Montpellier; tableau historique et descriptif, pour servir de guide à l'étranger dans cette ville et dans ses environs
d'indifférence pour les étrangers. Il est cependant difficile de croire qu'ils vienneni auprès de nous seulement pour respirer Tair pur de notre ciel ou pour implorer les bienfaits de Tart de notre moderne Épidaure. Quoi qu'il en soit , nous avons dù nous inscrire en faux contre cette accusation , et faire aux étrangers les honneurs de Montpellier.
Déjà, en 1836, nous nous étions essayés dans le même but, persuadés que, si notre œuvre était utile , indispensable même à ceux-ci , elle pourrait n'être pas sans utilité pour beaucoup de nos concitoyens. La bienveillance avec laquelle cet Essai fut accueilli , nonobstant ses imperfections , nous a montré que nous ne nous étions pas tout-à-fait
trompés. Mais, quelles métamorphoses depuis ! Bien
dilTci eiUe6 Je I humaine nalurc, qui regrette ses grâces et sa fraîcheur premières eu Tieillissant » les cités, au contraire, gagnent à perdre leur jeunesse. Le temps, en secouant ses ailes sur notre ville, lui a imprimé une physionomie nouvelle. Celui ([ui en traçait l'ébauche, il y a di& ou douze ans, doit, quand il veut reproduire son tableau , dessiner d'autres traits et tremper ses pinceaux dans d'autres couleurs.
Voici donc un nouveau portrait de Montpellier : sera-t-il reçu avec la même faveur ? Nous Fespérons, s'il est encore ressemblant.
Nous avons presque partout écarté l'appareil scientitlque ; rarement nous conduisons le lecteur sur le terrain de la discussion : en soumettant dos doutes à l'indulgence des savants, voire aux critiques qui veulent bien nous éclairer de leurs conseils , nous nous adressons plus directement • à ceux qui n'ont ni le temps ni le goût d'études locales plus complètes , et qui peuvent se contenier de ces notes recueillies originairement par amour de notre pays.
Nous avons plusieurs fois ailleurs discuté les origines de noâ monuments , de nos institutions , de notre histoire : dans des proportions moins compliquées, nous résumons ici en peu de lignes,
autant que cela nous est possible , ce que nous
avous, dans oos recherches, trouvé de plus positif et de plus iotéressant sar chacun des objets qui appellent raltentiou. Sans être trop restreints , comme la première fois , nous avons du moins voulu que notre cadi e , dans des dimensions convenables , fût une sorte d'introduction et comme le premier sinon le seul jnérite de l'ouvrage. En un mot, nous avons cherchée être encore utiles à tous,
à être lus de tous. C'est beaucoup sans doule pour un livre qui s'annonce sous le voile de la modestie; puissions-nous avoir réussi ! Le public nous a accoutumés à tant de bienveillance , qu'en cherchant toujours à la mériLer , nous n'avons pas cessé d'y compter.