‹ Montpellier; tableau historique et descriptif, pour servir de guide à l'étranger dans cette ville et dans ses environsChapitre 12 sur 52 · CONSTITUTION PHYSIQUE DES HABITANTS · texte numérisé non relu

CONSTITUTION PHYSIQUE DES HABITANTS

taille svelte et plus petite» et quoique souvent brunes comme les hommes, elles ont de l'éclat dans la jeunesse, mais plus de grâce que de beauté. Lo tempérament des uns et des autres est bilioso-sanguln.

On ne peut s'empêcher , en parcourant cette peinture» de se rappeler le joli vers de La Fontaine : Et la grâce 9 plus belle encor que la beauté.

Les Montpellierais sont les individus les plus impressionnables que je connaisse , continue le même docteur; ils s'abandonnent à toutes les sensations qulls éprouvent, et la mobilité qui fait la base de leur caractère devient la règle de leur conduite et détermine leurs mœurs. Ces mœurs sont^ en effet , pour celui qui les observe , un mélange de rudesse et de douceur, d'attachement et (rinconstance, et le plus gi and amour de soi, particulièrement chez le peuple. Dans la classe opposée» il ne faut qu'une éducation ordinaire pour tirer le plus grand parti de cette mobilité et pour former des hommes de mérite.

Ici, l'auteur doit presque toujours laisser parler les historiens. — Les individus de Montpellier ont un ca* ractère à eux qui les disUiiiAue des habitants de la plupart des autres départements. Ils sont en général spirituels» intelligents, gais» vifs» pleins d'imagination» peu appliqués , colères et paresseux. On ne peut pas douter de leur peu d'application, si Ton considère qu'avec tout ce qull faut pour réussir daus les arts et dans les sciences, ce pays n*apas fourni autant de grands hommes ou d artistes qu'on avait droit de l'attendre de rheureus: génie de ses habitants : si la nature les avait moins favorisés» ils sentiraient sans doute mieux

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le prht de Tétade; mais le travail les ennuie bien plus qu'il ne les fatigue. Ils sont ennemis de toute espèce

d'assujettissement. Les premiers mouvements de leur colère sont violents , mais ils s'apaisent bientôt ; ils n^ont pas de fiel et conservent rarement le souvenir d'une offense. Leur imagination est très-active et seconde leur gaité.

Le portrait nous parait un peu sévère sous certains rapports , et donnerait lieu à plusieurs remarques excepLioimelles ; mais, outre qu'elles nous mèneraient trop loin, nous nous bornerons, comme nous Tavons déjà fdii ailleurs, à en recommander Tapplication aux observateurs.

Les mêmes bistoi i( us finissent comme il suit l'esquisse morale de Montpellier :

Les habitants ont des mœurs douces» mais ils sont vifs et inconstants. L*idiome vulgaire annonce même la trempe de leur âme : il est flexible, moins propre à peindre les passions fortes que les légères émotions de Fâme ; il tient le milieu entre Taccent traînant des Marseillais et Taccent dur des habitants de FAveyron.

Nous aurons occasion de parler de cet idiome dans un article qui lui sera particulièrement consacré.

On vuiL que la vivacité est un des caractères distinotifs des habitants de Montpellier et du départemmi dont il est le chef*lieu. Au reste, on la retrouve dans les monuments historiques les plus anciens; et , s'il faut en croire Astruc, ddios ses Mémoires pour servir à l'hiHoirenaiurelledu Languedoc, et rAbbédeGnasco, dans son excellente Disiertatwn sur les Volces , ce dernier peuple , les Volces Arécomiques, les anciens

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