‹ Monumens des grands-maitres de Saint-Jean de Jérusalem ... Accompagnés de notices historiques sur chacunChapitre 26 sur 105 · VALLETAM URBEM ET ARCEM · texte numérisé non relu

VALLETAM URBEM ET ARCEM

DULCISSIMIS AQUIS VIVIFICANTI ÆTERNA SALUS.

laissa en partant un vicaire de l’épiscopat. L'insolence de ce dernier surpassa celle du prélat, au point que tout ce que Malte possédait de jeunes chevaliers, ne pouvant contenir leur indignation, se réunirent et allèrent saisir le prêtre audacieux dans le palais épiscopal , prêts à le jeter à la mer. Le Grand-Maïître calma leur fureur, se fit rendre le vicaire et l'envoya à Paul V.

La tranquillité rétablie, les Hospitaliers reprirent le cours de leurs exploits. En 1620, ils paraissent au-pied des murs de Castel-Tornèse, regardé comme le magasin de la Morée. Trois pétards en ouvrent les portes, et déjà l’on assemble les captifs et le butin, quand un Grec avertit le

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éral que quatre mille Turcs s’avançaient pour lui couper le chemin de ses vaisseaux. Il en avait été de même à Zoare, mais la rétraite fut plus heureuse, et, sans avoir perdu un seul chevalier ni même un esclave, la flotte maltaise rentra triomphante dans le port.

En 1622 , à la demande de Louis XIIT, les galères de l’ordre se rendirent à Marseille, où l’attendait la flotte française destinée contre les Huguenots : cette même année, Alof de Wignacourt, dont la chasse était l'exercice favori, poursuivant un lièvre avec ardeur dans les fortes chaleurs d'août, fut frappé d’un violent coup de soleil, comme autrefois Jean de La Valette. Il

languit quelque temps, mais succomba le 14 septembre 1622, âgé de soixante-quinze ans, après vingt-une années d’un magistère dont la gloire rappela qu'un Français occupait la dignité souveraine , et qui acquit le titre de prince au chef des Hospitaliers.

On grava sur le tombeau du digne Grand- Maitre :

À DIEU, TRÉS—BON ET TRÉS—-GRAND

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