‹ Montmartre et ses chansons: poètes et chansonniersChapitre 61 sur 64 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Peut-être te demandes-tu, ami lecteur, — je te dois bien ce titre si tu as Tindulgente patience de me suivre jus qu'ici ; ce dont je te remercie bien cordialement, — peutêtre te demandes-tu, dis-je, pourquoi l'auteur que les notes précédentes désignent tour à tour en qualité de poète, de journaliste, de chansonnier, de conférencier, d'auteur dramatique, de régisseur et de bonimenteur, n*a pas établi pour lui-même une biographie suivie et complète ?

En toute franchise, je répliquerai que, d'abord, je n'y ai pas songé un seul instant ; j'exciperai ensuite de ma timidité à enfoncer une porte, même ouverte, et — crois-en ce que tu voudras — de ma réelle modestie.

Sache pourtant que je suis néà Belleville, le 10 décembre de l'an 1857, alors que l'auteur de mes jours était lieutenant aux cuirassiers de la Garde impériale. Apprends aussi qu'à dix-sept ans je débutai dans l'enseignement; qu'à dix-huit, je m'engageai pour faire ma carrière militaire ; qu'à vingt-trois, je rentrai dans la vie civile couvert des malédictions paternelles; et que, enfin, j'ai sali beaucoup de papier et usé beaucoup de salive pour n'obtenir^ en somme, que de piètres résultats.

J'ajouterai que, faisant un tri parmi les douze cents chansons sorties de ma plume, je publierai très prochainement deux volumes de vers : Les Chansons Noires^ musique deJean Cerneuil,et Chansons pour Elles (Onàei^édïL),

Pour de plus amples détails, je t'enverrai consulter à la librairie de Propagande socialiste l'ouvrage d'Etienne Bellot : Les Chansonniers socialistes.

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