‹ Montjoye; comédie en cinq actes, en six tableauxChapitre 91 sur 121 · Lajauaaye, Montjoye · texte numérisé non relu

Lajauaaye, Montjoye

LAJAUNAYE.

Aussitôt ton billet reçu, je suis accouru. Eh bien, qu'est-ce qu'il y a donc? Tu te bats ce matin?

Mon Dieul j'espère que non... mais enfin, c'est possible... Figure-toi que ce malheureux Sorel, donnant follement dans de vieilles calomnies réveillées ces jours-ci par une intrigue électorale, me cherche querelle à propos delà faillite de son père!

LAJAUNAYK.

Bah!... Sorel?...

Positivement ! Nous devons avoir ce matin une explication décisive à ce sujet. J'ai l'intention très-formelle de traiter ce garçon* paternellement... Mes précédents en matière de duel m'en donnent le droit, et môme m'en font un devoir... mais enfin il peut me pousser à bout, et, dans ce cas-là, je désire que l'affaire se termine immédiatement. Nous irons au plus près... et comme il ne sait pas tenir une épée... Tu as apporté tes pistolets?

LAJAUNAYE.

Les voilà.

Je ne les connais pas... nous pourrons nous en servir. Maintenant, je te serais obligé d'aller chercher Perrière... vous attendrez tous deux dans le salon le résultat de notre conférence, qui d'ail* leurs sera pacifique, car je le veux sincèrement.

LAJAUNAYE.

Je t'en prie... pour ma part... Eh bien, je vais chez Perrière, et je le ramène.... Mais comment te trouves-tu ici chez ta fille, toi ? Tu as éloigné ces dames !

Cela n'a pas été nécessaire... elles sont parties avant-hier avec Roland pour un petit voyage dans le Midi.

LAJAUNAYE.

Ah!

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