DELPHINE, BRUNO
DELPHINE
Bruno, voiis avez vu ce Monsieur?
BRUNO
Il n’est pas beau !
DELPHINE
S’il osait se représenter ici... ne le laissez jamais entrer.
BRUNO
Oui, Madame ! „
DELPHINE
Vous le reconnaîtrez?
BRUNO
Oh! je le connais... c’est M. Bienassis.
BHllNO.
L’horloger du coin de là rue.
DELPHINE, t'asseyant à gauche.
Un horloger?
BRUNO
Même qu’on dit que son épouse... une ancienne écuyère... lui fait toutes sortes de chagrins... sauf le respect de Madame!. . on racontait encore ce matin chez le boulanger qu’avant-hier soir on avait vu un individu... non, un particulier se sauver de chez elle par une porte, tandis que le mari entrait par l’autre! (Riant.) Oh ! oh ! oh !
DELPHINE
Bruno !
BRUNO
Sauf le respect de Madame !
DELPHINE, à part.
Sans doute le médecin en question ! (Haut.) Et notre docteur va-t-il venir ?
, BRUNO
Tout de suite, Madame!... sitôt que je lui ai dit que Monsieur votre époux était toqué.
DELPHINE, su lésant.
Vous avez osé lui dire?...
BRUNO
Madame, on doit tout dire aux médecins.
Mon mari est souffrant... il a un chagrin... que je connais .. et vous pouviez vous dispenser...
* BRUNO
Dame!... Madame!... quand un homme bondità trois pieds de haut à chaque coup de sonnette... quand il se fourre dans les cabinets noirs... en entendant monter, même le porteur d’eau!
DELPHINE
Taisez-vous, vous ne savez ce que vous dites !... Allez voir si Monsieur est levé... ne lui dites pas que je vous ai envoyé chercher le docteur... cela pourrait l’inquiéter.
BRUNO *
Bien, Madame... (a part.) Mais mon opinion est inébranlable. Monsieur est toqué, (il «art s gauche.)