LE PRÊT A INTÉRÉT
prunteur, etc... Toutefois, notre auteur ad en ce qui concerne les « usures de terre »
sition aux prêts consentis en matière de c ritime — que le législateur peut les « rédi bornes (1) ».
Sous la réserve de ces bornes, le prêt à pas être prohibé, si l’on ne veut pas voir s proprement dite avec ses désordres. La pr rêtera pas les emprunts; seulement, le pré s'indemniser du péril de la contravention en spéculant sur les besoins pressants de réaliser d'importants bénéfices. Les Ror l'expérience de ces inconvénients, lorsque trats voulurent défendre le prèt à intérêt nière générale, lorsqu'ils cherchèrent à pi biteurs au détriment de leurs créanciers, a les faveurs du peuple. I! ne faut jamais ot Montesquieu, que « les lois extrêmes dan naître le mal extrême (2) ».
(1) E. des Lois, 1. XXII, ch. XX.
(2) E. des Lois, 1. XXII, ch. XXI.
La population
la population, qui fait l'objet à notre > préoccupations, est loin d’avoir laissé irents, au XVIII: siècle. L'intérêt qui | ce problème était d'autant plus grand divers fléaux accablaient le royaume ; rent lamentables les dernières années s XIV : une guerre malheureuse (celle d'Espagne), la famine de 1709 avaient gé la population. Fénélon avait exposé ésultats de ces calamités : « La culture presque abandonnée, les villes et les épeuplent, tous les métiers languissent it plus les ouvriers, tout commerce est nséquent, vous avez détruit la moitié les au dedans de votre Etat pour faire ‘e de vaines conquêtes au dehors. Au rgent de ce pauvre peuple, il faudrait ne et le nourrir. La France entière n'est 1d hôpital désolé et sans provision ».
re moitié du règne de Louis XV, plus nt que celui de son prédécesseur, ce ses ne s’est pas beaucoup amélioré, les ‘enonbreuses. On lit dans le journal du
marquis d'Argenson (année 1750) : « Dans la campagne « où je suis, j'entends dire que le mariage et la peuplade « périssent absolument et de tous côtés. Dans ma paroisse qui a peu de feux, il y a plus de trente garçons où filles qui sont parvenus à l'âge plusque nubile; il ne se fait aucuns mariages et il n’en est seulement pas question entre eux. On les y excite, ils répondent tous la même chose, que ce n’est pas la peine de faire des malheureux comme eux (1) ».
Cette situation alarmante devait naturellementamener les philosophes et les économistes à se préoccuper de la question de la population. Cette question se présente à eux — et à Montesquieu en particulier — sous deux aspects. 1l ya le point de vue que l’on peut qualifier statistique et le point de vue théorique. Le chiffre de la population est-il, en fait, plus ou moins considérable qu'autrefois, dans les pays civilisés ? S'il a subi des variations, comment les expliquer ? Telles sont les deux questions que l'on se pose.
A la fin du XVIIT: siècle, les économistes se sont attachés à en résoudre une troisième, beaucoup plus im-