KOLA M
A cet âne de Joan qui nioiilo conuuo uno nourrico! Il a f.iilli ine couionncr mon liuuler, tout ;i l'hcMiro, devant l'oljélisiiuc ! iM 0 N r j 0 V !•: .
C'est qu'il est gris jM'()i)ai)lo!non(... (H. ii co sujet, tu me feras plaisir, toi, de ne pas te griser au [Mval ihle. (juand tu iras au speetacle avec (a mère et ta sanir.
IlOLAXI).
Moi? Comment!... Comment, ma mère, est-ce que réellemcr.l je n'ai pas été convenable hier au soir?
iiKNi; iiiTTi:.
Mais tout au plus.
r.OLA N i\
Vrai?... je ne m'en suis pas aperçu... ah! pardon... je vous demande mille fois pirdon, ma Ixjiine mère! (iiiui baiso la main" l^Iais aussi, la, en conscience, c'est un peu voire faule; pourquoi nu^ menez-vous voir de saintes bonnes femmes do pièces comme ccla'^ j'ai senti le besoin d'égayer la situation, moi !
MONTJOVi:.
QuelL' pièce, donc ?
ROLAND
Ah! elle est de deuil celle-là, j'en réjionds! on peut la voir en carême! Ça s'appelle... attende/... le Parfait Notaire... je croi^, ou la Dernière Diligence! ça se passe en Bretagne, pour changer... Au premier acte, le théâtre re[)!és(MUe une famille de Bretons, m.iis pas des Bretons en chocol.it... de vr.iis Bretons, la, pur granit... Retour de l'Inde... l'éi^ée de mon père... la croix de ma tante, le biniou de morn bisaïeul! ils jouent au loto, ils sont heureux... au fond passe une diligence... c'est la dernière diligence, comprenezvous, mon père? (a serre dmmntiq'.iomnnt le hï:\^ ilr> Montjoyc) la dcmièrc
diligence !
MONT.IOVi:. ri;int mal-r.'- lui.
Laisse-moi donc, nigaud!
ROLVM).
Mais méfiez-vous!... au second acte arrive le chemin de fer! patatras! déraillement général! plus de mœurs! Le fils enlève sa cousine, la fille enlève... le chef do gare, la mère marivaude avec le sous-préfet... lIeureus(Miient, un bon vieillard s'avance... eh bien, dilos-donc, ça va-t-il finir tout ça? Et la vertu, mes enfants, et riionnour, et la patrie, et la muiiicip:ili:é ! Trente kilomètres de tartines à doublo détcnlo dans ce goùt-là... Après quoi on s'embrasse, on se bénit, on s'épouse, et on se partage le prixMonthyon dans un fou de Bengale! Voilà l'intrigue : ah! quelle pièce, mazctte! Si je tenais l'employé des pompes funèbres qui a fait ça... et qui a fait pleurer ma bonne mère pendant trois heures d'horloge...
Brigand, va! (n fouette l'air avec sa cravache, et remonte à gauche.) II KN RI ET TE, haussant lés~'i'eincnt les épaules.
Je vous laisse, mon ami, et je vous recommande votre protégé.
MONTJOYE, la reconduisant.
C'est entendu... Ah! dites-moi, ma chère, je me suis permis d'inviter à vos lundis un de mes amis du Cercle, un étranger fort distingué, le marquis de Rio- Vêlez et sa femme... une personne charmante... dont on s'occupe beaucoup en ce moment, (u redescend
à son bureau.)
HENRIETTE, contrainte.
Oui, on s'en occupe beaucoup, en effet... Je les recevrai de mon mieux, mon ami.
Je vous serai obligé, ma chère; à revoir, (ii s'assied, Henriette sort i