‹ Montesquieu économiste (volume 2)Chapitre 8 sur 51 · LE LUXE ET LES LOIS S · texte numérisé non relu

LE LUXE ET LES LOIS S

réclament, mais ils exposent les faim ; ils ne se sont, en effet, er de ces derniers, en les privant d il faut que ce nécessaire physiq pour cela, queles riches dépense:

« dit Montesquieu, qu'ils déper « l'inégalité des fortunes (1)». E quons-le, un simple conseil que n donner : 4 le faut, dit-il, « sans et l'Etat monarchique ne pourrai plus on s'élève dans la hiérarchie sommation doit augmenter : l’a que le laboureur, le négociant

nobles, les magistrats, les grands principaux, les princes plus encoi ses ne restituent pas au peuple richesses, afin de lui permettre d bera et, comme alors personne ne sorte de richesse sera tarie..... (2

(1) E. des lois, 1. 7, ch. 4. Destutt de T luxe est propre aux monarchies, non pas, | parce que c’est le moyen pour la classe pau ses — car, de quelque manière que la class nus, ils fournissent toujours la même q « parceque le monarque a besoin de rendr « pour les éloigner des affaires... etde:

« pourraient devenir solidement puissants :

(Gommentaire, p. 110).

(2) La même théorie ressortait déjà d'un « Le malheur n’est pas que le luxe règne, r «a ditions qui, par la nature des choses, ne « saire physique » (Chap. XVI in medio),

mbien Montesquieu est énergique : il n'auisition de richesses qu’à la condition qu'elles diatement consommées et retourneront au . droit au nécessaire physique et à qui on sidérer comme appartenant en définitive.

)ppements qui précèdent, on doit conclure quieu a surtout envisagé la question du luxe des règles qu'il avait posées sur la nature 2: des diverses formes de gouvernement. Il a duit, d'une part, à donner à cette expression tion très extensive et absolument inusitée, nant toutes les consommations qui ne réà des besoins de première nécessité; d’autre urager et à faire considérer comme obliga- ; les dépenses envisagées comme dépenses que improductives qu'elles soient en elles- * cetle raison qu'elles sont, dans certains nts, le correctif indispensable de l’inégalit 3. | ne certaine analogie entre cette justification lle que fournissent certains économistes moqui concerne les consommations dites superte forme du luxe, disent-ils, loin d'accentuer 2s conditions, tend au contraire à la dimiu’elle a pour résultat la dissémination des

LVIII° siècle, le luxe a été très sévèrement apprécié et ‘ondamné. Il a eu cependant quelques apologistes au 8 il faut citer La Fontaine (Avantages de la science) :

La République a bien à faire

De gens qui ne dépensent rien,

Je ne sais d'homme nécessaire

Que celui dont le luxe épand beaucoup de bien.

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