‹ Monumens du Musée ChiaramontiChapitre 13 sur 60 · O • H • S • S • JN • FRONTE • PEDYM . IIII • IN • AGR • PEDES . IIII · texte numérisé non relu

O • H • S • S • JN • FRONTE • PEDYM . IIII • IN • AGR • PEDES . IIII

déchiffrer d’une manière plausible ces caractères qui se présentèrent à l’œil, sur les images des Dieux et des héros, avec les noms propres en étrusque , peints aussi sur d’autres monumens avec des noms en grec et en latin. Qui ne voit pas que les paroles ^$Vsl V d’un scarabée en agathe qui est dans le Musée de Bologne; AriaK^W, V41 fi d’une patère du Musée Rirckerien ; MaaVW d’un autre qui fut autrefois dans le Musée de Yelletri, sont les mêmes que VLVXE, Uli xes y MENRFA , Minerva ; APL V , Apollo, MVRAN , Moirarty M oïpa, c’est-à-dire Parque? Qui peut douter que les paroles ,

^si HJM , MÀflVr près d’autres figures bien connues , ne soient les mêmes que Hélene , Menelaus , Ta Urania , c’est-à-dire reine, épithète ordinaire de la déesse du plaisir, arbitre et souveraine de tous les êtres animés ? Et si les images se ressemblent entre elles jusques à l’évidence, et sont alors les mêmes, pourquoi les noms ne seraient-ils pas aussi les mêmes, étant identiques? Les élémens du langage étant découverts, on a pu aussi donner raison de beaucoup d’expressions , en fixer l’ ortographe , et , nous dirions

presque, la grammaire. De-ià clans le plomb dont nous donnons le dessin ( planche F. 3), et que nous avons vu chez un marchand d’antiquités , nous lûmes avec le trèséclairé Vermiglioli ARNTH VHTAFE FEL- CHEI , Aruns Octavius Velcici ( natus J.

les paroles MI CANA qu’on lit dans beaucoup de statues s’expliquèrent Sum Donum ; TVRCE répété plusieurs fois dans les do naria étrusques signifia donum dedi ; TECE voulut dire posait ; CLEN, votum ; et ainsi d’autres à l’infini. Si l’on ne comprend pas entièrement les rituels Eugubéens, nous savons au moins de quoi ils traitent ; et puisque l’art , quoique dirigé par des mains savantes , est encore dans l’enfance , peutêtre il arrivera qu’en dérobant à la terre une plus grande quantité de monumens , et les confrontant avec ceux qui sont déjà connus, de cette étude attentive, il résultera, qu’un jour nous pourrons les lire, comme nous lisons les Grecs et les Latins. Il en arrivera de même, peut-être , du phénicien , du punique , de l’égyptien , et mêmes des hyéroglyphes, dont, avec la méthode que nous avons indiquée, on a commencé à en déchiffrer

Musée Chiar. Yol. L

plusieurs avec certitude. Il est fatal pour les choses humaines que l’on doive passer pendant long temps à travers beaucoup d'erreurs , qu’ensuite il naisse une lueur , et que ce n’est qu’au fur et mesure qu’elle croit, que le jour paraisse. C’est ce qui est arrivé au caractère courant grec et romain, tracé par des tachygraphes sur les papyri , car on était si loin d’en avoir pleine connaissance, que même les plus courageux, seulement à le voir, restaient immobiles, comme s’ils eussent vu la Gorgone. Il s’en trouva même qui jugèrent ces caractères latins et grecs, comme Arméniens et Chinois, Oschéens et Sabins. Si l’on pouvait mettre à exécution l’idée qu’Heyne imagina , de réunir dans un ouvrage tous les monumens antiques connus déjà, de les classer selon Tusage et les sujets et l’âge auxquels ils appartinrent, les lieux, d’où on les tira, et les artistes qui les exécutèrent, les progrès de notre art seraient infiniment plus rapides , et l’avantage qu’en retireraient tous les autres serait bien plus sur et plus général.

Et c’est précisément pour servir aux progrès de la science que nous nous avons

pris le soin de diriger cette nouvelle édition du Musée Chiaramonti : car après avoir vu dans le Musée Pie-CIémentin divers monumens, qui de leur réunion avec ceux récemment découverts, et expliqués dans le Musée Chiaramonti , recevaient de plus grandes clartés et une démonstration évidente ; d’un autre côté, après en avoir reconnu, dans le Musée Chiaramonti, plusieurs autres qui à l’aide de ceux qui sont dans le Musée Pie-CIémentin , offraient la certitude désirée, il nous a semblé rendre un service à quiconque a de l’inclination pour les beaux arts et pour la vénérable antiquité, en reproduisant ce Musée sous une forme pareille , et avec la même méthode que nous avons employée pour l’édition des Oeuvres d’Ennius Quirinus Visconti , afin qu’il leur fut réuni comme le supplément le plus nécessaire.

Est-il personne qui ayant lu les observations de Visconti sur Neptune, ne doive être infiniment flatté d’en avoir aussi , en gravure , la tête la plus belle et la mieux conservée qui nous soit parvenue de toute l’antiquité? Quel est celui qui ayant admiré

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