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lui verse dans so patere ; espèce d'apothéose, et signe expressif d'un triomphe obtenu. Les deux femmeSy qui l'accompagnent^ sont Diane et Latone^ Dëesses paredrae ou compagnes d'Apollon lui-même 9 qui inter ma-irenij interque sororem Pjrthius in longa carmina veste sonat. Celui qui a vu TApollon Musagètes du Musëe Pie-Clémi , et l'Apollon que le roi de Suede Gustave III acquit, dont Guattani fut l'éditeur^ et les deux de Postdam expliques par Levejow; celui qui a confronté la Victoire dans les médailles de Néron joueur de "Ljxej dans l'apothéose d'Hercule j dans les Vases de Tischbeyn^ et dans cent autres lieux; en un mot^ celui qui a pesé avec sagesse et une saine critique cette élégante composition, n'a pu ne pas y reconnaître la Victoire , Apollon , Diane et Latone, et conclure avec Boettiger, que si quelqu'un^ à l'interprétation que Ton expose, cal" cuhim suum adiicere , tamquam longius arcessitae , dubitet ; vix t€anen aliter rem expediet i sudabit , aestuabit multuniy nec^ veri similiorem reperiet*
Dans la même ville , et dans le palais Albani ^ il y a deux autres bas-reliefs f dans le
premier desquels on voit uq homme barbu ^ nu jusques à la poitrine, ëtendu sur un lit» avec une femme assise à ses pieds , et qui de la main droite lui presse le bras gauche; un. cheval et un serviteur nu portant un vase et la patere. Dans le second ^ presque semblable^ au lieu du sujet ci-dessus, on voit la tète d'un cheval à une fenêtre , et quatre personnes spectatrices de la scène. Winckelmann les a publiés^ et il y introduit Neptune^ Cérès , Arion et Pëlops. Zoega les a reproduit, et dans le premier, il reconnaît une scène domestique, dans le second deux f^poux a table. Le chev. Inghirami les a compares tous deux avec d'autres semblables qui sont dans divers Musées , et bien que tous soient sépulcraux^ il conclut positivement que l'on a représen lé-là la séparation très*amèrede deux époux qui se séparent à jamais , le cheval ne s'y trouvant introduit que comme sym*bole d'apothéose, c'est-à-dire, du passage de l'âme à une vie meilleure*
Gori a publié dans les Inscriptions d'Étrurie une sculpture de douze figures ^ dans lesquelles, dit-il, sublucet quam mar xime effigies Commodi imperatoris^ quum
urbem Romam^ velato capite , /lOf^m Colo-' fdam Commodianam esset facturas. Nous soutiendrions que le savant , ou n'a pas examine le monument avec l'exactitude nëces* saire, ou ne l'a pas compare avec les médailles et avec les bas-reliefs, en regard, car les traits de la figure principale ne se rapprochent en aucune manière de celle de Commode^ et le petit enfant avec le bonnet Phrygien , qui semble prendre tant d'intërétàce sacrifice, n'a rien à faire avec cet empereur. Nous ne savons pas non plus que jamais Gom^ mode ^ait sacrifié à Hercule une truie avec beaucoup de marcassins. L'illustre abbe Zan«noni a savamment observé avec Virgile, Dénis d'Halicarnasse , et plusieurs autres anciens à la inain , qu'Énée débarquant sur le rivage de Laurentum vit une truie avec trente petits pourceaux blancs ; qu'elle fut sacrifiée par lui, et que ce fut de-là que vint l'origine de la construction de Lavinium et d'Àlbe, d'où s'élçva ensuite Rome, l'éternelle cité. La truie avec les Pénates d'Énée est dans une monhoie de la famille Sulpicia ; Ënée avec son fils Ascagne, qui du rivage du Latium observe la truie avec sts petite
xjxra sous un figuier sauvage; au-dessus , les mu-
nitles d'une Tille, sont sur une grande inëdaille d'Antonin le Pieux. Sur un autel du Musée Pie-CIëm.,Énée est représenté ayant la truie à ses pieds , et Homère assis , qui semble chan-> ter la future grandeur de la postérité des héros. Le même animal se trouve encore en rondebosse et en bas-relief dans d'autres monumens. Pourquoi donc ne reconnaîtrions nous pas aussi dans le marbre de Gori le pieux Troyen qui, avec le voile sur la tête , consomme le sacrifice rapporté , avec le rit que Helenus lui a prescrit, ayant à sa suite son fils Âscagne , et étant entouré de ses compagnons j en Êtce des deux villes , d'Âlbe et de Rome , que Fartiste a représentées là par une ingénieuse anticipation , à Teffet de rendre sa composition et plus belle et plus ma« jestueuse ? Zannoni présente divers exemples de telle prolepsis familière aux poètes; et déjà Visconti, quant aux artistes anciens et modernes^ en avait avancé d'autres. Si les bas-reliefs eussent été toujours examinés et confrontés entr'eux avec la même attention 9 on n'aurait pas , certes , )ugé ni un Jupiter I ni un Bacchus enfant^ b
petit Faune de la Galerie GiustiniaDi^ dans une copie duquel Visconti découvrit la petite queue. On n^auroit pas pris pour raveùglement de Polymnestor ^ ni pour celui de Phénix fils d'Amintor, dans Turne étrusque du Musée Florentin ', ce qui represente de la manière la plus manifeste la cecile d'Oedipe, opérée non par lui-même y mais par les ëcuyers de Lajus j ainsi que Ta prouve Zannoni, Bvec une citation , vraiment classique , ti* xée des Scolies des Phoenissae d'Euripide. Enfin on n'eut pas pris pour Auge et Telephe, ou pour Hypsypile^ vendue esclave à Licurge roi de Nëmée^ ou pour les Pelasges qui ravissent les femmes aux Athéniens, une Hélène enlevée par les serviteurs de Paris, dans un bas-relief publié par Zoega; le même sujet se trouvant répété dans deux urnes étrusques de Cori, Tune du Musée de Veron-ne, l'autre du Musée Guarnacci , et ailleurs. Les pierres gravées examinées aussi avec la sagacité déjà demandée, acquièrent de L'évidence et de la clarté. Agostini en a pu* blié une dans laquelle il découvre les trois Déesses rivales , principalement parce que la dernière a sur la tête une coiilure qu'il
a* fagëe un casqae- Cette pierre mise à côté cependant de quelques autres^ on a découvert que cette coiffure n'est pas un casque , ni que trois jeunes personnes^ s'embrassant dans une sécurité fraternelle et de concorde , pouvaient représenter l'odieux rapprochement de trois rivales orgueilleuses et pleines de jalousie. La pierre doit donc représenter les trois Grâces, sujet traité tant de fois par les anciens artistes; celle avec la coiffure en tête est la plus |eune d'elles ^ épouse de Vulcain, dont elle porte le bonnet, c'est la grâce 9 qui embellit et rend aimables les œuvrages des arts y qui mélangea les couleurs d'Âpelle, et qui conduisit le ciseau de Praxitèle. Le bonnet est là comme symbole du savoir ; et les épis que porte en ses mains celle du côté opposé ont allusion aux richesses, la troisième dépouillée d'em* blêmes , fait allusion à la simple beauté y puisque y selon Pindare , c'est aux Grâces que l'on doit savoir gré ^i co(fioç^ û naMç^ H nç df^aoç avnp , si Vhomme est sage , s'il est beau , s'il est riche-
Une femme assise devant un temple avec un simulacre dans le bras gauche , et en-
tour^ de trois figures, se voit dans ud très- Jbeau camée (sardoiae-onyx) du Musée Fioreutin , qui parut à Gori représenter Théauo affligée de ce qu'elle doit remettre le Palladium aux Grecs. Lauzi^ au contraire, y vit Vesta avec deux Pénates et le Génie de Troie. L'abbé Zannoni ne fut pas satisfait de ces interprétations, qui n'avoieot pas l'empreinte de la saine critique, que tout le monde lui counatt- Ayant lu dans Hygia qu'Oreste agité par les Furies , reçut de l'oracle, à l'effet de se délivrer de ses maux, Tordre d'enlever dans la Tauride le simulacre de Diane, et de l'apporter dans Ârgos ( ce qu'il exécuta avec son ami Pylade , grâce au stratagème très-connu d'Iphigénie qui étoit la prêtresse de la Déesse ), il a savamment pensé que la pierre représentait ce sujet. Ensuite il soumit à l'examen tous les passages qui dans Euripide ont rapport à ce fait, et il prouva que la pierre y correspond avec une admirable vraisemblance. Mais ayant fait voir d'après le même sujet soit en peinture, dans les fresques d' Herculanum , soit eu sculpture , [ans dçux urnes étrusques , il se livra
a^ec une telle franchise ai» particularites les plus minutieuses , que Ton a dû y reconnaître Iphig^nie^ Pilade, Oreste et les satellites du roi Thoas, destines à ëgorger les hôtes en sacrifice à la Dëesse, selon Tinhumaine coutume de cette terre barbare.
Également dans une pâte antique, et dans une pierre du Musëe de Stosch^ la figure soit nue , soit revêtue d'une tunique talaris^ avec de grandes ailes dëploy<^s, n'est pas Jupiter^ apparaissant à Sëmelë, brillant de sa plus grande gloire, mais c'est, comme l'observe Boettiger, dans le bel ouvrage de Schlichtegroll, le Tanatos aile, c'est-a-dire la Mort prête à embrasser une jeune fille qui repose endormie, tendre allégorie avec laquelle l'artiste a voulu indiquer la fin prë- . maturée d'une vierge dans l'éclat de sa beauté. La citation que nous avons faite des fresques d'Herculanum , nous rappelle à la pensée cette antique peinture du Musée de Portici, oà l'on voit le premier des travaux d'Hercule. Les académiciens qui l'ont expliquée reconnure^^t Jupiter dans la figure qui est dans l'action de tirer l'épée €xaQa(A&Hif m fypoç^ bien qu'il n'y ait aucun
doute qu'elle doit être Amphltrion , introduit dans cette attitude par Thëociite dans ses Idilles, ce qui est confirme par un bas* relief duf Musée du Vatican lequel, exprime le même sujet que la peinture d'Herculanum; peinture qui, peut-être ^ fut imitée de celle qu exécuta Zeuxis, et dont Pline fait mention. Dans le même Musée du Vatican il y a aussi UQ yase sur lequel Winckelmann a reconnu dépeint Ulysse transformé par Pallas en vieillard tremblant et courbé. Le docte Allemand se ressouvint que la métamorphose dTJlysse advînt y selon Homère > par l'attouchement' d'une baguette ; et voyant que la Déesse ici n'a point de baguette, mais un vase avec lequel elle verse TambroisiO:
dans celui du vieillard, plutôt que de changer d'idée , il en attribua la cause au caprice de l'artiste qui avait ainsi voulu se conduire en peintre, poëte, plutôt qu'en copiste. Quiconque a observé un bas-relief grec du Musée de Velletri, où Hercule présente sa coupe pour recevoir le nectar divin qu'est prête à lui verser une Déesse, pudiquement voilée^ s'aperçoit aussitôt que ce n'est plus Ulysse qui est peint sur le vase^ mais bien
Hercule ( là massue le confirme à-coup-sûr encore plus), et qui n'est pas couvert de la peau de cerf^ mais bien de celie du monstre de Lerne qui lui est particulière. Tous les mythologues, s'accordent à dire qu Alcide a dû son apothéose à Minerve qui lui fit boire Vambroisie, Pindare attribuant aussi genera iement à cette boisson des Dieux la merveilleuse vertu de rendre les hommes immortels.
Montfaucon y Ducange , Moreau de Mon* tour et plusieurs auAres , ne virent-ils pas dans le dyptique de Dijon l'image de Sti^ licon^ de Serena sa femme , de Ëucharius^ de Marie et de Termantia leurs enfans, quand il n'y avait là que le consul de Tan 5o6 Flavius Ariobindus avec deux officiers et huit figures qui représentent le peuple spectateur des jeux du cirque? Qui découvrit cette équivoque? Ce fut rflagembuch à laide de la con* fronlation du dyptique de Zurich. S'il soup* çonna d'abord seulement quel était le vrai sujet y son soupçon prit une grande force alors qu'on publia le dyptique de Lucca ^ dont l'inscription, dans la forme des caractères, et dans les titres inscrits , est tout-à-fait
égale à celle de Dijon, mais maintenant il est réduit à une certitude incontâstable^ M, Coste ayant retrouve la tablette droite qui d'abord manquait , et qui porte précisément le nom de Flavius Ariobindus y indiqué par Hagem* buch.
Combien d'erreurs , combien de rêves n'écrivirent pas des hommes très-célèbres , poui" interpréter l'épigraphe du fameux dyptîquequi appartient aux héritiers de la famille Barbisoni deBrescia? La plume se refuse à répéter leurs opinions , tant elles sont extravagantes et sans fondement. S'ils eussent considéré que dans le siècle deBoèce le prénom Narsès était familier à beaucoup de personnages de haut rang; qu'il est parlé de Narsès prêtre, assistant au concile de Calcédoine l'an 45 1 ; qu'il est question dans les Dialogues de S. Grégoire d'un autre Narsès ; que les lettres de Pelage premier parlent de deux Narsès; et que Narsès^ magistrat dans Ravenne, avec onze noms, est cite dans les actes publics de cette ville de l'an 57 S, pour ne rien dire de Narsès, évêque de Cesaree dont il est parlé^ dans le concile Quinisextuniy fil de l'eunuque Jïarsès vainqueur des Goths ; si ces écrivains
avaient, nous le rëpiétons, considère cela ^ ils auraient reconnu la meilleure interprétation que Ton puisse donner des lettres:
WARMAJÎLBOETHIVSVCETINL EXPPPVSECCONSORDETPATRIG
qui est celle ci:
NAI15C5 • MANL1Ï15 • BOEÏTVS • Yir * darìssinuis ^ ET * l^husier^
EX • Vraefectus • Vraetorio • Vraefecîus • \rhis • SE^Cundum • GONSu/ • Oï^inarius - ET * PATRICua.
Qui prend la peine de lire cette préface s^aperçoit d^à , qu'ayant pris la ferme résolution de prouver (selon notre peu de capacité) que la science des antiquaires est susceptible d't^videntes démonstrations y nous avons choisi 9 à l'appui des raison nemens que nous avons mis en avant ^ les exemples que Ton trouve dans la plus grande partie des ouvri^^es qui sont sons nos mains y ou qui sont familiers et communs à presque tous les amateurs de Tarchéologie. Il nous a plu de pré* fórer xeux qui sont susceptibles de la plus facile intelligence 9 notre unique but étant de la dégager d'une erreur^ qui pendant longr-
temps a arrêté les progrès d'une science si belle 9 si utile et si agréable. Nous espérons aussi que personne ne voudra mettre en doute que si cela convenait ici, nous pourrions, avec une égale facilité, démontrer combien d'autres statues, de bustes, de bas-reliefs, de peintures, de médailles, de pierres gravées, de diptyques, denionumens enfin de toute sorte, représentés sous différents points de vue, qui ont usurpé de fauï noms et des attributions mensongères, et que la judicieuse critique de notre âge avec le secours de confrontations exactes , a rémises à leur véritable place , et à leurs naïves ainsi qu'évidentes représentations. // en est de cette science ( dit fort à propos le très-savant Quatremère de Quincy^ rendant compte dans le Journal des Savans de notre opinion , et en la fortifiant de son approbation ) , il en est de cette science comme de toutes les autres : les découvert tes ou les. vérités nouvelles se multiplient progressivement en sortant Fune de V aulire , comme . on voit de nouvelles branches issues des anciennes, se projeter sans in* terruption, en étendant de plus en plus le développement de Varbre^ La science Ar^
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chéologique repose , comme toutes les au^ très y sur la méthode en vertu de laquelle le philosophe procède du connu à V inconnu. Plus il y a de connu dans le domaine de Fantiquitéj plus il est nécessaire que la quantité de Pinconnu aille en diminuant^ Et dans un autre ouvrage, le même auteur^ revenant sur le même sujet y conclut d'une manière encore* plus positive. C'est par le rapprochement que la connoissance des mo^ numens nous met à pprtée de faire en^ tre telle ^gure bien connue et bien desi' gnée y et telle autre qui lui ressemble y mais sans désignation, que nous arrii^ons à ex^ pUquer les ouvrages incomplets ou mutilés que le temps nous a transmisy et que de nouvelles découvertes nous procurent^
Mais la théorie que nous avons exposée recevra encore plus de clarté et d'évidence, pourvu qu'il plaise d'observer qu'avec ce jugement on obtient aussi la même certitude dans l'interprétation des marbres écrits. Nous demandons, en leur faveur^ comme une grâce de dire deux mots au sujet du tourment continuel qu'ils donnent aux illettrés.
Nous ne contestons pas que pour n'avoir
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pas voulu confronter lesinscriptions avec d'autres du même genre et du même âge , des hommes d'un grand savoir n'aient éiè entraînés à de graves erreurs. Mais parce que quelques-uns sont tombés parfois sur la route y reste-t-elle pour cela moins unie et moins facile pour conduire à l'exacte connaissance du vrai? Et qui ne rit aujourd'hui de la Terra - Viegesta * Ëjt * Si/a - Pecunia. 'Restituerunt , qui parut à Scalîger devoir se lire ainsi dans un marbre de Lyon, où îl y avait clairement, et comme on le voit répété dans d'autres inscriptions là existantes , TRES • VKoçinciae? Qui ne connaît FE- UX • SEKi^us • NATw/ie • GERMANVS changé par Muratori et Amaduzzi en SERBO- N AI que quelqu'un, y voyant peu clair, a cru être le nom d'un hébreu? Dans l'inscription de Quintus Mamilius CapitoIinuSy publiée par le même Muratori , on dit qu'il fut PRAEF. AFR. SAT., c'est-à dire PKAEFectus AFRicae • Sflifensisy comme le lit le savant éditeur ; ou AFKicanae StATionis , comme le corrige d'Or ville, approuvé par Zaccaria. Après que nous avons vu ce marbre dans un ma<* nuscrit du seizième siècle^ et après l'avoir exa-
mine avec d'autres qui appartiennent à desma^ gistrats de Rome {Urbani)^ nous découvrîmes Terreur et lûmes PRAEFecto • AERa^ • SA- Tiumiy nous ne craignons pas de dire que ce ne soit là sa véritable et juste interprétation. Rejectis . Ruderibus y ou Ripant Ronumam , étaient Finterprétation que l'on donnait autrefois au sigle R. R. dans les cippes servant à établir les confins des rives du Tibre y OÙ Lucrèce ^ Cicéron ^ et ce qui plus est encore ^ trois inscriptions du même genre, enseigniaient qu'on devait lire Recto legione. Il n'y a pas long-* temps ^ quavec le consentement de plusieurs savans nous avons banni des marbres Pannoniens et Si* ciliensle UEXiatus - AY Gustdlis • PRimi • VKaetoriiy et le Quaestor- PKimae • PRoi^Z/iciaej bien instruits pai: d'autres marbre^ des mémeis provinces , qui expliquent ces deux charges par les paroles LEGATVS • AVOV- STI • PRO- PRAETORE j QVAESTOR • PRO • PRAETORE- Il ne nous semblerait pas non plus qua ce serait un grand mérite que de bannir aussi le corps imaginé des PJ^O-^ CERIORES d'une pierre de Boldetti, reproduite par3furatori, dès qu'il y paraît claire*
Musée Chiar., Vol I d
ment que le nommé Eulpar est un VETE-^ R ANVS EX • PROTECTORIBVS , c^est-àdire de ceux que nous appelions g^^zrc2^<( du corps, et qui gardaient et protégeaient la personne et le palais des Césars.
Celui qui voit dans les marbres d'Étru* rie 9 ce petit, mais précieux fragment :
EX CES VIIII GERM IIDIII SAOTA MO ET BLAESO COS
dira que c'est une imposture ; et bien avea raison, parce qu il a été mal copié par Cori qui ne Tentendit, ni ne l'interpréta point. Qu'on le confronte avec d'autres ^ et les per*^ sonnes même les moins versées, y liront:
iXCS&iU • Vm • IkàUndias • GEHMmâcm • ïiora • Dfoi • ih \ iSÂENUNO ET • BLAESO • COnSuUòaM .
Vignoli dans Tépitaphe opisthographe d' Oscia Irencj qui finit avec les lettres H - S * E * OIBQ * TLIS, lut avec confiance Heic - ^ita EST • Omnl^usQue • TiVuLIS, et personne n a encore deviné, ni ne devinera peut«*étre jamais , d'où, il a tiré cette version erronnée* Elle fut cejpendant accueillie et' approuvée par Muratori et par plusieurs autres hommes très-célèbres , qui , s'ils avaient ' confronté
ees abréviations avec les formules d'au-» très marbres du même genre ^ se seraient aperçu que l'interprëtation véritable et naturelle est bien : Heic * Sito * £^/ * Ossa
llliiiS • Bene • Qidescant 'Terra • luevis • lUi Sit. Le marquis Guasco^ au contraire^ ayant vu dans l'épi taphe de la jeune TicheSj qui est dans le Musée Capitolili H . S - £ * S : . TTLDVIMAR ÏDXUICO, dit modestement: quisquis haec enucleabit ^ nuhi magnus erit ApoUo , bien que^ sans se croire Apollon , on puisse interpréter avec Justesse, Heic * S/to * Kff - Sif * Terra * Tibi * Tjevis * Decessit V * Idus • ilARtias • I/nperatore ^Domitiano * XIII * COnsule, c'esh addire dans Tannée de Rome B^o.
Yeut-oq plus? La fameuse sigle NCÂPR empreinte sur les contre* marques des mon*» Doies romaines , n'a-t-elle pas été peut-être^ et y pour beaucoup y n'estolle pas encore le tourment des paléographes les plus versés dans la science? Que Ton voie^ de grâce, les étran* ges interprétations que tant de personnes ont proposées, et recueillies, presque toutes, par Rasche dans son lexieon Rei nummariae^ Si elles avaient cependant réfléchi que sur
LU
d'autres semblables contre-marques pu lit
PRO;PHOB; IMP- AVG • PRO; CÂES • PROB ; TI AV • PROB , lesquelles signifient Indubitablement PROôûW/; IMPeratorr AVGustus ' l?KOba\^it^, CAESar- PROBwiVî Tlberius • AVgustus • PRÔB^fW/, elles n'auraient pas balance à lire la sigle NC APR y Nero •' Caesar • Augustus • PRoiai'i/, et elles auraient pu en déduire, avec beaucoup de probabilité, que les monnoies contre-marquées étant un peu usées, il fallut lapprobation et r autorité du prince^ afin qu'elles fussent admises dans le conmierce, et reçues comme monnoie courante.
Et pour faire l'examen de quelques inscriptions dans chacune des classes, que les épigraphistes ont l'usage de les distinguer et de les diviser, nous commencerons par ^cs sacréesy et nous observerons la très-antique petite lame de bronze façonnée en guise de talisman que l'on conserve dans le Musée Kircherien, et d'une indubitable autenticité.
On lit sur elle ces deux seules paroles : ,
I O V I S CACVNVS
L'idée que s'en formèrent les érudits se rapprocha du prodige. Comme Jupiter^ en fài-