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La première tentative de fournir de l’eau à la cité de Montréal, fut ‘aite en 1801, par une compagnie incorporée sous le titre de “Compagnie des Propriétaires de l’Aqueduc de Montréal ”, L'eau était obtenue de sources situées sur la montagne et amenées dans des tuyaux de bois. f‘ette compagnie vendit sa charte en 1816 pour £5,000 à une autre compagnie, qui fit ôter les tuyaux de bois et les remplaça par des tuyaux de fer. Les sources de la montagne furent aussi abandonnées, et l’eau fut prise dans la rivière, presque vis-à-vis les vieilles casernes, et pompée au moyen de machines à vapeur. J.es vieilles citernes de bois, placées sur ce qu’on appelait alors la citadelle, furent remplacées par d’autres construites plus solidement et revêtues de plomb, et contenant 240,000 gallons à une élévation d’environ 97 pieds au-dessus du fleuve. (2)
En 1830, cette compagnie vendit l’aqueduc pour £15,000 à M. J. Hayes, qui forma une autre compagnie, en 1832. Celle-ci
(1) Sur l'origine et l’industrie de la ceinture fléchée, voir M.:1icotte Anecdotes Canadiennes, etc., p. 219,
(2) Les vieilles casernes et la citadelle ont été rasées pour faire place à la gare Viger.
rempliça es petits cuyaux de distribution par des maîtrestuyaux de dix »cuces et renouvela les pompes à vapeur.
En 1843, il y avait trois machines à vapeur dont deux, capables de pomper 93,000 gallons d’eau en vingt-quatre heures, et quatorze milles de tuyaux posés dans la ville. Cette annéelà, la Corporation fit les premières démarches pour l’acquisition de l’aqueduc et, en 1845, elle l’acheta pour la somme de £50,000.
En 1847, un rapport fut présenté au Conseil de Ville recommandant d'offrir un prix pour le meilleur mode de pomper l’eau du Saint-Laurent, du canal de Lachine, dans un réservoir placé sur la montagne. Mais il ne semble pas que cette suggestion eut de résultats pratiques. En 1849, il fut construit à la Côteà-Barron, à une élévation de 130 pieds au-dessus du Saint-Laurent, un réservoir de la contenance de trois millions de gallons et qui a coûté £3,000. En 1850, il avait déjà été posé dix-neuf milies de tuyaux de fer et six milles de tuyaux de plomb, et la somme dépensée jusqu'alors pouvait s'élever à £30,000.
En 1852, le Conseil adopta une motion de l’échevin Atwater, recommandant d’approprier une somme de £250, pour faire faire une exploration et se procurer un plan et des estimations des travaux à faire pour fournir de l’eau à la ville; et il fut résolu que M. Thomas C. Keefer serait employé comme, ingénieur. Ce monsieur soumit son rapport au Conseil le 25 octobre 1852.
Ce rapport renfermait un plan pour approvisionner d’eau la ville de Montréal au moyen d’un aquedue ayant sa source aux Rapides de Lachine, et amenant l’eau à la “ Maison des Roues ” actuelle, pour, de là, la faire monter au réservoir de la rue McTavish, au moyen de roues hydrauliques. Les plans et les devis avaient été faits en vue d'un aquedue capable de fournir au réservoir, un approvisionnement journalier de cinq millions de gallons pour la somme de £150,000, non compris le coût des tuyaux de distribution. Ce rapport fut adopté par le Conseil le 10 novembre 1852. L'on s’assura les services de M. T. C. Keefer comme ingénieur, pour l'exécution de ses plans et la Conseil, après avoir obtenu de la législature l’autorisation d’emprunter une somme de £150,000, pour la construction de l’aqueduc, put enfin passer des contrats avec divers entrepreneurs, pour la construction de tous les ouvrages; et le 12 décembre 1853, les contrats furent signés.
Les travaux se poursuivirent pendant trois ans, à travers mille difficultés, et malgré le mauvais vouloir de ceux qui y étaient opposés; mais les chiffres des dépenses se trouva par là même excéder de beaucoup les premières évaluations de l’ingénieur.
Les dépenses s’élevèrent à la somme du £286,236.53.
Le nouvel aqueduc commença à fonctionner dans l’automne de 1856, et a continué depuis à fournir de l’eau à la ville. Le vieil aqueduc fut définitivement abandonné, et les pompes à vapeur ainsi que le réservoir sur la rue Notre-Dame et les terrains y attenant furent vendus en 1859 pour la somme de 823,320. (1)
15 novembre 1884.
(1) M. Berthelot a probablement puisé les renseignements qui précèdent dans une ancienne brochure intitulée: Montreal in 1856. A sketch prepared for the celcbration of the opening of the Grand Trunk Railway of Canada, p. 14.
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