹ MontcalmChapitre 40 sur 61 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

CONSTANCE ( entre en hésitant) .-Oh' Mr le Marquis, pardonnez-moi, je

MONTCALM ( ]a fait descendre. Lui prenant la tnam) .—Remettez-vous, mon enfant

CONSTANCE.-Je n'ai pu résister plus Iontemps... Au du d dites.moi blt,nPvl Jf

n étaitP ou", rmme 56 trôtnï>ait. 4"e sa confession r Tj*' C1UL' tout cela est impossible en

Jhm .^0NTCALM ^ eo«d™ant - un fauteuil )"

MONTCALM.-Calmez-vous

ét^I^CE-Ah! '«perdu! Nous allons

frappante avec Sa MaSé tl v", V T™"^

fus formelle Sa M^^J^^Z fiancer cet enfant avec la fille de Mme de Pompadour sont des preuves certaines que le Roi a appris la substitution de son enfant... < ,1 se lève et gagne devant table. ) Ah! voilà une bien grave responsa- Dllite a ajouter aux soucis qui m'écrasent

CONSTANCE, (se lève et vient à lui ) -Que faire, mon Dieu! ' ~

MONTCALM -Tenir ce secret soigneusement cache. Le grenadier m'a juré de ne rien dire et il tiendra parole. Je le ferai partir avec Philippe par le premier bateau faisant voile vers la France, mais la moindre imprudence pourrait empêcher cet entant d'arriver jusqu'au Roi.

CONSTANCE. — Mais si le Comte de [Vintimillc refusait de reconnaître Philippe, de quel droit le Roi pourrait-il intervenir?

MONTCALM ( passe devant, remonte au portrait ) .—Enfant, le Roi peut tout et il saura faire rendre les droits à l'enfant qui pourra prouver qu'il est le fils de Mme de Vintimillc.

CONSTANCE (tombe assise sur banouette).— Ah! Mr. le Marquis! Mais si Philippe n'allait pas consentir? Il aime la France mais il est profondément attaché au pays pour lequel il vient de verser

son sang... Il est fier et il ne voudra pas mendier l'affection d'un père qui l'a abandonné. Si ou allait nous séparer pour toujours, nous qui nous aimons depuis notre enfance! ( elle pleure. )

MONTCALM ( redescend à elle, tirant des papiers de sa poche. ) .—1,6 feu brûle dans cette cheminée Nous sommes seuls. ( lui présentant les

papiers). Voici les preuves... Faites...

CONSTANCE.— ( elle prend les papiers, va à la cheminée, va pour les jeter au feu, puis les lui rend —jeu— mouvement de MONTCALM ) —Non, non, pas cela! La séparation sera cruelle; j'en mourrai, peut-être, mais mon amour pour lui ne doit pas être un obstacle à sa gloire et à l'affection des siens... Il aurait le droit de me mépriser!

MONTCALM (lui prenant la main vivement).— Ah! vous êtes un noble cœur, bien digne du tils d'un Roi. (bruits de voix, il la fait remonter.) Ne perdez pas courage. Je ferai tout en mon pouvoir. Vous êtes orpheline, laissez-moi être un peu votre père. ( il la baise au front.) (Constance sort par le fond. )

Page 1