‹ Monumens des grands-maitres de Saint-Jean de Jérusalem ... Accompagnés de notices historiques sur chacunChapitre 104 sur 105 · N° III · texte numérisé non relu

N° III

” Antonius Francesca Nava, présidant l'assemblée générale de l’ordre hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem , en l'absence du très-excellent et révérend seigneur frère Antoine Busca,; Bailli d'Arménie, lieutenant du Grand-Maître dudit ordre, à tous ceux qui verront, liront et entendront nos présentes lettres, salut, faisons connaître , etc.

( La suite comme la pièce n° I.)

Du 11 juin 1821.

De même qu’à la pièce n° I, excepté les noms propres.

Du 3 septembre 1821.

Le vénérable conseil de l’ordre s'étant réuni sous la présidence du commandeur frère Antoine Francesca Nava , les lettres apostoliques de notre Très-Saint Père Pie VIT, etc.

(Voyez la bulle du n° II, à l'exception des dates et noms propres. )

Frère Antoine Busca , Bailli d'Arménie, humble lieutenant du Grand-Maître, etc.

NIV:

Le 11 juillet 1826.

« Au couvent de Sainte-Marie de Nouvelle-Gloire à Catane, s'est réuni aujourd’hui le vénérable conseil de l’État, sous la présidence du commandeur frère Amable Vella, lieutenant des dignités conventuelles des vénérables langues des Gaules, et vice-chancelier de l’ordre, en l'absence du très-haut et très-vénérable frère Antoine Busca, Bailli d'Arménie, lieutenant du Grand-Maïtre , dans lequel ont été lues d’abord une lettre magistrale du susdit lieutenant du Grand-Maître , datée de Milan, le 21° jour de juin 1826, ensuite les lettres de Sa Sainteté Notre Saint-Père Léon XIT, par la divine Providence , datées de Rome, au palais de Saint-Pierre, sous l'anneau du pécheur, le 12 mai, etc. »

Léon XIT, etc.

« À la mémoire éternelle de la chose:

» Les mérites antérieurs de l’ordre de Jérusalem envers la religion catholique, soit en l’aidant, soit en la défendant courageusement contre ses ennemis, ont engagé le Siége apostolique à lui accorder de nouveaux priviléges, et à le prévenir dans ses besoins. En effet, les chevaliers ont combattu vaillamment pour la gloire du Christ, contre deshommes perdus etsouillés de l’hérésie mahométane, et les ont expulsés, avec un grand courage, des régions chrétiennes. De plus, tous ceux qui entrent dans cet ordre doivent être d’une naissance reconnue noble, renoncer

à tous les avantages de la maison paternelle, s'abstenir du mariage, et se vouer à Dieu par un vœu de chasteté et de pauvreté perpétuelles; c’est pourquoi nous qui, quoique indigne, sommes assis, par un bienfait tout particulier de Dieu , sur le siége de Saint-Pierre, voulant marcher sur les tracés des pontifes de Rome nos prédécesseurs, désirant donner audit ordre un gage de notre bienveillance particulière pour les services qu'il a rendus à l'Église et à notre siége apostolique ; en conséquence, comme notre fils chéri frère Antoine Busca, Bailli d'Arménie, lieutenant du Grand-Maître, nous a fait exposer par notre fils chéri Antoine de Busc, chargé d’affaires dudit ordre près de notre siége, que les chevaliers militaires et hospitaliers de Jérusalem ont tout perdu par suite des bouleversemens récens connus de tous ; qu’ils manquent d’une résidence particulière et indépendante, et que dans les circonstances aucun lieu ne paraîtrait plus convenable, pour y établir le siége de l’ordre, que les États de l’Église, où le prince suprême temporel est aussi le souverain modérateur de tout l’ordre; qu'ainsi, il nous supplie très-humblement de permettre, par notre bonté apostolique, que la maison religieuse, ou couvent, qu’ils possèdent maintenant à Catane, etqu'’ils tiennentde la munificence et de la dévotion particulière envers eux de Ferdinand, lorsqu'il vivait roi des Deux-Siciles, soit transférée dans quelque ville de notre domination. Nous qui, par notre sollicitude pastorale, voulons être bons et favorables envers un ordre qui professe une discipline régulière qu'il veut rendre plus parfaite encore; nous, qui gérons particulièrement les affaires dudit ordre dont nous sommes les premiers maîtres, voulant favoriser le zèle du susdit lieutenant-général etde tous les chevaliers de Saint-Jean que nous relevons et absolvons, par l'effet des présentes, de toute excommunication , interdits ou autres censures ecclésiastiques, et même de toutes peines juridiques et humaines, si tant est qu’ils en aient encouru pour

une cause quelconque, même cachée ; ayant égard aux supplications qui nous ont été faites, et après en avoir mürement délibéré, avons, dans la plénitude de notre pouvoir apostolique, accordé au lieutenant du Grand-Maître de l’ordre la permission de transférer librement et d'établir dans notre ville de Ferrare la maison religieuse du couvent actuellement établi à Catane, persuadé que, d’après ce témoignage de notre bienveillance , les chevaliers du continent et ceux de notre susdite ville de Ferrare, placés désormais d'une manière plus avantageuse, communiqueront plus facilement et plus promptement les uns avec les autres, ainsi qu'avec les différens Prieurs de l’ordre, et par là seront plus à portée de soigner les intérêts dudit ordre. Je ne doute pas également que ces mêmes chevaliers réunis ne fassent tous les jours de nouveaux progrès dans la piété et les exercices religieux prescrits par les statuts, et que les novices, dispersés ailleurs, ne désirent de se réunir souvent dans le même lieu, afin d'y étudier la vie régulière du couvent, et que chacun y apportera son tribut, et qu’en s’acquittant régulièrement de ses devoirs, il aura bien mérité un jour de la chrétienté, comme religieux et comme citoyen. Je ne doute pas non plus qu’une réunion d’un plus grand nombre de membres dans une même maison n’excite de plus en plus à servir Dieu et à travailler pour la gloire du Christ, et qu’ainsi, surpassant les autres par leur piété, ils deviendront pour tous des exemples de vertu et d’observance religieuse; en conséquence, nous ordonnons que les présentes lettres demeureront toujours fermes, valides et efficaces ; qu’elles ressortiront leurs effets tout entiers , et qu’elles seront observées inviolablement en tous lieux et par quiconque il concerne ou concernera jamais, particulièrement par nos juges ordinaires ou délégués, les auditeurs des causes du palais apostolique, les nonces de notre siége, et les cardinaux et légats à latere de la sainte Eglise romaine ; leur interdisant, ainsi qu’à qui que ce soit, la

faculté de les restreindre et de les interpréter, déclarant, par notre autorité, nulle et sans effet toute tentative faite soit sciemment, soit par ignorance, pour y porter atteinte, sans préjudice toutefois aux édits généraux des comités apostoliques, universels, provinciaux, ordonnances ou statuts dudit ordre corroborés, etc: (Voyez la pièce n° IT.)

» Le vénérable conseil, animé de la plus vive reconnaissance pour la sollicitude toute particulière et le zèle que notre su- . prême seigneur Léon XIT, par la Providence divine, a montré pour la conservation et le mieux être de ce saint ordre de Jérusalem , a accepté unanimement, et avec tout le respect qui leur est dû, les lettres apostoliques rappelées ci-dessus, dont l'exécution est confiée à notre Grand-Maïître, et a ordonné qu’elles fussent consignées dans les actes de notre chancellerie ; et, puisque telle est la vérité, nous avons voulu, pour lui rendre témoignage , imprimer la présente bulle du sceau de notre ordre.

» Donné à Catane, dans notre assemblée , les jour, mois et an avant dits. »

Les Baiïllis, Commandeurs et chevaliers formant le conseil de l’ordre à Ferrare, y ont loué le beau et grand palais Bevilaqua avec trois maisons voisines. Ils y sont tous logés et y possèdent de vastes salles pour les séances du conseil, de la chambre du trésor , et de la langue d'Italie. Les employés et les archives résident dans un couvent donné par le pape , avec une église où le sacré conseil se réunit en corps les dimanches et les fêtes pour y remplir les devoirs religieux.

Le conseil était ainsi composé, en juin 1829 :

Lieutenant du magistère : Son Excellence M. le Baïlli.Antoine Busca, Bailli d'Arménie ;

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“HN, 464 Du dé: NOTES

Lieutenant du Grand -Commandeur , du Maréchal, du Grand-Hospitalier : le Commarideur Amable Vella, el F celier. de l’ordre et secrétaire du maire il représente les trois langues de France ; |:

Lieutenant de l'Amiral : le Re. Fulvius Aplines ‘Rangone, procureur du vénérable trésor; ;

Lieutenant du Grand -Conservateur : le Commandeur Alexandre Ghislieri, conservateur conventuel ;

Lieutenant du Grand-Bailli : le Commandeur César Borgia, procureur du trésor ;

Lieutenant du Turcopolier : le chevalier Scipion Sessi;

Lieutenant du Grand-Chancelier : : le Commandeur Alex. Borgia. |

Ces détails , et la plupart de ceux qui concernent les Lieutenans du magistère , m'ont été obligeamment transmis par M. le Commandeur Amable Vella, vice-chancelier de l’ordre, auquel il a rendu les plus grands services par son zèle et ses

talens. | be

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