‹ Montréal [microforme] (volume 2)Chapitre 41 sur 44 · NOS RUES. — NOTRE CORPORATION DE 1820 À 1836. — LA MONNAIE · texte numérisé non relu

NOS RUES. — NOTRE CORPORATION DE 1820 À 1836. — LA MONNAIE

En 1820, la division des-rues, dans le centre de la ville, était à peu près la même qu'aujourd'hui,

La principale rue d’affaires était la rue Saint-Paul où se trouvaient les marchands de gros et les commerçants de confections pour les Voyageurs. À l’extrémité Est de la rue Saint- Paul, près du square (1) Dalhousie, il y avait une rte avec un corps de garde au-dessus. Une sentinelle était toujours en faction près de cette porte. C’était alors ce qui restait des anciennes fortifications.

La rue Notre-Dame, en 1820, n’avait que 30 pieds de large, mais l’harmonie de sa ligne était brisée, par la présence de l’ancienne église paroissiale [construite longitudinalement sur la rue]. Les résidences de l'aristocratie canadienne étaient situées sur cette rue où il n’y avait alors que trois ou quatre magasins. Les vieilles maisons qui existent aujourd’hui, sont celles de lhon. Forsyth, entre la rue Bonsecours et la rue Claude, le château de Ramezay, le vieux séminaire des messieurs de Saint- Sulpice et [la maison Forestier], au coin de la rue Saint-1 ierre.

La rue Saint-Gabriel, entre la rue Notre-Dame et la rue Craig n’avait que deux maisons qui sont encore debout aujourl'hui. C’étaient les résidences de MM. Benjamin Beaubien et David Ross, deux avocats célèbres du temps. Ces maisons [ont servi plus tard] de bureaux aux ministres du gouvernement provincial et d’Ecole de Dessin.

Le gouvernement civique de Montréal était, il ya cinquante ans, administré par des juges de paix, nommés par le gouvernement de la province. En 1825, il Y avait quarante-six magistrats qui avaient le pouvoir de prélever des taxes et des cotisations pour payer les dépenses de la ville, et de passer des règlements pourvu qu’ils ne fussent Pas en conflit avec les statuts

(1) Ce square a été exproprié pour faire place à la gare Viger.

impériaux. Pendant une courte période, les affaires municipales de Montréal furent dirigées par un maire et des conseillers. Une loi passée par la législature en 1832 constitua Montréal en corporation et transporta l’autorité des magistrats au conseil de ville, mais en 1836, la charte de la ville étant expirée, le gouvernement civique passa de nouveau entre les mains des juges de paix.

La ville était alors représentée dans le parlement provincial par quatre députés. Il n’y avait que deux divisions électorales, l’est et l’ouest. Ces divisions envoyaient chacune deux députés à l’Assemblée Législative.

Sous l’ancienne corporation, la ville de Montréal était divisée seulement en huit quartiers, savoir: les quartiers Est et Ouest, Sainte-Anne, Saint-Joseph, Saint-Antoine, Saint-Laurent, Saint-Louis et Sainte-Marie.

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Les monnaies en circulation à Montréal, en 1820, étaient: le souverain, le demi-souverain, la couronne (crown), le chelin, le demi-chelin, le penny, le demi-penny. La banque de Montréal émettait une monnaie fractionnelle d’un sou et d’un demisou, cette monnaie s’appelait {oken.

Parmi les pièces de monnaie étrangères, nous devons mentionner la pistole, une vieille pièce française valant dix francs, ancien cours, et la portugaise, une pièce d’or valant $8.00.

I1 fallait, en ce temps-là, cent vingt sous pour faire une piastre.

24 décembre 1884.

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LE BUREAU DE POSTE EN 1816. — AFFAIRES MUNICI. PALES, __ LES POMPES FUNÈBRES EN 1856.

En 1816, le bureau de poste de Montréal était situé sur la petite rue Saint-Joseph (aujourd’hui la rue Saint-Sulpice), près de l’encoignure de la rue Saint-Paul. 11 n’y avait pas de boîtes aux lettres, ni casiers, ni tiroirs. Tout le courrier était jeté pêle-mêle sur une table. Lorsqu'un citoyen se présentait pour demander sa correspondance, le maître de poste entrait dans ]- ,*- étaient les malles et se livrait à un travail Aussi au … celui de chercher une aiguille dans un voyage de foin. Là, pas de système alphabétique pour la distribution des lettres, on se contentait de fouiller dans le tas.

Il n’y avait qu’un courrier par semaine pour le Haut-Canada. La correspondance la plus volumineuse était entre Montréal et Québec. Les postillons faisaient le service trois fois par semaine.

Le courrier d'Europe transporté par des voiliers arrivait et partait avec une irrégularité régulière, les navires prenant un mois et quelquefois trois mois pour faire la traversée de l'océan.

Le service des postes était du ressort du gouvernement impérial et le port des lettres était beaucoup plus considérable qu’aujourd’hui. Le port d’une lettre à n'importe quelle adresse dans le Bas-Canada était de 18 sous, et de 38 sous pour le Haut- Canada ou les provinces maritimes. On “n’enregistrait ” pas de lettres et on n'envoyait pas de mandats sur Ja poste, car à cette époque, les valeurs monétaires n'avaient pas une forme susceptible d’être expédiée par le courrier.

Avant 1816, la ville de Montréal n’était pas incorporée et ses affaires municipales s’administraient avec celles de tout le district. M. William Ermatinger était alors shérif et premier magistrat du district. Il avait sous sa juridiction plusieurs

juges de paix qui jugeaient les causes de la police correctionnelle. Le président de ces dernières cours était M. McCord.

En 1816, les citoyens de Montréal tinrent une assemblée où il fut passé des résolutions à l’effet de présenter au gouvernement une requête demandant une organisation du guet.

La population de Montréal était alors d'environ 15,000 âmes, plus 4,000 soldats en garnison et 1000 marins.

La garnison était stationnée aux vieilles casernes de la rue Saint-Paul, à la citadelle, et dans les casernes situées sur la propriété des Récollets.

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