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(tj E. des lois, I. XXIII, ch. XV.
(2) Pensées, t. VI, p. 429 (œuvres com
nsi une fois de plus que la issurée par le développement ndustries. L'Etat doit-il interreloppement ? (1).
nt, de sa part, consistera à
artisan l'espérance d'un gain;
| doit être absorbé tout entier fit de l'Etat, ou, même, si le et d’en retirer n'est pas proqu'ils se sont imposés, ils ne ailler. Montesquieu n'a nulle nomiques qui sont cependant xt que l'expérience a maintes ais il en a tiré quelques appliit que lorsque l'esclavage de ne conquête, « l’esclave qui artiaire du maître », car « il , perte et de gain qui puisse nt destinés à travailler avec :jouir (2) ». — On lit plus loin,
er, signalé par Montesqnieu dans ses at dont les industries ont atteint un impossible qu’une nation fondée sur s en temps : car, la prospérité même et produit le déclin. Ainsi un comes d'un Etat fait que les ouvriers dede dépense et de consommation. La et les autres nations peuvent la donner e des Etats, n° 1773, p. 314).
| absolu: l'éventualité qu'il signale peut affirmer à priori qu'elle se produira
LES INDUSTRIES ET LE COMMFRCE AYTÉRIRIMR
dans le même ordre d'idées
« étaient les maîtres de l'Asie « qui amèéneraient de l’eau de « qui n'aurait point été arrosé « générations, et, comme il st « du Mont-Taurus, ils n’'épar pour en faire venir de l’eau.
d'où elle peut venir, on la tr.
dans ses Jardins (1) ».
Cette espérance d'un gain, q ragement au travail, Montesqu de la fertilité du sol ou des av un pays, mais tout, au contra est très nettement formulée « Les pays ne sont pas cultivé « lité, mais en raison de leur
La raison en est que les pays — « ilest en etfet naturel qu'u:
« vais pays pour en chercher « qu'il quitte un bon pays pour ne peuvent être considérés com ment durable : le peuple quile exposé à des attaques ; s’il suc fruit de ses labeurs et devra lal venus.
De nos jours, les peuples q:
particulièrement avantagées | considérer comme en sûreté ; | tesquieu ne trouvent plus quer
(1) E. des Lois, 1. XVIII, ch. VII.
(2) E. des Lois, 1, XVIII, ch. III.
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ÎITRE I]
fin que le législateur ima- * stimuler l’activité des agrisans, lorsque cette activité soit par l'effet du climat, soit remarqué, notamment, que 1sS paresseux et moins portés |, mais qu'ils n’en sont pas
orgueilleux (1). Il estime qu'il
arti de cet orgueil et qu’on et l'industrie en « donnant qui auraient le mieux cultivé riers qui auraient porté plus Aontesquieu remarque, d’ailégalement efficace dans tous , Se demander s’il ne l’est pas dont les habitants sont nail et où l’émulation trouve un tout cas, passé de la théorie ns les E{udes financières et
sur cette situation diamétralement peuples du Nord et à ceux du Midi :
‘dans les Pensées et fragments inéentre les peuples du Nord et ceux du ce de toutes choses qui les met en re de chez eux et de n'avoir que peu ‘ages sur, les autres, si le climat et la paresse qui les égalise ; tandis que commodités de la vie que par leur ‘e semble ne leur avoir donnés que sur fortune ; sans quoi elles ne pourbares. Chacune partie est défendue :s forces » (Histoire générale, p. 212,
d'économie sociale de M. P. Clément que moitié du XVIII: siècle — quelques anni la publication de l'Esprit des Lois — Turbilly, propriétaire aux environs de L des considérables qu'il était parvenu :
champs de blé et de seigle, avait fondé ses domaines, des prix d'agriculture : « « il décerna tous les ans deux prix ct « somme d'argent et en une médaille d:
« livres gravée exprès... Les prix était « les cultivateurs de Ia paroisse et do:
« droit de porter la médaille pendant u « celui d'occuper un banc d'honneur d « l'Eglise » (p. 126). L'exemple donnérf Turbilly, fut, paraît-il, peu suivi de son jourd’hui, ne voit-on pas les Etats, le créer des expositions où les industriels e viennent soumettre leurs produits à :
personnalités compétentes et où des r attribuées à ceux qui sont classés aux
Remarquons enfin que Montesquieu, que les uobles puisssent se livrer au n comme un précieux encouragement po le commerce d’un pays, la possibilité offe qui les pratiquent d'obtenir des titres de à cet égard, des réflexions très judiciet « qui ordonnent que chacun reste dans « la fasse passer à ses enfants ne soi « être utiles que dansles Etats despotiq « ne peut ni ne doit avoir d'émulation.
« pas que chacun fera mieux sa profe:
APITRE II
our une autre. Je dis qu'on fera rque ceux qui y auront excellé à une autre. — L'acquisition oblesse à prix d'argent encou- Jciants à se mettre en état d'y * pas si l’on fait bien de donner jrix de la vertu ; il y a tel gout être très utile (1) ».
t rien ou à peu près du com- 1d en revanche longuement sur al, Voici comment il se le re-
remarque etcommente dans les termes lontesquieu : « Montesquieu ne dit rien ait supposer qu'il serait nul et d'aucun er le moyen de faire des profits sur les > si dans un grand pays, chacune de ses seraient toutes dans le dénûment et nt des liaisons entre elles, chacune proy trouve l'emploi et le développement (Commentaire, p. 360). Il nous semble n dans son appréciation. De ce que Monce intérieur, il ne suit pas qu'il estime tion moderne) puisse s'en passer : les création des industries et appliqués à le l'échange de leurs produits ; or, cet , commerce. Ce qu'il faut reconnaître, imbu de cette idée que la richesse d'un pprécie en rapprochant le chiffre de ses nportations, devait être naturellement térieur — qui permet aux individus de ion à leurs besoins, mais n’enrichit pas ur ne se préoccuper que du commerce rer des déplacements de richesse d’un
présente : « Les effets mobiliers, comme l'argent, les « billets, les lettres de change, les actions sur les com- « pagnies, les vaisseaux, toutes les marchandises, « appartiennent au monde entier qui, dans ce rapport, « ne compose qu'un seul Etat dont toutes les Sociétés « sont les membres. Le peuple qui possède le plus de « ces effets mobiliers de l’Univers est le plus riche. « Quelques Etats en ont une immense quantité : ils les acquièrent chacun par leurs denrées, par le travail de leurs ouvriers, par leur industrie, par leurs décou- « vertes, par le hasard même. L'avarice des nations se « dispute les meubles de tout l’univers (1) ».
En somme, Montesquieu ne fait que reproduire, en l’élargissant, l’idée qu'il exprimait au sujet de l'industrie envisagée dans un Etat particulier : la prospérité d'une nation commence lorsque les arts industriels viennent fournir aux agriculteurs des débouchés pour les produits qui ne sont pas nécessaires à leur subsistance et à celle de leur famille ; elle s'accroit lorsque sa production totale dépassant les besoins de la consommation, il emploie l’excédent à se procurer les richesses des autres Etats que son sol ne lui fournit pas ou lui fournit en quantité insuffisante. Il y a donc, entre les divers Etats comme entre les individus d’une même nation, une émulation constante, un concours permanent pour arriver à la possession de la plus grande quantité de richesses possible.
La conception de Montesquieu ne s'éloigne guère, on le voit, du système mercantiliste: les partisans de ce
LS
(1) Esprit des Lois, !, XX, ch, XXIIT.
ent que le but du commerce avec l'étran- >urer à un pays une grande quantité de n que tous aient considéré ce numéraire, omne une richesse: on sait, en effel, n sest produite, à cet égard, dans le qui a fini par n’envisager l'or et l'argent e « gage des échanges », c'est-à-dire en universellement admis de se procurer handises nécessaires à la satisfaction des e nation doit tendre à se suffire à ellerecours le moins possible aux autres pour es habitants ; mais elle peut et elle doit ire rayonner son activité au dehors, c'ester un excédent de production pour l’échanrs, contre du numéraire ; elle doit, en 3, Se préoccuper d’avoir une balance du orable, c'est-à-dire de faire prédominer s sur les importations, la différence deen numéraire. « L'objet de la balance, n dans son Essai politique sur le Coms en 1734, est d'augmenter la masse d’or omme gage des échanges. De cette aug- 1 gage suit la facilité de toutes les entrenmerce, si souvent arrêtées ou ruineuses il suit par conséquent un commerce plus ontient toujours la faveur de la balance, n que les habitants ont été pourvus, dans ce qui leur était nécessaire, puisque la s marchandises étrangères a été moins
t. des doctr. économiques, p. 210, seq.
APITRE II
"oduits au dehors et l'écouleait dans des conditions moins e transport venant diminuer le jes Physiocrates, le commerce ations, « un mal nécessaire et Jur soutenir la valeur de leurs ter le plus grand mal qui résulment (1) ». C’est un pis-aller désavantageux possible ; pour : ses produits à l'étranger doit n de l'argent — qui, « considéré eut servir à rien que lorsqu'il productions, ce qui exige alors t de doubles frais de transport : des nations » —, mais d’autres Bref, « le commerce extérieur »s nations auxquelles le comit pas pour débiter avantageude leur pays», et la balance en + dans le commerce extérieur
peuvent pas rapporter en re-
leur usage ».
Montesquieu apprécie le com-
emarque, tout d'abord, que les mme les individus, pour vivre ce de relations commerciales tie du maintien de leurs bons ernationale : « L'effet naturel
» commerce, Daire, Phystocrates, t. I,
. + 32.16 etttnlan a de
« du commerce est de porter à la paix, deux nations qui
« négocient ensemble se rendent réciproquement dépen- « dantes ; si l’une a intérêt d'acheter, l’autre a intérêt « de vendre, et toutes les unions sont fondées sur des « besoins mutuels (1) ».
Montesquieu ne veut pas dire par là que toutes les nations ont exactement les mêmes hesoins ; il établira plus loin, au contraire (I. XXI ch. III), que la différence de climat, de fertilité du sol etc..…, place les peuples du Midi dans une situation absolument opposée à celle dans laquelle se trouvent les peuples du Nord: les premiers ont beaucoun de « commodités pour la vie », mais
comme leurs besoins sont très limités, ils sont naturel-
(1) E. des Lois, L XX, ch. II. — Bodin avait bien davantage insisté sur le rôle du commerce international : « Quant à la traite des mar- « chandises qui sortent de ce royaume, il y a plusieurs grands person- « nages qui s'efforcent et se sont efforcés par dits et par écrits de la
« retrancher tout-à-fait, s'il leur était possible, croyant. que nous pou-
« vous vivre heureusement et à bon marché, sans rien donner à l’étran- « ger et sans en rien recevoir : ils s'abusent à mon avis, car nous avons « affaire des étrangers et ne saurions nous en passer ». Et Bodin ajoute: « Quand bien même nous pourrions nous passer de telles marchandises, « ce qui est absolument impossible, et quand bien même il en serait « ainsi que nous en aurions à revendre, encore devrions-nous toujours
« trafiquer, vendre, acheter, échanger, prêter, voire plutôt donner une :
« partie de nos biens aux étrangers, et même à nos voisins, quand ce ne « serait que pour communiquer et entretenir une bonne amitié entre « eux et nous » (Réponses aux paradoxes de M. de Malestroit, cit. empr. à Baudrnillart, Bodin et son temps, p. 177). — Dans un autre passage, Montesquieu marque les rapports existant entre le développement du commerce et les progrès de la civilisation : « L'effet du commerce sont « les richesses ; 13 suite des richesses, le luxe ; celle du luxe, la perfec- « tion des arts. Les arts portés au point où on les trouve du temps de « Sémiramis, nous marquent un grand commerce déjà établi » (E. des Lois, 1. XXI, ch. VI).
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uite portés à restreindre leur peuples du Nord pour se probtiendraient eux-mêmes avec ples du Nord,à qui, à l'inverse, ais demande beaucoup », sont er leur subsistance, de travailentravés par aucun obstacle, , à quelque industrie qu'ils se iomiquement parlant, les nait de la servitude, autant celles erté.
s et l'influence qu'ils exercent ue sont, aux yeux de Montesve de l'harmonie, du « balaner son expression —, que la divers peuples. Nous savons, 1r ne considère pas cet état de et insusceptible de modificaclamer, en effet, que législaà sa mission, utiliser les bons fforcer de réagir par tous les uences néfastes.
es dans lesquelles sont placés iduisent donc pas à se livrer commerce ; elles sont égalepas intérêt ou ne sont pas ‘ele commerce dans les mêmes istingue, en effet, le commerce iclare être ordinairement celui seul» — etle commerce fondé
SRE or
re convenir aux États inte de la concurrence ontenter de gains peu tions en réalisant sur >, tel est leur principe, ‘onomie ». Sans doute, t aisément à conserver même à se constituer s capitaux, au lieu de uxe, ils les emploieront , Car, ainsi que le re- « un commerce mène le médiocre au grand; de gagner peu, se met a pas moins de gagner igé par la nature même it : les bouleversements 1e dépendent pas de la : Stabilité, « une plus té que l'on croit avoir endre, et, parce qu'on cquis, on ose l’exposer lontesquieu se garde,
que la République de Venise s, au début. de demander au & > (Blanqui, Hist. de l’écon.
précieux, de vendre du sel,les 2s produits agricoles du Nord à Russie et de la Perse. et es dont ils protégèrent l’écourangères similaires (V. Blan-