SCENE 11 Ces mêmes, Constance, Nanctte, un géolier
GEOLIER (entrant cellule de gauche) — Par ie, Mademoiselle, Ordre formel de n'admettre que vous auprès du condamné. (ilonvre la porter ressort après. Nanctte vient parler à Picot. Dix set regarde à la fenêtre, )
CONSTANCE (se jette dans ses : Ah Philippe! Le Gouverneur reste inflexible. Le Gen ral seul pourrait obtenir nn sursis: mais com ment faire? La ville est en flammes, ct personne Sans un ordre, ne saurait franchir le pont de Ja ti Yière Saint-Charles
CONSTANCE (vient à lui, se met à £enoux. ) — 11 faut chasser ces sombres pensées, Le Général le permettra pas que cette odicuse sentence s'exécute Non, non tu seras Sauve, entends-tu? Sans le se: fn qui ferme mes lévres, je pourrais en quelques instnts inonder ton d'âme d'espérance,
PUILIPPE,—Que dis-tu ?
CONSTANCE.-— Oni, ne crains rien. Le Roi luimeme (se relève) refuserait de signer l'ordre de fon esécution quand même il te saurait coupable un grand crime, (dégage d'un pas à gauche. )
PHILIPPE se lève Mon Dieu! (à part) Le Uouble égare sa raison, (vient à le, haut.) Ma chère Constance, ‘e te comprends, Ton cœur se révole devant l'injustice de cette sentence: mais que jeux? Au milieu des événements terribles qui se déroulent, la vie d'un homme obscur comme mai tient bien pen de place
CONSTANCE (marche de long en large) .—Oui oui, ile faut, mais comment? (passe à Picot) Comment me rendre auprès du Général?
PICOT (qui s'est rapproché de la porte de Ja Selluic, lui passe un iMouchoir qu'il a tiré de son chapeau.) Portez ce mouchoir aux camarad #ardent le pont. Joignez-y une lettre ct je vous jure qu tourne à Nanette.)
CONSTANCE (rejoint Philippe) —Le mouchoir
du Marquis! Sauvés!…. Vite, pas un instant à perdre! An camp de Beauport!
GEOLIER (ouvrant la porte) .—I1 est temps de Partir, mademoiselle. (Constance sort vivement, après un baiser à Philippe qui va s'asseoir sur là paille.)
NANETTE, Adieu, Mr Picot. Je vous ferai chanter des messe:
PICOT (l'a fit passe l'embrassant } —Mordiou! ma belle N'anctte, il y aura toute une famil le de petits Latendresse quand on chantera mon libera.
BASSET (regarde par la fenêtre puis descend }
Nom d'une pipe! Ces enragés ont tourné leurs Cantons vers le château, (la fenêtre s'éclaire, coups de canon.)
FICOT.—C'est qu'ils savent que nous sommes ici, les brigands! (Un coup de canon. La fenêtre S'éclaire etune bombe entre par la fenêtre cn bri sant les barreanx, Picot la rejette par la fenêtre Hu d'explosion.); Merci, messieurs, la brèche est faite. Un grenadier Français n'a jamais craint ae SOrÜr par où pouvait entrer une bombe anglaise (ricot s'élance par la fenêtre.) 1}y aure deux courriers pour le camp de Beauport. (La porte S'ouvre et le géolier suivi de deux soldats accourre, deux autres soldats restent à la porte au fond Basset saisit un des barr aux qu'il brandit en s'a dossant à la fenêtre,
BASSET — Arrière, camarades! Il faut nasser sur le ventre de Basset pour atteindre Picot RIDEAU