COUR
L'origine de la place Dalhousie remonte à 1812, elle a été nivellée en même temps que l’on procédait aux travaux de terrassements du Champ de Mars. Il y avais alors sur cette place, le parc de l’artillerie royale et des magasins militaires.
En 1812, ce que l’on appelle, aujourd’hui, la place Victoria, n’était qu’un immense marécage traversé par un ruisseau.
En 1824, on assécha le marécage et on le combla pour faire la place du marché à foin. (1) A la même époque, la place d’Armes n'avait pour tout ornementé qu’une pompe grossière érigée sur la plateforme recouvrant le vieux puits qui avait environ cinquante pieds de large. (2) C’était là qu'était autrefois le marché aux framboises et aux bluets.
29 décembre 1884,
(1) Subséquemment, cette place prit le nom de square des Commissaires, puis lors de la visite du Prince de Galles en 1860, le conseil décida de la nommer Square Victoria.
(2) Voir la 2e série.
ANCIENS NOTAIRES. — ANCIENS MÉDECINS. — LE PREMIER LIBRAIRE, — LE PREMIER JOURNAL FRANÇAIS,
Ce matin, nous avons feuilleté les vieux registres du bureau des tutelles, au Palais de Justice, et nous y avons vu la liste de tous les anciens notaires du district de Montréal dont les minutes ont été déposées dans les voûtes de ce bureau. Les minutes de M. Doucet paraissent être les plus considérables avec celles de M. Griffin. Elles occupent à elles seules toute une section de la voûte,
Parmi les notaires importants nous voyons les noms de MM. J. M. Mondelet, ayant pratiqué de 1794 à 1842; Thomas Barron, 1799 à 1531; N. B. Doucet, 1804 à 1835; L. H. Latour, 1804 à 1835; Charles Huot, 1809 à 1851; Thomas Bédouin, 1815 à 1844; Henry Griffin (notaire anglais), 1812 à 1847; André Jobin, 1813 à 1853; Pierre Lukin, 1819 à 1837. (1)
Parmi les médecins les plus célèbres à Montréal, dans le bon vieux temps, nommons le docteur Hen:y Monroe, qui a commencé à pratiquer en 1795, J. B. Lebourdais, Alexandre Lusignan, W. J. Vallée et Pierre Beaubien. (2)
(1) M. Berthelot n’a pas dû voir les actes des quatre premiers notaires de Montréal : Jean de Saint-Père (1648-57), Lambert Closse ‘1651-56), Nicolas Gastineau (1652-53) et Benigne Basset (1657-99), car À l’époque de sa visite, les études des tabellions du XVIIème siècle étaient peu accessibles.
Depuis 1884, le nombre des études déposées au palais de justice a considérablement augmenté et l’on calcule qu’il s’y trouve, aujourd’hui, plus de deux millions et demi d’actes notariés.
(2) Le Docteur Pierre Beaubien étudia à l’Université de Paris et pratiqua son art pendant 10 ans, en France, avant de revenir au Canada. I] était père de l’hon. Ls Beaubien et de l'abbé Beaubien ; il à été inhuiné dans l'église du Mile-End, le 12 janvier 1881, agé de 84 ans.
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Les célébrités du barreau à cette époque, étaient maîtres Janvier D. Lacroix, Frédéric Auguste Quesnel, Alexis Bourret, Toussaint Pelletier, C. C. S. de Bleury, Dominique Mondelet, Jules Quesnel, François Pierre Bruneau, Côme Séraphin Cherrier, Louis Joseph Papineau, Denis Benjamin Viger et Louis Michel Viger (le beau Viger).
La première librairie canadienne à Montréal a été ouverte vers 1828 (1), par MM. Bossange et D. B. Papineau, dans la vieille maison formant l’enroignure des rues Saint-Vincent et Saint-Amable, aujourd’hui le bureau du doyen du barreau, M. C. S. Cherrier, C.R. (2) La maison Bossange a eu pour successeur la maison E. R. Fabre, [plus tard] Fabre et Gravel. M. Bossange épousa Mademoiselle Fabre, sœur de M. E. R. Fabre et retourna à Paris où il continua d’être un des associés de la célèbre maison Bossange. La maison de Montréal exista longtemps sous la raison sociale de Fabre et Bossange.
Le seul journal politique français publié à Montréal en 1832 (3), était la Minerve de M. Ludger Duvernay, fondateur de la société Saint-Jean-Baptiste. Ses bureaux étaient alors au deuxième étage de la vieille maison de la rue Saint-Paul, occupée aujourd’hui par le magasin de ferronnerie de M. Auguste Couillard. Le rédacteur en chef était M. A. N. Morin, l’assistant rédacteur M. Léon Gosselin, avocat, et le traducteur et le correcteur d’épreuves M. G. Cherrier. (4)
Les ateliers n’étaient pas considérables. La salle de composition était dans le grenier où il faisait une chaleur torréfiante pendant l'été.
(1) Cette date est erronée, voir la correction dans la deuxième série,
(2) Voir note 2, page 69. Ê Fe
(3) M. Berthelot ignorait, sans doute, l’existence ae l’Ami du peuple, de l’ordre et des lois, fondé en 1832 par MM. Leclere et Jones. (Voir Dionne, Invent. Chron. I. 143).
(4) En 1838, G. H. Cherrier publia L'Etoile du Bas-Canada qui vécut peu de temps, puis en 1853, il fonda La Ruche Littéraire dont le rédacteur en chef fut le fameux H. Emile Chevalier, romancier français.
LE BON VIEUX TEMrS 127 RS
Les typographes employés dans l'établissement étaient tous de gais lurons qui donnaient beaucoup de fil à retordre à leur patron.
C’étaient Joseph Roch Lettoré, (1) Gaspard L.ettoré, Pierre Cérat, John Wagner, Latulippe et Antoine Plinguet.
M. Duvernay redoutait tant les lundis de ses ouvriers que le samedi soir il enfermait à clé dans l'atelier, les deux messieurs Lettoré, Wagner et Latulippe, afin de les avoir sous la main
our le travail du lundi, Les disciples de Guttenberg passaient a journée du dimanche dans le grenier avec des provisions de bouches et du liquide fort fourni par l’établissement.
Si M. Duvernay n'avait pas pris cette précaution, la Minerve n'aurait pas paru le lundi suivant.
La Minerve paraissait alors deux fois par semaine, le lundi et le jeudi.
Un ecclésiastique, l’abbé Deschênes, était alors employé à la Minerre pour préparer les calculs astronomiques, et les éphémérides du calendrier du journal, le seul calendrier français qui existât dans le temps. (2)
31 décembre 1884.
(1) Roch Lattoré édita, en 1850, Le Peuple Travailleur qui disparut Presque aussitôt. (Dionne, Invent. Chron. I. 146).
(2) L’ecclésiastique en question est généralement nommé Duchesne, mais l’abbé Caron dans l'Histoire d'Yamachiche, orthographie son nom Duchaine. Né à Yamachiche le 27 mai 1774, il recut les prénoms d’Amable-Daniel. Il fut professeur de théologie dans le Haut-Canada, inventeur, architecte, etc. Il a été inhumé à Montréal le 6 novembre 1853, n'ayant jamais été admis à la prêtrise. Il s’acquit une certaine réputation :: savait entre 1830 et 1850.
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A A *C a " C4 TABLE DES MATIÈRES PAGES ne SO OP OS DR CLR CO AT La marque et le fouet — Le guet et le coin flambant., ., .. .. 7 La police il y a trente ans — Des égards pour les pochards — Les vétérans — David-le-laid.. .. ., .. .. eee ser émane L'auberge des trois rois — Le prix des vivres il y a cinquante ans — Comment on se chauffait — Une vilaine dévacie. Sel se EE Enterrement d’un ancien chef de police et d’un patriote de 1837 — Le premier millionnaire canadien-français — Son arrivée à Montréal, en 1803.. ,, .. .. .. TE CO NO RCE | Les diligences il y a quarante ans — Quinze lieues en patins.. .. 19 La navigation de 1830 à 1840 — Le premier c‘eamer venu à Mont- DS DE 5 RE OO Tr ES Notes sur la navigation—Le rerier vapeur qui sauta les rapides — Le premier steamer RRQ 5e de sn eve à de 0 Nos hôtels de ville — Le service des incendies à Montréal, il ya RE M eee to TS ET TT RE :, Les charretiers de 1811 — Les cochers, les calèches, les cabs de 1842 33 Les modes — Les ceintures fléchées — L'ancien aqueduce et le PO TN 7 SR RE Co EU La milice sédentaire — Une armée de guerriers paisibles.. ,, .. 39 Le service des incendies à Québec, en 1825 — Les pompes primitives — Les Watchmen — Le tocsin.. .. .. .. .. trees ee es (€ Les duels et les batailles il Yn'quarant ans... 7. 0 47 Les sources de la montagne — Les voyageurs du nord-ouest.. .. 651 Origine de quelques rues de Montréal Lu 53 La corporation du conseil de ville en 1840... se à 55 La Sainte-Catherine — Histoire de nos rues. .. eds es este te OT Là grande noirceur de 1819 — Dies amara CO EE 61 Le monument Nelson.. .. ,. .. .. .. .. .. .. en see 000 Le choléra de 1832 — Une baleine remonte le Saint-Laurent jusqu’à Montréal — Origine du nom de la rue Berri.. sshesiee (OT L'ancien canal Lachine.. .. ., .. ., .. 2 71 Vieux souvenirs et vieux monuments., .. .. .. SR Homo ent WT Comment on s’éclairait — La chandelle à l’eau — La première RE OR RS 2e Me NP RU EE TE An NS MN AE 4 à Comment on faisait du feu — Les premières allumettes — Les gages du bon vieux temps.. .. .. .. .. ... +‘ +. 91 Le théftre — L'hôtel Rasco.. .. ., .. .. FR nee De ee Co URSS Voyage extraordinaire — Comment on encourageait l'immigration. 85
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