LES INDUSTRIES ET LE C
d’ailleurs, de toute affirmatic maints endroits : il veut seu merce de luxe comme la règ chiques et le commerce d'é dans les gouvernements rép J.-B. Say, dans son Cours lique, a vivement critiqué cett et tous les auteurs qui ontem minations «ne représentent p:
« qu'elles se passent ; ils emb « de les éclaircir ; ce n'est pa « les lire; c’est bien pis, c'es « esprit (1) ». Nous ne saurit du moins en ce qui concern par notre auteur et la Justifice soit difficile, aujourd’hui, d’ét:
les pays dont le commerce a objets qu'ils n’ont pas et que procurer pour augmenter leu échange ceux qu'ils produis dante, et les pays qui serven res, — que la plupart des pays commerces, cela n’est pas doi nous l'avons vu, n'y contre n'en est pas moins incontesta vait et dans les siècles précé dans un même Etat y aurait tions excessives auxquelles or
(1) T. I, p. 321. — La distinction de quée par Destutt de Tracy (Comment!
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eurs s’exposer : ainsi que le remarque itesquieu, « le peu de connoissance s peuples avoient de ceux qui étoient ‘orisoient les nations qui faisoient le omie. Elles mettoient dans leur néés qu'elles vouloient : elles avoient s que les nations intelligentes prenles ignorants (1) ».
quelques observations qui visent spérce d'économie ; nous les laisserons côté afin de le suivre dans ses déveau commerce international propre--
erce, nous l'avons vu, les habitants onnent une plus ample satisfaction à gmentent leur bien-être. Partant, le :
est augmenté, les arts et l’industrie > des citoyens « se muliiplie à pro- 1x moyens qu'on a de vivre » — nous 2 revenir sur cette conséquence — ; extérieur engendre le luxe, « aussi nement d’un seul que fatal à celui
des Pensées, Montesquieu insiste sur nmerce consiste, en dernière analyse, : produits et il discerne très netteon le rôle de la monnaie: « Dans le est échange. Pour sentir ceci, il faut
, Ch. VI.
ch. XVI.
: “+ ; res ss. =
« penser qu'une nation négocie £ « Celle-ci envoie du vin et reçoit « monnoye ? Elle a, dans la suite « marchés qui se sont faits, été le « du bled et du vin. Si cet état a « qu'il n’a reçu de bled, l'argent £ « nation a reçu assez de bled pou « a fixé le moment où les échan, « étaient justes. Que si elle reçoit €
« noye n'a plus cette même fonct
« l’argent soit donné comme trot « signe. En un mot, dans la solde
« argent, l'argent ne doit plus é
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« signe, mais comme marchandi:
anticiper sur des développements leur place, remarquons simpler voit dans la monnaie la commun: dans les échanges internationaux.
leur jusqu’à concurrence de laqu entre les produits échangés. Pour en ce qui concerne l'excédent de par un pays, la monnaie est do marchandise.
Dans le fond tout estéchange, tu de Montesquieu ; c’est aussi celle à la même époque, dans son Es.
commerce : « Les Etats sont à ce « condition que les individus: un « guère être industrieux, ni actif,
(1) Pensées et fragments inédits, p. 161,r
« citoyens sont parresseux. Les richesses des divers « membres d'une commanauté contribuent à accroître les miennes, quelle que soit la profession que j'exerce. Ils consomment le produit de mon industrie et me fournissent le produit de la leur en retour (1) ».
Montesquieu tire une conséquence de cette maxime, lorsqu'il déclare que « l’établissement des manufactures « chez des nations quin'en auraient pas ne doit point si « fort alarmer celles qui en ont (2) » ; devenues ainsi plus riches, ces nations voudront se procurer en plus grande quantité les produits que leur industrie ne leur
fournit pas ; ce sera un nouveau débouché offert aux au-.
tres Elats qui sont en situation de livrer ces produits. Notre auteur cite comme exemple les Hongrois qui, étant pauvres et sans manufactures, n’achetaient — et‘encore à vil prix — que trois ou quatre habits dans leur vie: « que la Hongrie, dit-il, trouve ou qu’on lui donne quel- « que moyen de s'enrichir, on y verra bientôt toutes les « marchandises de l'univers (3) ». |
Un Etat ne doit pas davantage chercher à ruiner le commerce des autres, car, en agissant ainsi « il se ruine « lui-même et, s'il manque à la prospérité commune, il « manque à la sienne. La raison en est claire : un Etat « ruiné ne peut faire d'échanges avec les autres, les autres ne peuvent pas non plus faire d'échanges avec lui. Ce qui fait que l’on ne sent pas bien cela, c’est « qu'on nc sent bien que le mal qui vous vient de la
(1) De la jalousie du commerce. p. 96 (petite éd. Guillaumin).
(2) Pensées et frag. inédits. p. 162, n° 337. Cpr. Hume, loco cüit., p. 96. (3) Pensées et frag. inéaits, p. 167,
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« perte du commerce immédiat.
« tiennent à une chaîne et se comm!
« et leurs biens (1) ».
(1) Pensées et fragments inédits, p. 161, n° : exprimée dans un autre passage des Pensées « sera plus grand par la ruine d’un Etat voisi: « ses sont telles en Europe que tous les Et:
« autres. La France a besoin de l'opulence de « covie, comme la Guyanne a besoin de la Br « l'Anjou. L'Europe est un Etat composé de ] « sance des Etats, no 1780, p. 316) ». — La témoigne de sentiments égoïstes dont on a le part de Montesquieu : « Lorsqu'on a pour voi « sa décadence, on doit bien se garder de riei « ruine parce qu'on est à cet égard dans la s « où on puisse être : n’y ayant rien de sicon « d'être auprès d'un autre qui reçoit pour lui « outrages de la fortnne ». Voici un autre pass pressentir les principes posés dans l'Esprit a relations que doivent entretenir entre euxles E du développement commercial de l’Anglete détourne à son profit une partie importante dt autres nations, il n'hésite pas à souhaiter sa rt vue de ce résultat, de l’état actuel de l’Europe « gleterre,dit-il, doit être plus odieux à la Franc « puissance, car les autres puissances faisant t « nous, si elles étendent leur commerce lointai « profitons de leur opulence ; au lieu que.l’At « presque point avec nous, elle acquiert des ri « ment perdues pour nous. — Il faut viser à « les jalousies présentes entre l’Autriche et « l'Angleterre de l’autre peuvent devenir, à « la France, s'il pouvait résulter de là que les « glais de porter leurs principales marchandise
.« pereur et de l'Espagne pussent subsister aprè
« là, les Anglais se trouveroient privés de deux « nances des Etats d'Europe n° 2019, p. 434, 1 contient en germe, on le voit. l'idée du fameu:
e il est de l'intérêt d'un Etat de se procunt il a besoin aux meilleures conditions doit « exclure aucune nation de son comgrandes raisons », afin de ne pas se qu'acheteur, desavantages de la concur- : un prix juste aux marchandises ét qui ; rapports entre ciles (1) ». Il ne doit pas rver ses produits à telle ou telle autre nant le paiement d’une valeur convenve à ys qui procéderait de la sorte réussirait surer sa subsistance, mais il renoncerait .
ité d’enrichissement résultant des éven- ; (2). |
la prospérité des nations réalisée grâce réciproques qu'elles se concèdent fait le aneur à Montesquieu qui est, ici encore, sur son siècle. Loin de songer à l’exislidarité quelconque entre les intérêts des était communément persuadé que ce qui de l'un fait nécessairement la pauvreté te manière de voir conduisait chaque Etat
. XX, ch. IX.
rapprocher de cette théorie ce que Montesquieu dit ce de l’Angleterre, sans désigner ce pays : « Si cette e vers le nord et qu'elle eut un grand nombre de Ss, comme elle manquerait aussi d’un grand nombre que son climat lui refuseroit, elle feroit un commerce , grand, avec les peuples du midi ; et, choisissant favoriseroit d’un commerce avantageux, elle feroit oquement utiles avec la natiou qu'elle auroit choi-. , 1. XIX, ch. XX VIT). Ceci n'est que de l'observation, is de plus que notre auteur n’a pas voulu poser des ant lesquelles dussent. fléchir tous les cas particuliers-
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