CC CAC APE ECOUTER
Pendant les grands froids de l’hiver, les hommes portaient de lourds manchons en peau d’ours. Les ceintures “ fléchées ” jouissaient alors d’une grande vogue. Elles étaient brodées avec beaucoup de richesse. Une bonne ceinture se vendait $10 à 820. Ces ceintures avaient été apportées à Montréal par les voyageurs du Nord-Ouest. Presque tous les citoyens de la classe aisée portaient la ceinture “ flèchée ” auteur de leur pardessus d'hiver. (1)
En 1820, le coton n’était pas connu, les chemises de nos grands-pères étaient confectionnées avec de la toile. Les cultivateurs portaient des chemises faites avec de la toile à sac ; elles n’avaient ni boutons ni cols, et on les agraffait avec de grosses épinglettes en étain. Les “habitants” portaient aussi des chemises en droguet. Lorsqu'ils venaient au marché ils avaient des tabliers en cuir ou en peau de mouton ou d’orignal, de grosses bottes de “ beu ” montant jusqu’à mi-genoux et des tuques bleues. Le capuchon était toujours de rigueur.