‹ Montjoye; comédie en cinq actes, en six tableauxChapitre 101 sur 121 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

de calme réflexion vous auront préparé vous-môme à plus de justice et de vérité.

GEORGES, tr^s-grave.

Ces deux jours de réflexion ont, en eflet, modifié mes projets, monsieur; mais, je dois vous le dire, mes projets seuls ont changé. Pour le reste, tout, depuis doux jours, tout a fortifié chez moi la certitude que dans le maliieur auquel mon père a succombé il y a eu une victime et un coupable.

MONTJOYE. n fuit un inoiivoinoiit (lu'il réprime aussitôt.

Vous vous trompez, monsieur!

GEORGES

Mon premier dessein était, vous l'avez compris, d'exiger do vous la seule réparation qui soit pos.-ible aujourd'hui, la réhabilitation de mon père et de mon nom, et si je ne pouvais l'obtenir de votre conscience, de la demander à la loi.

MONTJOVE.

A la loi!... Est-ce sérieux? voyons! Pouvez-vous supposer un instant qu'il se trouve une loi, un tribunal au monde pour sanctionner des prétentions aussi inconcevables, aussi peu fondées que les vôtres?

GEORGES

Peut-être!... En tout cas, j'ai renoncé à ce dessein. Pour vous atteindre, il fallait frapper deux existences qui me sont sacrées, il fallait étoufl*er dans mon cœur des sentiments qui me restent bien chers, tout désespérés qu'ils sont. Mon courage ne s'est pas trouvé à la hauteur d'un devoir si rigoureux. J'ai résolu de partir, d'aller vivre et mourir loin de la Frince, loin de F Europe, et de vous laisser jouir en paix de vott-e prospérité; je n'y mets qu'une condition.

MONTJOVE, passant devant lui.

Une condition?... Enfin ! j'ai fait vœu de patience, achevez.

GEORGES *

Au nom do celte pauvre menioire que je renonce à défendro

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