TRE ROYAL
De gros mots s’échangent de nos jours dans le conseil municipal, et lorsqu'il faut se donner un coup de torchon comme Ja chose se pratique entre gentilshommes, on choisit l’antichambre Où un des corridors de l'hôtel de ville, Nos pères n’y mettaient Pas tant de cérémonie; la bataille à Coups de poings se livrait
À l'appui de mon dire, j Compte-rendu d’une séance du conseil de ville, celle du mai 1852. Ces Paragraphes sont extraits de la Minerve du temps :
teurs, on n’en fera pas seulement l’analyse. On regrette d’avoir à dire qu’un différend marqué par l'injure et la violence à eu
Depuis quelque temps, le conseil des métiers et du travail, ainsi que les amis d’une meilleure administration municipale,
protestent contre l'injuste répartition de la taxe de l’eau et vont même jusqu’à attaquer sa légalité. Cette prétention des citoyens ne date pas d'hier. Il y a vingt-huit ans le même protèt était lancé au conseil de ville par la bouche de l’échevin Atwater. Je cite encore le rapport de la séance du 15 juin | 1852 :
F “ L'échevin Hunter, à propos de la taxe de l’eau, dit: L'on est aussi généralement d'avis qu'il ne faudrait pas continuer de | faire retomber tous les frais du département de l’aqueduc sur | ceux qui prennent de l’eau. Dans d'autres villes, comme à | Boston, par exemple, le montant des revenus de l’eau, ne s'élève qu'à 3 pour cent sur celui des dépenses, la balance étant fournie à même les revenus généraux de la ville, auxquels tous les habitants contribuent; ensuite que les propriétaires paient leur part Le dans l’approvisionnement d’eau fournie aux incendies, à l’arro- ; sement des rues, etc., au lieu de voir tout le montant des frais peser comme à Montréal sur les personnes qui reçoivent l’eau.”
C’est pendant l’hiver de 1852 qu’il est sérieusement question d'établir un service océanique entre Montréal et l’Angleterre.
Le 9 septembre de l’année précédente, j’honorable John Young avait soumis le projet à la Chambre des communes et avait suggéré l’idée de demander une subvention à cette fin au gouvernement canadien.
L'honorable M. Ryan parla d’avoir une ligne mensuelle de steamers de 1,500 tonneaux, avec des machines de 300 chevaux de force, les navires devant coûter 810 par tonneau.
Le 13 avril 1852, le président de la Chambre de Commerce, dans son discours d’inauguration, s’exprime comme suit :
“ La Chambre de Commerce de Montréal, pendant l'hiver de 1852, s’est beaucoup occupé de l'établissement d’une ligne de steamers océaniques entre le Saint-Laurent et la Grande-Bretagne. Des résolutions furent adoptées à cet effet et une requête adressée au gouverneur-général en conseil demandant une allocation annuelle pour aider cette entreprise. Un députation de la Chambre de Commerce se rendit aussi à Toronto pour faire prévaloir les opinions des commerçants de Montréal auprès du gouvernement. Ces démarches n’ont pas été sans succès, le ministère des travaux publics avant demandé des soumissions pour une ligne de steamers à hélice.”
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Etes-vous curieux de savoir à quelle année remonte la fondation du Théâtre Royal de la rue Côté? Feuilletez les vieux journaux et vous y verrez l'annonce de la première représentation qui y a été donnée. (1).
Cette première soirée était un concert donné par une célèbre cantatrice de l'époque, Mlle Catherine Hayes. Le programme porte la date du 24 mai 1852, La semaine suivante, commençant le premier juin, les Canadiens-Francais remplissaient la salle pour applaudir une compagnie d'acteurs français venue de la Nouvelle-Orléans, sous la direction de M, Léon. Ces neteurs n’attaquaient pas les grands drames, II se contentaient de nous servir des vaudevilles en un acte. Le programme de la première soirée annonce: Deur paires de Bretelles, vandeville en un acte, et Le capitaine Fracasse, chansonnette par M. Iéopold.
(1) Ce théâtre a été fermé par l'autorité le 25 janvier 1913.
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