DE BIENFAISANCE
Carmes). La direction et Fias traction de cette maison sont conliées aux Sœu7\^ de Nevers.
Les personnes qui s'intéressent aux OËuvres de bienfaisance ne manqueront pas d'aller visiter» au faubourg de Boutonnet y J'asilo dos jeunes sourds-muets, fondé à Montpellier par la Sœur Ghagny, Supérieure de l'hôpital SuÉloi , et, dans la même rue» Tinstitutton des jeunes Orphelins , due à la Sœur Caizerguos, de vénérable mémoire; l'un et Tautre sous la direction des Sœurs de St-Vincent-de-Paul : car on trouve ces saintes et laborieuses filles partout où il y a des actes pénibles de charité à exercer.
N'oublions pas, dans le môme taubourg» la Solitude de Naxareûi, que M. TAbbé Gourai, avec les dons de la charité publique, a ouvert, après Texpiration de leur peine, aux femmes condamnées de la Maison centrale de Montpellier et des autres Maisons de détention*
rias loin, à 2 lieues, dans la commune des Matelles, M. TÂbbé Soulas a fondé un autre établissement qui mérite tout 1- intérêt du philanthrope : c^est une colonie agricole d^enfants pauvres et abandonnés. On en trouve une succursale sur la route de Grabels, à une demiheure de Afontpellier. La visite de ces pauvres créatures, heureuses d'avoir retrouvé un père dans le digne fondaLuur, vauL l>ien celles que nous faisons si souvent à des restes de pierres qui ne disent hea au cœur.
GUAPiTRË XXIV.
Maison eenlrale Ae déCentlon*
Cet établissement de répression a été placé» en 1840, sur le terrain de TaDcien couvent des Ursulinos. La partie qui est le couvent môme approprié à sa nouvelle destination a pris le nom de vieux b4$imni ; Tautre partie y construite sar le jardin da couvent» est appelée la Rotonde, à cause de sa forme semi-circulaire. — Cette vaste enceinte renferme quatre cours; elle peut contenir une population de 860 détenus; mais cette population ne varie que de 400 à 450 individus. Avant I8ij, elle comprenait les deux sexes: à cette époque, les hommes furent évacués sar Nimes. £lie reçut , en 1834» les femmes de la Maison d^Ëmbrun» et, par suite de ce mouvement, les jeunes garçons qu elle avait conservés furent transférés à Nimes. La Maison centrale de Montpellier admet les condamnées de vingt départements. On les occupe à des travaux qui ont pris une assez grande extension : on y fabrique des mouchoirs» des percales y des bretelles» des bas et des bonnets; on y carde» on y file la soie, etc. — La Maison centrale d'Aniane reçoit les hommes condamnés à plus d'un an et un jour. Dans la commune de Mûries ^ à 45 kilom. de Montpellier» an établissement est destiné aux enfa nts coupables et punis.