ACTI
LA.IAU XA YK, ro^pirant un naron do sd,!.
Ah! lu os solide, tu osnirrô. toi!
MONT.IO V !■: , h' n'-,inl.\iit.
I']t toi, qu'ost-co quo tu as donc, Lajauiia\(>? tuas l'air un pou faiio, co matin?
Fanô! l)ah! laisse donc! au coutrairo, jo nio sens tout gnillerot... tout folâtre, (ii rimutonno lu'niiiiom.'iit.) Tra, la, la, tra, la, la!... Ail! je me suis fioromont amu<é. Dieu! mo suis-je amusé! nous nous sommes amusés, lioin, Montjoy(>?
MONT j ovî:.
Oui, certainement.
LAJ ArXAYH.
Ah! mon Dieu! a-t-elh^ (]o l'esprit cette petite Juliette! Quel brio! quel brio! mon Diiui ! I']lle m'a fait rire toute la nuit comme un imbécile, moi !
MONTJOVi:.
Oui, oui, oui.
LAIAl NAVi:.
Ah! oui, je me suis diablement amusé... sac à papier! la bonne vie! Ah! la satanée bonne vie! (sérieux tout à coup.) A i)ropos, tu no sais pas ce qui m'est arrivé, à moi, en sortant du restaurant?
MO-NTJOVi:.
Quoi donc?
LAJAlNAYi:.
Mon cher, j'ui pris un bain.
MONTIOY i:.
Ail! tiens! tiens! tiens!
LAJA l XAYi:.
Et je me suis trouvé mal dans mon bain.
MOXTJOYi:.
Cette bèlisc!
LAJAl XAYi:.
Non... mais là, tout à fait mal, mon cher, à inquiéter le garçon ; si bien que, ma i)arole d'honneur, connue je suis un peu
8 MONTJOVK.
trapu, un peu apoplecliquo, j'ai cru positivement que j'allais trépasser.
MONT JOVt:, faisant claquer sa langue.
Faut pas!.,, mauvaise opération!
LAJ AUxNAYJ:.
Ma parole, je l'ai cru. II m'est même venu toutes sortes fie pensées bizarres... j'ai pensé à toi, mon vieil ami !...
M 0 N T J O V K , très - indilTéront.
Ah! c'est gentil, ça!
LAJAUNAYE.
Je me suis dit : Ce pauvre Monljoye, quand on va lui dire ça, il va être diablement étonné!
MONTJOYE, tranquillement.
Mais non, je n'aurais pas été trcs-étonné, parce que, vraiment, avec ta constitution, ton cou court, et ta déplorable liygiène... eh! eh!
LAJAUNAYE.
Enfin! enfin! tu m'aurais bien donné une larme, je suppose!
MONTJOVE.
Mon ami, je ne le crois pas, vois-tu. Je n'ai pas étudié la question, mais je ne le crois pas, attendu que je pleure très-difficilement... entre mes repas surtout.
LAJAUNAYE.
Ah! ma parole, Montjoye, écoute, tu es trop dur!
Je ne suis pas dur, mon ami, je suis sincère... toujours dans le vrai, moi, jamais de phrases... Tu ne me pleurerais pas, je ne te pleurerais pas, voilà la vérité !
LAJAUNAYE.
Oui, je sais bien, tu ris de tout, tu ne crois à rien, loi! moi non plus, du reste; mais enfin, avec tout ça, je voudrais te voir dans une passe commecelleque je viens de traverser!... Je t'assure que dans ces moments-là on pense vite, on se pose de singulièici questions; on se demande, par exemple...
ACTH I. 0
MONTJOVK, iloniijiiit dos siprnnturcs.
Quoi donc?
LAJAUNAVK.
Eh bien, dnme! si vrainuMil il u'y a pas autre chose au monde que h» trois pour cent, le br.ciMral. I >s trufles et les den"iois(>I!e'. M ON r J ov K.
Kh! eh! |)eut-("-tre !