SCENE XII
(Les mêmes, la mère ROUGEON portant un
drapeau par la gauche.)
ROUGEON.—Silence, vous autres, nous désirons parler à l'Intendant! …
BIGOT (s'avançant ).—Que voulez-vous de moi, mesdames ?
ROUGEON.— Monsieur avez tr bon « arteroh..…...
Vous voulez donc nous rir de misère main tenant que nos hommes sont éparpillés aux quatre coins du pays? bien! non Ça ne se passera Pas comme cela.
TOUS.—Non, non! A bas le quarteron! |
l'Intendant, vous
CADET (les br: levés) .—Mais, mes bonnes dames, il faut être raisonnable. La misère est grande partout... Le bois est rare, les provisions horsde prix... Que voulez-vous qu'on ÿ fasse?
ROUGEON.—Le bois est rare dites-vous, ct cependant vos fourneaux ne s'éteignent nile jour, ni la nuit... Il n'y a pas de provisions? et vos tables gémissent sous le poids de la bonne chère et tandis que vous cotillonnez avez des drôle: ses, nos enfants s'endorment en sanglotant..…. 1 nous demandent du pain, nos enfants, entendervous, Monsieur! (eris) A mort la clique
BIGOT.—Ecoutez!…. il y u lei une fâcheuse méprise. L'ordonnance qui a été publiée n'affe te pas nos braves miliciens du gouvernement de Québec. Nous avons la certitude d'être secourus au printemps, et nous servirons la demi-livre à tout le monde, comme par le passé
LE PEUPLE.—Ah!
BIGOT.—Oui! c'est une erreur regrettable de la part du munitionnaire
CADET (à part) —Ie traître! (roulements de tambour. )