SCÈNE IX
MONTJOVE, LE MARQUIS.
MONT J OVE, à part.
C'est peut-être vrai... attendu que le vrai peut quelquefois... [Regardant le Marquis qui l'épie.) Mais, en clTet, c'cst le grand jaguar lui-môme... (ii approche.) Diable!... est-ce que réellement il serait méchant?... il faut voir cela !
LE MARQUIS, «le son air le plus sombre.
Mon cher hôte, je suis bien aise de vous trouver seul.
M 0 N T J 0 V K , gracieusement.
A la clisposicioH de Usled, général!
LE MARQUIS
J'ai une proposition à vous adiv.-sir.
Venant de vous, général, elle me sera toujours agréable-
LE MARQUIS
Il y a une chose qui commence à me fatiguer prodigieusement.
Ah! Quoi donc, marquis?
LE MARQUIS
C'est la vie d'auberge.
Ah! vraiment !
LE MARQUIS
Oui... et comme mon séjour à Paris menace de se prolonger... Dites-moi, le deuxième étage de votre hôtel est à louer pour le terme d'avril, n'est-ce pas ?
Oui, en effet... général.
LE MARQUIS
Vous accommoderiez-vous de me le voir occuper?
Comment donc, mon cher marquis, mais ce serait pour moi une vraie bonne fortune !
LE MARQUIS
Dix mille francs, je crois?
Dix mille.
LE MARQUIS
Eh bien , est-ce entendu ? (ii lui tend la main.)
Vous pouvez y compter... trop heureux!,., (a part.) Je voudrais pourtant bien savoir... (Haut.) Oh! quel beau diamant vous avezlà, général!