‹ Montréal [microforme]Chapitre 8 sur 35 · H. BOSSANGE · texte numérisé non relu

H. BOSSANGE

10 décembre 1818,

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M. Bossange s'associa M. Denis Benjamin Papineau, frère du grand patriote, mais cette société ne dura pas longtemps, M. Papineau n'avait pas de disposition pour le commerce et il s'occupait beaucoup plus de lire les livres que de les vendre. (1)

Il ne se faisait alors qu’une importation par année dans les conditions les plus difficiles, car il fallait que tous les droits de douane fussent payés en Angleterre.

La société Bossange et Papineau fut dissoute en 1819. M. Bossange repartit alors pour la France, (2)

De 1819 à 1823, la librairie, qui était sur la rue Notre-Dame à l’endroit où se trouve aujourd'hui l'hôtel Burgess, en face du Palais de Justice, fut continuée par M. Théophile Dufort qui fut plus tard caissier de la Banque du Peuple.

En 1823, M. E. R. Fabre prit la librairie à son compte. M. Louis Perrault, père de M. le Vice-Consul de France, [Charles Ovide Perrault] et de M. Louis Perrault, devint eon associé en 1828. Pendant la durée de cette nouvelle société l’imprimerie faisait partie des opérations de la maison et la raison sociale était Fabre, Perrault et Cie.

A la dissolution de la société, en 1835, M. Perrault garda l'imprimerie qu’il installa dans la vieille maison de pierre qui existe encore en face de l’hôtel de ville (3). En 1836, les ateliers de M. Perrault, qui publiait le Vindicator, journal patriote, (4) furent transportés sur la rue Sainte-Thérèse dans la vieille maison en pierre à deu: étages attenant à l'Hôtel du Canada.

En 1844, M. E. R. Fabre transporta sa librairie sur la rue Saint-Vincent, en face de l'Hôtel Richelieu. Après sa mort (1854), les affaires de cette grande maison de librairie furent continuées par M. J. A. Gravel, sous la raison sociale de Fabre et Gravel. (5).

12 janvier 1885.

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(1) D. B. Papineau fut plus tard député et commissaire des terres de la couronne durant l’Union des Canadas (1844-47).

(2) En 1819, l’almanach de Doige nous indique que cette librairie fut transportée temporairément au No 2 de la rue Saint-Vincent.

(3) Cette maison qui n'existe plus se trouvait à l’ouest du Château de Ramezay.

(4 Fondé en 1828,, ce journal fut rédigé par de fougueux patriotes de langue anglaise, entre autres, O’Callaghan, Tracey et T. S. Brown qui faisaient cause commune avec les Fils de la Liberté.

(5) Tean Alphonse Gravel avait pour mère Sophie Fabre. Né en 1820, il s’est éteint on avril 1909,

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