SCENE II
(Les mêmes, de Vaudrem] suivi d'officiers)
VAUDREUIL (saluant ).- Bonsoir, Mesdames Ah! Monsieur l'Intendant il parait qu'on s'amuse icil Ah! mesdames, que n'ai-je mes jambes de vingt ans, (il leur fait signe de s'asseoir, }
BIGOT (vient à Vaudreuil }.—Ne vous. plaignes Pas, Marquis. Je connais certain général qui, Sous prétexte de ménager les siennes, Va nous fau compagnie ce soir
VAUDREUIL,—Comment, Mr, de Montcalm ne paraïtra pas à votre fête
BIGOT (rejoint Cadet). J'en ai peur
BEAUBASSIN.— Vous ne savez pas? Depuis carème, ilest d'une sagesse étonnante, I parait qu'il relit Plutarque
PEAN Rassise) le bouillant Achille se réfugie dans sa tente. Ve un facheux contre-temps pour nous et pour cette chère enfant
CONSTANCE {descend tout à fait). Pour moi Madame ? Je ne comprends pas
PEAN —Dame! Pas de général, pas de secrétai re, n'est-ce pas?
CADET Comme qui dirait: pas d'argent, pas de suisse (Bigot le fait taire
MAURIN (se lève) .—{à part ).—Ah l'imbéciic
CONSTANCE.- Mon Dieu, Madame, en vovant avec quelle résignation vous supporter l'absence du votré mari, aurais-je le droit de me plaindre ?
Mde MARSOLLE-—Rôle de Mde Péan
CADET (furieux tout le monde l'écoute ) — Mais Saprelotte! on n'aura done ‘amais fini de parler de cet énerguméne?.…. Tenez, cela commence le mu- Un pour ne finir que le soir. Que diable! nous a Yons bien d'autres chats à fouetter, ce me semble Ne voilä-Lil pas qu'il écrit des quartrains à présent ?
MAURIN ivient à Cadet) Quatrains, Mon sieurs Cadet, quatrains. {mouvement de Cadet Pi)
VAUDREUIL,.- Mais ilest donc poëte ?... ( Mar fin monte un peu à Bigot qui fait la cour à Mme Péan.)
CADET. On le dit Mr le Gouverneur. Il est cer- Lain qu'il a écrit des chansons où il ne ménage per Soune. Eh! bien, ça he me fait ion à moi, absolu ment rien
VAUDREUIL.—Ah! Et vous les convaissez ces chansons, Monsieur le Munitionnair
CADET. Parbleu! eétait affiché à la sorte du corps dé garde de Béarn, Demandez plutot à Mau fin qui a les originaux dans sa poche
PEAN.- Lisez-nous les quatrains, Monsieur Maurin
SOCIETE.- Oui, oui droite, )
UBersolles sort fond
MAURIN euh! c'est enfantin, et vraiment je m'oscrais devant Mr le Gouverneur
VAUDREUI, Allons, mon cher Maurin, ct ne vous gènez pus. (il s'assied. )
MAURIN lisant )
ndis qu'an château ‘+ Vaudreuil, sommeille &Ot rempi. son sac "rra Venir, sans craindre son réveil, n'est plus Frontenac..
VAUDREUIL (se lève furieux) AH! c'est trop d'insolence, Je ferai bonneet prompte justic messieurs... (il passe devant Maurin et va parler à Bigot, Bigot remonte et va donner des ordres ay domestique et redescend à gauche de Maurin )
MAURIN.—Vous voyez! et ilen reste
PÉAN.- Lise, Maurin: c'est amusant