LE CAPITAINE
Monsieur !
MONTJOYE, jotaut un regard sévère à Roland.
Eh bien, mon cher maire, nous en reparlerons... mais c'est trop longtemps oublier l'héroïne de la fête... [se retournant vers la
Rosière qui parle avec Henriette et Cécile.) Mademoiselle, VOUlcZ-VOUS niO
permettre de vous conduire jusqu'au salon, où je vous confierai à mon fils... beaucoup meilleur danseur que moi?
ROLAND, îi Lajaiinoye et i\ Georges.
Bon! je vais faire danser le cotillon à la rosière, moi... pauvre enfant!
Mesdemoiselles, messieurs... j'espère que vous voudrez bien honorer de votre présence notre petit bal improvisé... Saladin, aie la bonté de guider ces demoiselles par la terrasse, afin d'éviter l'enconibremeiil.
60 MONTJOYl'.
SALAI) IN.
Mesdemoiselles, messieurs!... (Les assistants s'éloignent, les uns par la ternisse , les autres par la porte de droite ; Henriette demeure seule à sa place coimne tristement préoccupée.)
CÉCILE, à Georges, pendant la sortie ^
Voulez-vous faire vis-à-vis à la rosière, monsieur?
GEORGES, après avoir jeté un regard à Henriette. Avec plaisir, mademoiselle. (Il prend le bras de Cécile.) CECILE, en traversant lentement la saUe.
Pourquoi ma mère est-elle triste, savez-vous?
GEORGES
Elle est un peu fatiguée, me disait-ello,
CÉCILE
Vous avez longtemps parlé ensemble?
GEORGES
Assez longtemps, oui, mademoiselle.
CÉCILE
Vous l'aimez bien, ma mère, n'est-ce pas?
GEORGES
Profondément, mademoiselle.
CÉCILE
Moi, je l'adore!... (ils se rencontrent près de la porte de droite avec Montjoye qui rentre.) BonjOUr, mOn père!,.. m'aimeS-tU? (Elle lui tend ?on front en passant.)
M 0 N ï .1 0 Y E , l'embrassan i.
Non! pas du tout! va... allez, mes enfants!...
CECILE , répétant, à part, à demi-voix.
Mes enfanta !...