oncutienda
Coma, ceryiceïïH a corpore secans»
TîbuUe, liv. l, Eleg. IV ^ 37 :
Solis aetema est Phoeho ^ Baccoque juventas Nam decet intonsus crinis utrumque Deunu •
Dans les discours du Musée Pîe-Clémentin , c If, p. 207^ on a fait remarquer que ces boucles de cheveux qui tombaient sur la poitrine s'appelaient ffóarpvyQ^ y nom que les grammairiens faisaient dériver des grappes de raisin, et par cette raison toujours plus particulières à Bacchus.
(a) Béger dans le Trésor de Brandebourg , t. 1^ p. ^9^ a remarqué entre autres choses le souris qu'on aperçoit sur le visage de Bacchus. Il y a dans T^n/Ko/og/e, liv. f, eh. XXXVIU, l'épigramme 11 , où il est dit, v^rs ^i
Laetitiae daioremfacundumy gigtuUes inierimentem^ ridenien^ et au aa vers, Amàntem risus.
Winckelmann'dans VHist. deVArt j tome \, lîv. V, c. i^ p. aa6^ observe" que Bacchus ne perd îamafs son caractère de gaieté sous quelque forme qu'il soit , f&t-il représenté en guerrier.
(3) Les mythologues et Cicéron , lîv. III , chap. a3 , p* 33a^ parlent de plusieurs Bacchus | mais celui qui esc le plus célébré c'est le fils de Jupiter et de Sémélé. Oa voit la naissance de celui-ci, tire du sein de sa mère, et
a57 «H verses a&égoiies plus ingënieuses que Traies(i)y
car si on le coiisidere comme ua Dieu dans la jeunesse , tous sont représentés ainsi (a) ; d on le considère comme conquérante la nudité, on les ait, est propre à l'effigie des héros (3). Nous faisons cette remarque parce que Ton voit beaucoup de figures de Bacchus demi-nues (4) ou vêtues, comme on voit
renferme ensuite dans la cuisse de Jupiter , représentée •ur -difTérens monumens antiques. On en verra deux dan» )e Musée Pie-Glémentin , tome IV , pi. XIX , et pi. Â ^ unni. I de supplément^ et c'est à ce Dieu que se rapportent toutes ]«s antiquités que nou:» connaissons.
(i) Fornute dans le ch. 3o déjà cité en parle à la page 31 6. Fulgence^ liv. 11^ ch. XY, page ga^ s'exprime ainsi «n parlant de la nudité de Bacchus : Ideo etiam nudus, seu quod emnis ebriosus intervertendo nudus remaneat ^ étut mentis suae secreta ehriosus nude t. Les mêmes au^ teurs cependant disent qu'il n'était pas toujours , représenté nu.
(a) Il y a une grandes quantité de statues d'Apollon, cle rAmour et d'autres Dieux entièrement nues. Il est inutile d'-en donner des exemples^ elles sont assez connues. (5) On peut se convaincre assez de cela en observant les seul* piiires antiques^ nous voyons beaucoup de statues d'hommes illustres et d'empereurs^ sculptées nneS; pour ressembler aux héros de la Grèce.
(4) Buonarroti dans ses observations sur les médailles du Musée Carpegna donne ; page 440; un Bacchu« barbu entièrement vêtu. Les figures à moitié nues sont très-fréquentes dans les statues et les bas-reli«fs. Winckeimann à la page 227 du tornei deYHist. de l'Art , décrit une très-belle statue demi-nue de la ville Albani / il donne même une règle générale qui ne peut subsister quand oq «b«exv€ les statues antiques. Il dit que quand les figu-
aussi sur quelques monumens Bacchus conquérant des Indes armé d'une cuirasse (i). Le tigre que Ton voit à ses pieds lui était consacré (a). Le ihou* vement des bras indique qu'il tenait un thjrse (3),
res de Bacchus sont debout y elles sont toujours vétnes jusqu*aux pieds. La nAtre^ celle du Musée Pîe-€lémcntlD, tome f I ^ pi. XXVIII, deux de la ville Pinciana , portique nuoi. 5^ chambre II, n. I ; chambre III, n. 8, et d* autres encore s'opposent à cette opinion.
(i) On voit Bacchus armé, entre autres monumens, dans un bas-relief de la ville Albani qui est publié dans les Monum. ined, de Winckelmann , n. 6.
(a) On donne beaucoup de raisons , pour que le tigre ait été consacré k Bacchus. Quelques-uns croyent qu'on attacha à son char les tigres, les lynx^ les panthères, les Léopards ^ comme triomphateur des Indes ou abondent ces animaux :
• m . , Tu bijugum pictis insigma fraenis
Colta premis lyncum.
Ovid. j Metam. , IV , V. a4-
Virgile, liv. VI de l'Enéide^ v. 8o5^ décrit le char de Bacchus tiré par des tigres :
Nôc qui pampineis victor juga flectit habenis , Liber , agens celso Nisae de vertice tigris.
Quelques-uns croyent que les tigres aiment à boire le tîo, et que s'ényvrant facilement on les prend et on les dompte sans peine. D'autres supposent que la variété des couleurs de la peau de ces animaux indique , selon Fornute ^1. c. ^ p. 217, que les mœurs des hommes quels qu'ils soient^ même féroces^ sont adoucies par l'usage modéré du vin* Enfin il en est qui veulent que les nourrices de Bacchus furent une fois changées en ugresses , et que c'est pour cela qu'elles l'accompagnent sous cette figare.
(5) Le thyrse est la lauce de Bacchus ^ et de ceux da
.^39 «t qu'il offirût des raisins ^ comme on le voit de
même sur d'autres mouumens anciens (i)«