INTRODUCTION. XV
nement de nos jours le moindre vestige de l'hôpital de Gérard Tunc, et du palais des premiers Grands -Maitres, disparus depuis des siècles de la ville sainte. Un des plus anciens voyageurs français, Jehan de Mandeville Saint- Alban, visitant Jérusalem vers 1530, dit que « non loin de l'église. du Saint-Sépulcre, à deux cents toises ou stades vers le midi, près la porte de Sion, était le grand hôpital de Saint- Jean, habité par les chevaliers de Rhodes. La façade du palais était soutenue par centsoixantequatre pilastres de pierre. Tout auprès étaient bâties les églises de Notre-Dame-Majeure et de Notre-Dame-Latine. »
Maïs, selon l’auteur de la Description trèsparticulière des Saints Lieux, en 1646, «ces monumens étolent tellement destruits, qu’on n’en Sçauroit remarquer chose digne d’être escripte. »
Ptolémais ou Saint-Jean-d'Acre, si célèbre par ses siéges , méritait d’être reproduite à côté de la capitale de la Palestine.
On ne pouvait surtout oublier une cité au nom de laquelle un charme inexprimable semble attaché, « Rhodes, dont le temple dédié