DE
eurs que dans l'équilibre entre ts, entre leurs importations et
premières dépassent les sea ruine. « Un pays qui envoie ‘handises qu'il n’en reçoit se quilibre en s’appauvrissant ; il jusqu'à ce que, dans une pauve plus rien (1) ». Montesquieu ns les pays de commerce, l’ar- > évanoui, revient, parce queles ivent, dans les Etats dont nous
nt jamais, parce que ceux qui
\ ». En un mot, lorsqu'un pays il importe peu qu'il règle ses
st sûr de retrouver les sommes
opres marchandises lui seront -a nullement modifiée, l'argent l'échange, à mesurer la valeur ‘es et exportées. L'opération la même quantité de monnaie numéraire permettra d'efféces, c'est-à-dire de nouvelles
2lles exportations. —- Si l'Etat:
la monnaie joue le rôle que
la mesure où les importations.
it équilibre ; pour le surplus idon définitif de la quantité de ibre est rétabli, mais au prix
isse de monnaie existant dans .
le pays importateur; si, dans la suite, la situation de ce pays ne s'améliore pas, sa provision de numéraire faisant fonction de marchandise s'épuisera et il marchera à sa ruine. |
Ainsi comprise — et il ne nous paraît pas qu'elle puisse l'être autrement (1) — la théorie de Montesquieu ne fait que s'inspirer de la situation économique de l'époque. De nos jours où les relations entre Etats se sont compliquées, si l’on veut se faire une idée exacte de la prospérité d’une nation par rapport aux autres, il ne faut pas s'attacher uniquement à la balance des exportations ct des importations ; il y a lieu de tenir compte de divers autres éléinents, tels que les capitaux placés à l'étranger et dont les intérêts viennent se joindre aux bénéfices résultant du commerce international, les gains réalisés sur le transport des marchandises vendues lorsque ce transport s'effectue sur les navires de la nation exportatrice, les créances résultant du séjour des étrangers, etc. | |
Le commerce international doit-il être libre ? Montesquieu répond affirmativement à cette question dans
‘ (1) On en trouve, d’ailleurs, au livre suivant l'application très nette en ce qui concerne le commerce des Romains : « On peut mettre en ques- « tion s'il fut avantageux aux Romains de faire le commerce de l’Ara- « bie et des Indes. Il falloit qu'ils envoyassent leur argent, et ils «'n'avoient pas, comme nous, la ressource de l'Amérique, qui supplée à « ce que nous envoyons. Je suis persuadé qu’une des raisons qui fitaug- « menter chez eux la valeur numéraire des monnoies, c'est-à-dire éta- « blir le billon, fut la rareté de l'argent causée par le transport continuel « qui s'en faisoit aux Indes. Que si les marchandises de ce pays se ven- | « doïient à Rome le centuple, ce profit des Romains se faisoit sur les « Romains mêmes, et n'enrichissoit point l'Empire »‘l. XXI, ch. XVI).
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APITRE II
ent, il paraît entendre la liberté.
1 tel que les partisans du librecilement le considérer comme ; du commerce, dit-il, n’est pas 1x négociants de faire ce qu'ils olutôt sa servitude. Ce qui gêne e pas pour cela le commerce.
à: liberté que le négociant trouve 1s nombre, et il n’est jamais s que dans les pays de la servi- ‘end de faire sortir ses laihes, 1 soit transporté par mer dans met point la sortie de ses che- :s, les vaisseaux de ses colonies ‘ope doivent mouiller en Angleociant, mais c’est en faveur du
it Montesquieu, c’est la likerté eut se concilier avec l’état écoson développement industriel.
rte pour lutter à armes égales gers, elle ne souffrira pas d’un lerciale qui sera, tout au conur des stimulants.
être ainsi dans tous les pays :
vécu sous un régime presque reulent élargir la sphère de leur . la création de fabriques où
— La même théorie se retrouve dans Meerce, ch. XI, coll. Daire. :
seront transformés les produits de trouvent en présence d’autres pay et déjà arrivés à l’état économiqu un certain temps, ils ont en génér cer librement avec ces nations qt bouchés à leurs produits agrico à leurs procédés de fabrication ; ment vient où l’industrie national diriger seule et de fournir aux agt assuré de leurs denrées, le mainti concurrence internationale ne ser de graves dangers pour le pays j!
régime : sur le marché indigène e sur le marché international, son ; soutenir la concurrence des indu plus avancées au point de vue tecl sans cesse leurs procédés de fa davantage et à meilleur marché.
fort justement Montesquieu, lep geons vivrait, en théorie, sous u mais, en fait, il serait, économiqui de servitude, puisque ses industr à succomber sous la concurrence des pays mieux outillés et mieux Sans doute, un certain nombre d raient pendant quelque temps tir.
notamment ceux qui allaient cherc gers pour les vendre aux conso mais ces intérêts particuliers dc ceux du plus grand nombre, à ce doit pas se rendre exclusivement
RAR D Li : à Li