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LA FIÈVRE DE L'OR, EN

pitaine Sutter, originaire du grand bli en Californie, à la suite d’une rveilleuses les unes

la terre, on la fit battre sur un point donné; et cette espè t-à-coup en lumière, de brillant e quelques jours on

xtrême ctrique et 8 franchisvers l’Eldoles plus ambitieux.

hâvres,

Francisco et, les enfants de

dans le printemps de 1849, avait envahi Des centaines de nos compatriotes vendirent leur patrimoine pour tenter fortune dans le nouvel Eldorado.

Parmi les Canadiens-Français qui partirent pour la Californie, citons les noms du chef de police Paradis, du Dr Rousseau, d’Yamaska, M. Lockhart, ex-capitaine du John Munn, MM. Noad, Gaspard Garneau et Peters, de Québec, Olivier Chèvrefils, N.P., Jos. Beaupré, M. Lebrun, Honor Lafleur d’Yamaska, M. Létourneau, de Saint-Marc, Pinard de Nicclet, Charette, Duguay, Lafond et Manseau, de la Baie du Febvre. Le Dr Dugas, MM. Bonacina, Richard, de Bécancourt, DeMeules, A. Pinsonneault, Gagné, Philias Roy, Candide Roy, Victor Beaudry et plusieurs autres des mcilleures familles du Bas-Canada.

En ce temps-là, le chemin de fer américain du Pacifique n'était pas encore construit. Pour se rendre en Californie il fal lait s’embarquer sur des voiliers qui doublaient le Cap Horn, et le voyage durait quelquefois six mois.

Une lettre de M. Victor Beaudry, datée de San Francisco, le 31 avril 1849, est publiée dans La Minerve du 18 octobre 1849. M. Beauäry ne donne que très peu de détails sur l’endroit vu qu'il n’y était arrivé que depuis quelques jours, mais en revanche il s'étend au long sur la misère et les privations qu'il a éprouvées pendant le voyage qui a duré plus de six mois par suite des vents contraires ct autres incident. fâcheux. “ Pendant plus d’un mois avant le terme du voyage, les passagers an nombre de 115 furent réduits à une chopine d’eau par jour et À un biscuit de matelot tout à fait moisi et rempli de vers. Ajoutons à cela que les matelots ont été en mutinerie ouverte contre le capitaine qui a toujours été ivre durant la traversée de Toboga jusqu’à San Francisco.”

M. Beaudry a trouvé une place de commis en arrivant, À raison de $100 par mois, quoique les places fussent très rares, dit-il, mais sur cette somme il est obligé de se nourrir lui-même,

Les moyennes pensions sont de 860 à $70 par mois.

M. Beaudry écrit qu’il a rencontré, à San Francisco, le Docteur Robert Nelson et le Docteur Beaudriau. Ils partaient pour les mines où les médecins ont beaucoup à faire durant la saison de travail. Il a aussi rencontré M. Wilson, ci-devant de la chambre des nouvelles de la rue Saint-Joseph de Montréal.

“San Francisco, écrit-il, est déjà une ville de 5,000 à 6,000 mes.

“ Elle possède un excellent port où il y a généralement 120 à 200 vaisseaux de toutes les nations. Les édifices sont encore très rares, on loge sous des tentes.

LE BON VIEUX TEurS 77

“Une maison de la grandeur ordinaire de celles de Montréal se louerait 810,000 Par an; on paie 8350 à 8400 par mois pour un petit magasin de 15 pieds sur 20 ; les terrains sont aussi c! en proportion. Les marchandises sont maintenant en abondu et à bas prix.

“La planche et le madrier se vendent 8350 par 1,00) carrés du moins le bois des Etats-Unis; celui qu Chili + Pérou est de 8250 à 8275,

“Un assez grand nombre de maisons sont maintenant en 0 truction. C'e travail so fait (à l'américaine) en 2 à # semair Les gages des menuisiers, des mineurs et des briqu ti de #10 à 515 par jour, mais ces salaires diminuent rap,dm par le grand nombre d'ouvriers qui arrivent tous les jours.

“Nous avons un numéro du journal qui se publie à s:, Francisco, intitulé PAlta California, C’est une petite feuille, On Y trouve cinq colonnes remplies d'annonces dont la publication de 10 lignes coûte 84 pour la première insertion et 83 pour chaque insertion subséquente, L'abonnement au journal, qui ne paraît qu’une fois par semaine est de $12 par année.”

27 février 1885,

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