SCENE VII VERGOR, SERGENT, COMMIS par la droite
VERGOR.—Où est cette femme ??
SERGENT. —La voici, capitaine...
VERGOR.—Eloignez-vous tous, on 1e parle pas aux prisonnière MONTCALM.-Qui êtes-vous ?.
VERGOR.—Vergor du Chambon, capitaine du port MONTCAIM.—Je suis le colonel de Montealm ct je n'admets pas que l'on me parle surce ton (à Nattier.) Vilaine figure. (à Vergor.) Cette lemme vient de me raconter une bien triste histor t avant d'aller plus loin, je vous engagerais outer.
GOR.—I est quelquefois dangeureux d'écon ter des prisonnières de l'état. Eloignez-vous tous. Cette femme est au secret, recommandée toute spécialement par le Lieutenant de police M de Sartiné.
MONTCALM e Sartine?.. Jen'en croi pas un mot. M, de Sartine?,.. un homme dévoué au roi?? allons-donce
VERGOR.—Enfin que voulez-vous?.…..le temps PTENNE
MONTCALM.—Conduire cette femme devant un Juge...
VERGOR.—Cause jugée je vous dis...Retirez-vous (porte la mai l'épée. }
MONTCALM.—Des menaces (Vergor hausse les épaules et remonte aux soldats du fond qui font lever les femmes.) Dieu me pardonne, Nat- Ger. Il me vient une envie folle de couper les oreilles à ce drôle. (Picot et Basset consolent Mathilde. )
NATTIER.-—Prenez mon avis, Marquis ne vous engagez pas dans eette aventure, Tv à vingt, ans que je vis à la cour et j'y ai vu plus d'une belle carrière brisée par une intrigue de palais.
MONTCALM (lui donnant la main ).—Vous avez peut-être raison, Ce soudard est bien l'homme pour la besogne
VERGOR (au fend).— Signalez l'Atalante (dans la couiisse)Ohé!.. de l'Atalanre… ; réponse) Ohé! Ohél!.
MATIILDE (à Picot }.—Dites à cet officier que ie me romme.
VERGOR (lui mettant la main sur la bouche.— On ne parle pas je vous dis!…....Embarquez vos prisonnières, mortes où vives, vous entendez, (les soldats s'en emparent.) Montcalm porte la main à l'épée.)
NATTIER.—Prenez garde, Marquis!
PICOT (à Basset à;l'extrème droite) .—Cap-dedioul.….véilà un coquin qui a du servir sur les galères du roi
MATHILDE Caux genoux de Vergor).—Grâce ne m'exilez jen'oi rien fait... Je veux mon enfant
NATTIER.- Elle d mande son enfant….C'est une pauvre nourrice à qui on aura tourné la tête...
MONTCALM.—Non, Nattier. Cette femme est la victime d'un complot monstrueux
RIDEAU