ACTE II. G
HFMUETTK.
Mes chimùros!... coli ! no craiiznoz-voiii^ pasque tous ces ?enliments sacres que vous foulez aux [)ieils, que vous traitcv. de puériles faiblesses, et que j'appi^lle, moi, d'éternelles vérités... ne se retournent un jour contre vous et ne se vengent?
MONT.)()Vi:.
Ma chère, vous connu issez là-dessus mes idées, je crains peu de chose en ce monde.
in:NRiETTi:.
Mais vos enfants!... vous les aiinez ! Pensez-vous quelquefois qu'ils pourront vous maudire un jour?
MONTJOVK.
Pourquoi me maudiraient-ils? S'ils méritent mes bienfaits, ils leur sont assurés, même après moi. S'ils s'en rendaient indignes, leur malédiction me serait fort indifférente.
IlEMUETTI-.
Mais enfin... puisque votre intérêt est le seul qui vous touche... si ce monde dont vous attendez tout, [)laisirs, honneurs, triomphes d'ambition, si ce monde apprenait demain que vous l'avez trompé audacieusement... que le salon de votre femme n'était que le salon de votre maîtresse, songez-vous que vous seriez perdu avec moi?
Est-ce une menace, mon enfant? En ce cas, détrompez-vous, vous seriez perdue, vous, oui; mais le monde est plein d'indulgence pour nous autres : dans six mois, je serais aussi puissant et aussi considéré qu'aujourd'hui. Faites-en l'épreuve quand vous voudrez.
IIENRIETTi:.
Ilélas! [Rumeurs au dehors.)
SALADIN, sur la terrasse.
Oiî est-il? où est-il donc?
Eh bien, qu'y a-t-il ?
64 MONTJOYR.