‹ Monumens du Musée ChiaramontiChapitre 12 sur 60 · TRI • EX • FI • GL • IAR • FA • CAE PI • O • NI • A • NI · texte numérisé non relu

TRI • EX • FI • GL • IAR • FA • CAE PI • O • NI • A • NI

Qui ne dirait pas que c’est une énigme ? Cependant rien de plus clair , pourvu qu’on la confronte avec d’autres, sorties du même fourneau, forméesavec d’autres moules, par le mêmeartiste. On doit lire : T iti * R ausi- Vamphili • EX ■ FIGLKm,? • AR riae • FA dillae • CAEPIONIANL- L’ouvrier Titus R ausius Vampliilus qui travaillait dans les fours Cepio -

niani pour le compte d 'Arria Fadilla mère d’Antonin le Pieux, se retrouvera dans le Musée de Classe de Ravenne , dans le Capitolin et ailleurs.

Et puisqu’il faut réfléchir à tout, que tout est instructif dans les monumens, que les savans disent si de la fausse et erronée ponctuation de la brique ci-dessus citée , la suivante qui vient du territoire de Padoue, et dont nous donnons également le dessin (pl. F. 2 ) reçoit ou non quelque lumière. Là aussi on voit un point mal placé, qui jetta dans l’embarras celui qui en a parlé deux fois, il y a maintenant trois ans, dans cette Académie. Non-seulement le très-savant Furlanetto, qui daigna nous demander notre avis, voulut bien en être persuadé, mais encore par sa critique pleine de sagacité, il l’a confirmé savamment. En conséquence , qu’on lise avec une confiance absolue :

QVINTAE * MVST/ae ' AVG urinae . SAB inae • C larissimae .F eminae

puisque son prénom, en usage dans la famille des Mustii , se voit également dans les antiques inscriptions, que chacun peut voir dans le Monumenta Patavina de Orsato, desquelles on apprend que les Mustii avaient là

leur domicile et leurs biens , et qu’il y avait aussi les Mustii Àugurini , par qui nous connaissons la condition de Quinta et la raison de sa polyonomie. Quinta , étoit, si non la fille ou la nièce de Quinlus Mustius Priscus , nomme consul, selon Marini , l’an de Rome 916, une parente au moins de ce Titus Mustius Ostilius Fabricius Meclulla Aiigurinus y qui reçut de Nerva l’honneur du Tribunat, qui devint en outre Préteur , administrateur du trésor public, et fut Pontife, d’où cette parente, à bon droit s’est appelée Cia rissima Feinina , titre particulier des matrones Nuptae Clarissimis , et fréquemment employé par elles après l’âge de Trajan , dans les livres , les bronzes , et les marbres.

On voit aussi dans le Musée public de ^ Parme la brique MENNIIANVARI, sur l’interprétation de laquelle notre docté ami de Lama s’égare incertain dans diverses opinions. Lisez: Marci* ENNh e IAlNVARh*, parce que l’empreinte vient de Velleja ; et si on trouve là les biens ENNIANI dans les cantons Albense et Ambitrebium^ si Lucius Ennius , et Ennius Primus avaient des biens dans les

cantons Erculanius et Scilutare du territoire de Plaisance; déplus, s’il y a jusqu’à un Marcus Ennius possesseur de biens dans le canton Moninate sur les confins de Libarna et deVelleja, nous ne voyons pas pourquoi on ne lirait pas Marri • ENNIi * IANVARh* , celui-ci devant être ou le susnommé possesseur Marcus Ennius , ou l’un de ses proches , ou l’un de ses affranchis. De-Lama fit usage lui-même d’une égalé théorie en interprétant la brique M arci AVILLI , parce qu’il observa qu’un Gneus Avillius fut Sévir Augustalis dans Velleja : et de Titus et de Optatus , et des frères Avillii on fait mention dans la table alimentaire , qui également rapelle une possession (FundumAvillianum ) dans le Plaisantin.

Que la même observation vaille pour cette brique, que nous avons comparée avec d’autres, qui se conservent dans le Musée Chiaramonti :

CLMC ODDEKDL PÆTIN ET APRONIAN C O S

c’est-à-dire : C hresimi * ( servi ) L ucii è M unatii • C rescentis * O pus • D oliare •

DE • K aninianis • Domitiae • Lucillae 9 PAETINo • ET • APR0N1AN o • COjiSuîibus . Et que cela se dise encore de celle du même Musée qui, nous le croyons, n’a jamais été publiée :

A D L S DOL DE LIC PÆTIN ET APRONIANO C O S

ou : A niceti * T)omitiae • Luc illae ■ S ervi DOL iare- DE • LIC inianis • PAETINo • ET APRONIANO. COnSulibus • Cliresimus était le potier de Lucius Munatius Crescens , intendant ou fermier des fours Caniniani ; et Anicetus celui des Liciniani, dans lesquels Domiiia Lucilla , qui n’est pas la fille de Domitius Luc anus , épouse de Publiius Calvisiius Tullus, mais bien la fille de celle-ci, femme d ’Annius Verus et mère de l’empereur Marc-Aurèle, laquelle, sur d’autres briques, est appelée soit Publii Filia, soit Lucilla Veri.

Les pierres sépulcrales nous offriraient une moisson bien plus abondante, mais pour n’aller pas trop loin, nous n’en choisirons que deux seules. Nous avons dans Ap«

piano, et encore plus correcte clans Gruter, une épigraphe de Capoue, que quiconque s’arrête à l’examiner , ingeminet tremulos naso crépitante cachinnos . La voila transcrite d’Appiano.

L • ALFIYS LL* NASENNIA NASENNIAI * L • CERDO • D S • F • D • 0 • L • PROTABILEM • AVO H • S • S • IN * FRONTE • PEDYM II1I • IN - AGR • PEDES • IIII

Nous avons déjà remarque qu’il arrivait souvent chez les anciens qu’on gravait sur un même marbre plusieurs inscriptions honoraires: on peut dire de même des épitaphes, particulièrement si elles s’affectaient aux sépulcres qui devaient appartenir à plusieurs personnes et que pour cela on appelait sepulchra communia . Celui qui ne sait pas cela, ne comprendra certainement rien à cet amas d’erreurs. Mais qu’il compare avec d’autres du genre indique', et il en extraira trois belles inscriptions, corrige'es et distribuées de la manière suivante :

L • ALFIVS . L • L • | NASENNIA [ NASENNIA • L . U CERDO • D • S • F • J D D L - PROTA [ P I L E M A T

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