‹ MontesquieuChapitre 3 sur 15 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

écrivain ; il est plus que douteux que la publica^ tion de quelques lettres nouvelles ou de quelques 5 notes de voyage , ait pour résultat de la modifier» Quant à Montesquieu publiciste et législateur, on pourra s'inscrire en faux contre des théories économiques manifestement fausses^ on pourra relever dans son œuvre des aperçus plus 6nllants que solides et qui n'ont de la profondeur que l'apparence, on ne réussira pas à rabaisser sa gloire. C'est cette gloire que nous voudrions mettre une fois de plus en lumière. La meilleure façon d*y parvenir, c'est de commenter les livres du maître, d'analyser ses principales œuvres, c*est surtout de fournir à toits de nouvelles raisons d'admirer l'un des plus nobles génies qui aient honoré la langue et Vesprit français.

« Citer Montesquieu, a dit Sainte-Beuve, en dé^ tacher un mot qu'on place dans un écrit, cela honore. » Puisse cette anthologie, où l'on trouvera beaucoup de belles ou de brillantes pensées, qui, transportées ailleurs, illustreront la matière, où- Von verra vivre et agir le président, où on i'enfendra parler avec sa une bonhomie^ éveiller la cu-^

avant-propos;

riosité de nos lecteurs et leur inspirer le désir de nouer avec lui un commerce plus intime encore I A mesure qu'ils entreront plus avant dans sa familiarité, leur admiration et leur sympathie redoubleront.

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