‹ Monumens du Musée ChiaramontiChapitre 22 sur 60 · P L A N C II E VIL · texte numérisé non relu

P L A N C II E VIL

JuNON VOILÉE * *.

Quoique la statue que nous donnons dans cette planche ne se distingue pas par sa grandeur ni par son travail , cependant elle mérite d’être considérée à cause de sa conservation , et du parti grandiose de sa draperie. La majesté de ses traits, le diadème placé sous le voile qui couvre sa tête, tous ces attributs indiquent une Junon, la reine des Dieux.

Si quelque personne ayant des connaissances de l’art veut examiner le travail de cette figure, elle ^conviendra avec nous que c’est une copie médiocre d’une très-belle statue de cette divinité , exécutée par un artiste plus habile que le copiste.

Junon naquit, selon la fable (1), de Saturne et de Rhée , en même temps que Jupiter (2) , et comme

suis y et citharae coi'dis victoriam polliceri. Martial en parle aussi , épigr. 54 du liv. IV , v. i :

Oh y cui Tarpejas licuit contigere que r eus Et méritas prima cingere fronte comas.

* La statue a de hauteur quatre palmes. Elle est de marbre appelé' grechetto d’un grain lin. Les bras sont une restauratiou moderne. Le parti pris pour la draperie est très-bon , mais très-mal exe'cute'.

(1) Junon fut ainsi appelée a juvando 7=î a juvando Junonem y et Jovem dicimus. Mart. Capel. Pbilol. , 1. Il, page 47. Vossius cherche à donner une autre étymologie à ce nom. V. Voss. , TheoL Gent. , liv. II , ch. XXVI, page 160 , b.

(2) Autant l’ancienne mythologie est d’accord sur les pa-

ce u’était pas par ies femmes que l’on avait à craindre que le père fût dépouillé de la souveraineté,

rens de Junon 7 autant elle l’est peu sur les lieux de sa naissance. Strabon prétend qu’elle naquit et fut élevée à Argos , à quoi Homère se rapporte lorsqu’il l’appelle Argienne, Strab. , liv. IX, Boeot., page ^10. Sign. Mar. Paris, s Alalcomencurum Homerus meminit , sed non in catalogo.

Iliad. a, v. 8. Juno ctilta Argis } et Alalcomenia Miner va.

Ilabet oppidum hoc vetustum Minervae fanum , religiose admodum cultwn : ajuntque ibi natam fuisse Miner vam y ut Junonem Argis .

Argos est par cette raison appele'e la ville de Junon : et les fêtes de cette Déesse dites HPAIA, Herea , aussi Hécatornbées , à cause des cent victimes que l’on v sacrifiait^ sont célèbres. A propos d’elles nous trouvons une occasion heureuse de présenter à nos lecteurs un monument inédit qui donne une idée de ces fêtes. C’est une grande médaille antique deFaustine la vieille; elle était autrefois couverte d’une lame d’argent fort mince , mais elle a été un peu endommagée par le temps. On voit sur une face la tête de l’impératrice avec l’épigraphe DIVA AVGVSTA FAVSTDNA. Il y a sur le revers un char tiré par deux bœufs ^ et dedans sont deux figures assises , une de femme et une d’homme. Devant le char est un militaire , et dans le fond on voit un temple circulaire avec une coupole. Il semble qu’on retrouve ici la pompe sacrée avec laquelle on conduisait pour ces fêtes, dans le temple hors de la ville, la prêtresse de Junon ^ qui nous est indiquée accompagnée de la jeunesse armée par Ene'e Tatticus , chap. XVII, Poliercet. , pag. 458. Scriptorum de Re Milit. P. Scriverii ~ In Argivorum urbe die quodam publicae solemnitatis , cives pompam pubis frequen tis armatae extra mur os duxerunt ü On menait ordinairement la prêtresse dans un char traîné par des bœufs comme

Junon fut élevée parmi les Nymphes , et eut pour compagnes les Heures , qui la servirent a Samos ,

nous l’assure Palefatus, de incred. Jiist. , ch. 5i , de Ju nojie , page 61 , in Opusc. Myth. Gale s Janonem Decim sibi tutelarem existimant Argivi , atque ea pr opter festum in honorent ejus célébrant ; cujus apparatus erant juncti boves , corpore albi 9 eo in curra considéré opportebat Sa cerdotem , et ita ad templum usque pervehi , erat autem templum extra urbem. Il est connu que le sacerdoce n’ëtait accorde' qu’aux femmes. La figure d’homme représente le cocher du char 9 selon l’opinion du Thëon sur Aratus. Fabulatores vero aurigam dicunt esse imaginent vel Bellerophontae , vel Trochili , qui filius fuit Callitiae , que prima Argis Sacerdos fait. De sorte qu’il paraît que les auteurs cites donnent la juste interprétation de cette rare médaillé. Nous pouvons même y ajou^ ter qu’à Rome il y avait quelque temple de Junon circulaire comme il est ici repre'sente'. On peut le voir représente' sur les me'dailles de Gallus et de Volusianus > avec l’inscription IVNONI 3VLAHTIÀLI. Voyez la lettre sur ce sujet, Mem. Encicl. , tome III, page 6r.

Mais pour revenir à ce que nous avons dit des lieux ou naquit Junon, nous citerons Pausanias qui assure qu’elle fut e'ievëe près de Stymphale par Tëmène qui avait ërigë dans cet endroit trois temples sous differentes dénominations ~ Jn pt'isca vero Stymphalo Temenum habitasse , a quo fuerit Juno educata , cui fana tria Deae cognomi nibus totidem dedicaverit , Puellam vero , dum virgo esse tJovi vero jam nuptam , Adultam , divortio a Jove facto y cum Stjmphalum se recepisset , V iduam appellasse. Pausanias, Arcad. , liv. VIII, ch. XXI, page 64o. D’autres auteurs anciens veulent qu’elle fut ne'e et ëleve'e à Samos, où elle avait un temple célèbre , que Pausanias dit avoir été fonde' par les Argonautes, qui placèrent dedans la statue de la De'esse , tirée d’Argos Fanum Junonis quod S ami est , sunt qui dicunt Argonaatas ipsos dedicasse. Il -

ou elle habita pendant sa première jeunesse , et oh elle fut ensuite révérée par un culte tout particulier. Jupiter soustrait à la fureur de Saturne par les Curètes, crut dans l’ile de Crête secrètement, et lorsqu’il fut adulte il devint amoureux de sa soeur et l’épousa. Pour arriver à cette Fin il prit la forme d’un coucou , sous laquelle il parvint à plaire à Junon (i). Lorsqu’elle fut son épouse elle devint extrêmement jalouse des jeunes filles qu’il aima, et se rendit fameuse par les vengeances qu’elle exerça contre celles qui lui causaient tant d’inquiétudes. Enfin elle fut appelée veuve , parce que Jupiter la négligea et l’abandonna. On réunit par la suite ces deux Divinités (2) , et par des fêtes annuelles on célébra cette heureuse réconciliation.

Si l’on se pîait à trouver une signification dans

lue siguo Deae Argis devecto. Enimvero Sami , ipsi na tam tr adunt ad Jluvium lmbrasum sub vitice , quae liac ipsa aet'ate in Junonis sucro solo ostenditur. Pausanias , Avcad. f liv. Vil ; page 53o. Cette ancienne image vénérée Je Jnnon de Samos, que Ton dit être l’ouvrage de Smilidc d’Egine , contemporain de Dédale ^ peut se reconnaître dans la médaille de Samos publiée par Seguin , n. XXXIII, p. ï -ÿ 4 > °h l’on v°it même représenté hors du temple l’arbrisseau sacré de marais sous lequel la Déesse reçut le iour. Apollonius de Péhodes appelle dans le liv. I, v. 184 :

. . . La demeure de Junon Imbrasie . . .

(1) V. Pausan. , Corynth. ou liv. II , chap. XVII , page i48.

(2) Ces fêtes se célébraient dans la Béotie sous le nom d e Daedala, comme nous l’avons fait observer à la planche VL p. 54 , n. (2).

cette allégorie obscure , on peut dire que Junon est Pair placé entre le ciel et la terre , et comme il se réunit au ciel ou à Péthérée , on a imaginé par cette raison l’union de Jupiter et de Junon, on P a supposée aussi née a Samos à cause que cette ville était distinguée par la pureté de Pair qu’on y respirait.

Mais il sera plus utile de nous occuper de chacun des attributs que nous voyons dans notre statue. Le voile , quoique convenable aux autres divinités , appartient cependant plus particulièrement à Junon. Le savant commentateur du Musée Pie-Clémentin a déjà remarqué (i) que ce voile , selon Albricus , indique les nuages qui flottent dans Pair , ou , selon Fulgence , Junon étant la Déesse des richesses , son voile nous enseigne que nous devons les tenir secrètes et cachées. Mais sans aller chercher ces interprétations , trop subtiles, deé philosophes des âges postérieurs , nous faisons la remarque que les plus anciennes images de Junon sont voilées. Le simulacre de la Déesse sur les médailles de Samos est voilé (2); de même sa tête sur beaucoup de médailles consulaires (3). Notre statue a beaucoup de rapports avec Pimage de Junon reine qui se trouve sur les médailles imperia-

(1) Visconti , Museo Pio-Clementino , tome I , pl. ïfl, page 23.

(2) Voyez Seguin, lieu cite, n. 3, à la fin.

(3) Morell. , Fam, R. Mamilia , n. 3 , et L. B. Marcia f t. I , n. 8.

les (r), et par la même raison on a donné cette dénomination k une autre statue d’un style romain qui existe au Musée Pie-Clémentin (2). Le voile convenait aussi k Junon comme présidant aux fian^ cailles , aux mariages , et sur diverses médailles qui représentent l'hymen des empereurs, on voit près de l’autel, entre les deux époux, Junon qui les unit (5). Cette parure est aussi celle qu’elle doit porter comme matrone ; et quand le prince des poètes grecs nous décrit les vêtemens de Junon , il place sur sa tête un voile blanc brillant comme le Soleil (4). Le diadème qui s’élève sur les cheveux de notre statue est un ornement que l’on voit toujours k Junon, quelquefois sous la forme d’une couronne (5) , quelquefois plus simple. Ce n’est pas cependant qu’il lui soit exclusivement propre , car on en voit un pareil aux images de Cérès, de Vénus , et de plusieurs autres divinités romaines. Paschal (6), Soîérius (7), et mieux que tout autre

(1) Ant. Agostini, Dial . sopra le medaglie f Diai. V ; page 144.

(2) Musée Pie-Clémentin, tome T, pi. IIL

(5) Le Vaillant, Numis. Max. Mod. et Musée de Champs , p. 4k y dans la seconde médaille de Commode avec l’épigraphe VOTA PYBLICA , de Camps croit trouver la Concorde dans la ligure intermédiaire qui unit les deux époux** niais il est plus vraisemblable que c’est Junon Pronuba, qui présidait aux mariages.

(4) Homère, Iiiad. , XtV , v. 1 84 -

La Déesse souveraine se couvrit d'un superbe voile blanc comme la lumière du Soleil.

(5) Winckelmann , llist. de V Art , tome I, page 240.

(G) Paschal. , de Coronis , Jiv. IV ^ ch. XXI, p. 270.

(7) Solerius , de Pileo . page 107-

le sénateur Philippe Buonarroti ont écrit avec érudition sur les mitellae. Ce dernier, aidé parles écrivains anciens , nous apprend que la petite mître ou mitella est un ornement propre aux femmes, lequel est haut vers le milieu, et va en décroissant sur les cotés, qu'il est orné de broderies, de pierreries, comme on l'aperçoit sur divers monuraens antiques ; il s'attachait par derrière, avec des cordous qu'on nommait redimicula ou anadema ta (i).

Les traits du visage de Junon ont parmi les têtes idéales , comme celles de tous les autres Dieux, leur caractère prononcé qui les distingue de toutes les autres divinités. Nous nous bornerons à dire que la majesté est ce qui la fait reconnaître (2): c’est pour cela qu'Homère l’appelle très-vénérable, et nous la représente ayant de grands yeux (5). Winckelinann nous fait remarquer que dans les yeux de Jupiter , d’Apollon et de Junon , les paupières sont arquées comme couvrant un globe , et qu’elles sont plus resserrées à leurs extrémités. Ce qui nécessairement les rend plus élevées dans leur cour-

(1) Buonarroti, Osservaz. sopra i medaglioni , p. 412-

(2) Winckelm , 1. c.

(3) Homère, Iliad. , liv. XXIV, v. *5$ :

Junon la vénérable Déesse , la fille du grand Saturne .

Iliad. , liv. I , v. 55 1 :

Alors la majestueuse et vénérable Junon , la Déesse aux grands veux , répondit .

et liv. I , v. 568 :

Ainsi parla Jupiter , mais Junon , à Voeil de bocnf majestueux , s' intimida.

Musée Chiaram , , Yol. L 5

be , et il observe encore a la bouche de ces figures une forme particulière (i). Tous ces caractères sont très-évidens sur le visage de notre statue, qui dans cette partie annonce quelque sentiment du beau talent de l’artiste (2).

Une double tunique la recouvre ; la supérieure est courte, l’autre longue, descendant sur les pieds j on la voit de même dans la statue colossale de la Junon, jadis Barberine (5), dans la Capitoline (4), dans celle du Musée Florentin (5) , celle de la Galerie Giustiniani (6), et dans beaucoup d’autres (7). C’était une coutume chez les femmes grecques , comme nous le voyons dans l’histoire d’Elien (8),

40 Winckelmann , 1. c.

(2) On trouve fort souvent dans les sculptures antiques quelque partie d’un travail éle'g an t, quoique le reste soit me'diocre. On devra observer que les sculpteurs de ces temps là donnaient toujours aux endroits les plus remarquables quelque marque de leur grande habiieté , maigre' qu’ils ne songeassent pas à faire du tout des modèles excellens de leur art. Us sont en cela diffe'rens des morceaux de nos maîtres , ceux-ci léchant chaque partie de la* figure et ne sachant pas donner de l’énergie ni de la lumière sur aucune.

(3) Musée Pie-Cle'mentin , tome I, pl. II.

(4) Musée Capitolin, tome III, pl. V, VL

(5) Gori , Muséum Floren. , tome III. Juno, pl. IL

(6) Galerie Giustiniani^ tome I , pl. is5.

(7) Montfaucon , Ant. Expi., tome l, P. I, pl. XXI, n. 4, 5.

(8) Aeliau., Varia Hist. , liv. I, ch. XVIII, pag e 5o. Tunicarum vero eam partem , cjuae est circa humeros usque ad manus non consuebant ,, sed continuis fîbulis aureis et argent eis constringebctnL

dé ne pas coudre cette partie des tuniques qui prend de dessus les épaules jusqu’aux mains , et de les attacher seulement avec des petites boucles d’or et d’argent. Nous voyons ainsi réunies ces parties de la tunique sur les bras de notre Junon. En effet c’était à elle que convenait un vêtement qui découvrait presque en entier des bras dont la blancheur était remarquable , comme nous les dépeint le divin Homère ( i ).

L’attitude de la main droite abbaissée, montre que cette statue ne pouvait tenir qu’une patère , comme on le remarque sur beaucoup de bas-reliefs et de médailles. On mettait une patère dans la main des Dieux pour les représenter disposés à recevoir les offrandes que leurs adorateurs leur présentaient , et on les voit la plupart inclinant la tête de ce côté , comme voulant se montrer propices aux hommages des mortels.

Presque toujours Junon est représentée s’appuyant sur uu sceptre, qui lui convient comme reine de l’Olympe , comme épouse de Jupiter , et comme protectrice des royaumes. On peut voir quelquefois sur les médailles des familles romaines la tête de cette Déesse ornée d’une mitre et d’un voile , et ayant près d’elle le sceptre, son attribut distinctif (2).

Ci) Homère, Iliad. , liv. XXIV, v. 55:

Junon aux bras blancs lui répondit en colère . ici. , liv. I, v. 208 :

Junon la Déesse remarquable par ses bras blancs ? m* envoya.

(3) Morel, y Fam. Rom. Ru brin , num. III, IY.

es

Comme nous avons annoncé, en commençant , que cette statue tient du style romain , il n’est pas hors de propos de nous occuper à des recherches sur l’histoire du culte de Junon à Rome , et principalement sur celui de Junon Reine , laquelle est probablement représentée dans cette figure, comme nous venons de le dire.

Déjà du temps de Numa on iustitua des rits particuliers pour Junon ; on établit à ce sujet, dès la même époque , des loix qui regardaient son temple ( i ). Il faut bien se garder de la confondre avec cette autre Junon qui fut appelée Sororiay à laquelle le jeune Horace fit élever un autel dans l’endroit ou il avait tué sa soeur (2).

Tite Live parle de plusieurs temples de Junon Matutciy ou plutôt Sospita , élevés dans 1 e forum Olitorium (5). On éleva, pour remplir un vœu , un

(1) P elle x aedem Junonis non tangito : si tangat, agnum foeminam crinihus dimissis caedito. Nat. Com. , liv. ïï , ch. IV, page i54-

(2) Dionys. Halic. , liv. lit , in Tullo Host. , ch. XXII, page i55 , 34. Cette Junon Sororia , était comme le Génie de la soeur morte j puisque, soit chez les Grecs , soit ■chez les Romains, les Junons 11e représentaient pas autre chose que l’ame ou le Génie de la personne du sexe féminin : aussi était-ce un usage chez les femmes anciennes de jurer par leur Junon , voulant faire un serment au nom de leur propre vie. Pline dit : Quamobrem major eaelitum populus etiam quant hominum intelligi potest , cum singuli quoque ex semetipsis lotidem Deos faciunt Junon es , Geniosque adoptando sibi, Hist. Nat. , 1. II, c. VII, tome 1^ page 142, i5.

(5) Aed.es eo anno aliquot dicatae sunt ( l’an cle Rome

temple à Junon Moiieta après la guerre Ligustique (i). Il y avait dans le temple célèbre du portique de Mctellus, appelé depuis d’Octavie, des statues de Junon, ouvrages de Dénis et de Polyclès (2). Cependant , quoique Junon eut été adorée à Rome sous tant de dénominations, notre simulacre ne peut convenir à nulle autre qu'à la Junon Reine , si fréquente sur les médailles romaines (3) , et dont le culte fut transporté à Rome par Furius Camillus (4), après différons prodiges qui suivirent la destruction de l’ancienne Yeja.

56 1 ) una Junonis Sospitae in foro Olittorio vota local cique quadrennio ante a C. Cornelio Cos. Gallico bello. T. Live , liv. XXXIV, ch. 53, tome III, page 256. Sigonius avant remarque' que le consul Cornélius avait promis un temple à Junon Sospita et non àMatuta^ changea, comme il a e'te' indique', le passage de T. Live. Mais Nardini , liv. VII, ch. 4? page 384, B, croit, avec l’autorité' de Victor et de Rufus, qu’il y avait dans le forum Olitorium le temple de Junon Sospita et de Junon Matuta.

(1) Le temple de Junon Moneta e'tait sur la roche Tarpeja : L. Four lus Dictât or inter ipsam dimicationem aedem Junoni Monetae vovit , cujus damnatus voti , quuni victor Romain revertisset , die t atura se abdicavit ( l’an de Rome 409 ). T. Live , liv. VII, ch. XXVIII, tome I , p. 64o<

(2) Pline, Hist. Nat., liv. XXXVI , chap. IV, § i0, tome III, page 283. Intro Octaviae vero portions , in aede Junonis , ipsam Deam Dionysius , et Folioles aliam . . . Jecerunt.

(3) Voyez ci-dessus page 67.

(4) On trouve dans Tite Live , liv. V, ch. XXI et XXII , tome I, page 4B4et$uiv. , et ch. XXXI, tome I, p. 480, indiques les prodiges, la de'dicace de son temple, et la solennité du transport du simulacre de Junon Reine.

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