‹ Montjoye; comédie en cinq actes, en six tableauxChapitre 114 sur 121 · CÉCILE, SALADIN · texte numérisé non relu

CÉCILE, SALADIN

CKCIF, K, allant au-devant de Saladin.

Ah! mon ami... c'e^t vuus! Oue j(; riiis ai.^e de vous xoirco malin !

SAI.ADIN

Mais vous m'atleiidioz, n'est-ce pas? Vous éli(>z averlic d^' ma visite.

Non. Pounpidi ?

i20 MONTJOVi:.

GommentI vrai... vous ne savez rien?

CÉCILE

Non; qu'y a- î-i! donc?

SaLADIN.

Mais, je ne sais pas non plus... Ef, votre mère, est-ce que je ne puis pas lui parler?

CÉCILE

Mais je ne sais si elle est levée. Je l'attends moi-même avec une extrême impatience, et cependant je veux respecter son sommeil... elle en a si grand besoin... Depuis cinq mois, c'est la première fois qu'elle dort paisiblement, et je lui ménage un bon réveil... (Montrant la lettre.) VoyCZ, mOU ami.

SALADIN, vivement.

D'Italie... de Milan? C'est de votre frère?

CÉCILE

Oui!

BALADIN

Ah! Dieu soit loué! Car ce silence inconcevable... depuis... combien?... près de six semaines... depuis Magenta enfin, m'inquiétait plus que je ne voulais le dire.

CÉCILE

Et nous, mon ami, jugez! On avait beau nous répéter au ministère qu'il vivait... qu'il était resté à Milan... que ses lettres devaient s'être égarées... nous désespérions... et ce nouveau malheur, après tant d'autres, aurait achevé ma mère... (Henriette entre &

droite.) Ah !

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