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mètres et aboutit à une porte composée dénormes blocs de pierre , l'architrave seule ayant 3 métré s tO mètres’ de îon"ucur. La porte a 5 mètres de hauteur. . 11 semble très-probable , d.t W. Gell qu ,1 y avait au dessus de cette porte .'comme au-dessus de celle des Lions à Mycènes , une pierre triangulaire encastre* dans la munilTe car deu^ pièces , faisant ensemble un triangle d'environ 1 mètre 73 centimètres sur 1 métré 4 8 centimètres divisé perpendiculairement , se voient près de là couchées sur le sol On ne peut savoir s, e s • ont été sculptées car l’une d’elles est entièrement rongee par le temps, et 1 autre est tournée la fat P T ! Ta norte louait sur un pivot placé au centre, et qui entrait dans des tourillons creuses dans l’architrave et da.fs le seuil, de sorte qu’un des côtés s’ouvrait en dedans et l’autre en dehors quand une personne entrait ; disposition qui est une nouvelle preuve de la haute antiquité de cette porte et de la simp i-
pité dps temps où elle a été construite. . ,
Au Sud de cette entrée est le dernier reste des galeries qui étaient ménagées dans 1 épaisseur des mui ailles. Celoï-d s'étend osqu à l'angle Sud-Est. La mnraille a généralement 8 mètres 33 centimètres d epatsseur et consiste en trois' rangées parallèles de pierres, de 1 mètre 70 centimètres d épaisseur qui séparent deux
la portion de galeri^ maintenant découverte est longue de 30 mètres environ , et présenté du coté oriental six — tes; l'une d'eUes est une sorte de fenêtre
niches tlles-mèmes1 dTTmètre èT centimètres à 1 mètre 32 centimètres de largeur. Ces galeries régnaient probablement autour de toute la citadelle; mais maintenant elles ne sont accessibles que de ce seul cote, ou Zm“ le niieux conservés; elles étaient, sans doute, destinées à deS ™
cas de siège ; car il ne paraît pas y avoir eu d’ouverture sur la plaine , et on ne voit nulle, tiace de
dp meurtrières La porte de l’angle Sud-Est est entièrement détruite.
les voûtes de lamie™ de Tirynthe sont probablement le plus ancien exemple en Grece de 1 emploi de la forme ogWale Dans 1 l'intérieur tLme de l'acropole , on trouve une porte également surmontée de pierres se rapprochant par encorbellement , et formant une sorte d'are aigu et on ei, reconnaiteucore que ques exempl s à Mycènes , près de Missolonghi, en Étolie , à Thoricos , dans l'AtUque , enfin , en Italie , dans les . urnes d Ar
Pi“c°e; trÏSLe‘ niesaèf 'certaines autres du Latium et de l'Étrurie, telles que K’orba, Cortone, Volterre offrent sans doute, des restes de murailles cyclopéennes plus coupables que ceux . que > nouions d décrire - mais les murailles de Tirynthe sont, sans contredit, les plus beaux vestiges de ces te i i -
rÆ” le sol de la Grèce , et à ce titre Us eussent été dignes de notre attention , quand meme
ils n’eussent pas présenté leurs curieuses galeries dont nous ne connaissons pas d autre exemp ^
La vue que nous offrons à nos lecteurs, et que nous avons empruntée a Dodwell , présente u p plaine d’A^gos cette plaine si riche en souvenirs mémorables , sur lesquels les auteurs classiques on jete un Îarl imposable. 'ao centre, s'élève l'acropole de Tiryntlie, présentant toute sa face oriente ■ la plmo est à peu près déserte , mais plautée d'oliviers ; l'horizou est borué par les montagnes ; a gauche , aptr .o,t
luiinas de la Acropulis (le Tirml
— MONUMENTS PÉL A SGIQUE S. —
une partie du golfe de Nauplie. C’est à Y Expédition de Morée que nous sommes redevables des autres détails reproduits par notre planche , et qui offrent le plan de l’acropole et divers fragments des murailles de Tirynthe.
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1 3° Blouet , Ravoisier , etc. , Expédition scientifique de Morée ; Architecture et Sculpture ; Paris, 1831, 3 vol. in-P, pl.
14° Dodwell{Edw.) , Views and descriptions of Cyclopian, or Pelasgic remains in Greece and Italy, with constructions of a later period; London, 1834, in-P, lithog.
Vues et descriptions de constructions cyclopéennes ou pélasgiques trouvées en Grèce et en Italie, et de constructions antiques d’une époque moins reculée , d’après les dessins de feu M. Éd. Dodwell ; ouvrage destiné à servir de supplément à son voyage classique et topographique en Grèce, pendant les années 1801, 1805 et 1806; Paris, 1834 , in-f°, lithog.
15° Petit-Radel,Recherchessurles monuments cyclopéens et description de la collection des modèles en relief composant la galerie pélasgique de la Bibliothèque Mazarine; Paris, 1841 , 1 vol. in-8°, pl.
ACROPOLE DE MYCENES
Mycènes , aujourd’hui Carvati en Morée, passe pour avoir été fondée par Mycénée dix-sept cents ans environ avant J. C., puis plus tard considérablement augmentée, et en quelque sorte fondée de nouveau par Persée, frère de Prætus, vers l’an 1390 de la même ère. Le nom pluriel de Mycènes, Muxr,vat, serait lui-même une preuve de cette double fondation, quand Apollodore (*) ne la confirmerait pas encore plus positivement en disant que Persée éleva des fortifications en avant de Mycènes et de Midée. Plusieurs passages de Thucydide pourraient encore venir à l'appui de cette assertion.
On fait dériver le nom de Mycènes soit de celui de son premier fondateur, soit du mot Moky]?, qui signifie en même temps garde d'épêe et champignon. Selon plusieurs auteurs, ce serait à cette dernière signification qu’il faudrait s’arrêter, une source qui désaltéra Persée ayant été découverte sous un champignon. Dodwell propose une étymologie moins admissible , selon nous , quand il croit en avoir trouvé l'origine dans l’aspect de l’Acropole, qui rappellerait un peu, selon lui, la forme d’un champignon. Je préférerais sans doute, et comme plus vraisemblable et comme plus poétique, la pensée de Nonnus ( lib . XL1), qui la compare à une couronne murale.
Mycènes était une des plus belles villes du Péloponèse : Homère parle de la largeur de ses rues, et lui donne 1 épithète de bien bâtie, Eùxti'gevov irroXi'sQpov. L’histoire nous apprend que Mycènes commença à perdre sa célébrité, sa puissance et sa population dès l’époque de la destruction de la famille d’Agamemnon, et le retour des Héraclides dans le Péloponèse, environ quatre-vingts ans après la destruction de Troie (**). Les Argiens , jaloux d’avoir vu quatre-vingts de ses habitants partager la gloire des Spartiates au combat des Thermopyles , mirent fin à l’existence de cette malheureuse ville peu de temps après l’invasion des Perses, c’est-à-dire, dans la 78e olympiade, quatre cent soixante-huit ans avant J. C. La place ayant été complètement détruite, une partie de ses habitants se réfugia à Cléonée ; d’autres , en plus grand nombre , se retirèrent en Macédoine auprès d’Alexandre, et le reste vint s’établir à Cerynée, dans l’Acbaïe (***). Cette ville avait existé neuf cent vingt-deux ans depuis sa seconde fondation par Persée.
Mycènes abandonnée ne fut jamais repeuplée , et il paraît que ses vestiges mêmes restèrent presque ignorés. Il est singulier cependant que Strabon, qui était à Corinthe et à très-peu de distance de Mycènes, ait osé avancer qu’il n’en restait plus aucune trace. Du reste, ce n’est pas la seule fois que ce géographe ait ainsi comme effacé de la carte des villes qui, aujourd’hui encore, offrent des ruines considérables. Pausanias, qui écrivit cent cinquante ans après Strabon , indique plusieurs des édifices que l’on voit encore aujourd’hui à Mycènes. Il est fâcheux toutefois que ce voyageur, qui décrit avec tant de soin la royale Argos, ne soit pas entré dans quelques détails sur les monuments de sa malheureuse rivale , qui , étant une ville toute militaire , nous eût présenté des notions du plus haut intérêt. Les constructions nombreuses qui existent encore sur le sol de cette antique cité méritaient plus qu’une simple mention.
L’Acropole de Mycènes s’élevait sur une colline située entre deux hautes montagnes coniques qui la commandaient entièrement. Selon Plutarque , le premier nom de cette colline était Argion. MM. W. Gell et Dodwell s’accordent à reconnaître qu’au bas, dans la plaine et non loin de 1 Acropole , on voit les vestiges d’une ligne d’enceinte et d une porte , ce qui prouve que la ville basse s’étendait jusque-là. Ce mur fut sans doute, comme tout le reste, renversé par les Argiens à l’époque de la destruction de Mycènes.
La colline qui porte l’Acropole est séparée, du côté du Nord de la montagne voisine, par un vallon profond et rocailleux; sur tous les autres côtés, ses flancs sont plus ou moins escarpés; à l’Est, cependant, elle est attachée à la montagne par une étroite langue de terre où se trouve une ancienne fontaine. Outre la colline d’Argion, les murs de Mycènes en renfermaient encore une moins haute qui était en avant de celle-ci.
L’Acropole de Mycènes est un long triangle irrégulier, s’étendant à peu près de l’Est à l’Ouest. La muraille qui l’entoure suit les sinuosités du roc ; elle n’est point flanquée de tours , quoi qu’en ait dit M. de Stackelberg , qui prétend que, de distance en distance, il en a vu quelques-unes qui, à la vérité, dépassent de fort peu le sommet du mur. M. Blouet fait remarquer avee raison qu’a cette époque on ignorait ce système de défense. W. Gell signale toutefois aussi une espèce de tour ou bastion , mais il en reste trop peu de' chose pour pouvoir apprécier complètement sa forme et sa destination premières.
Les murailles présentent plusieurs modes de construction paraissant se rapporter à diverses époques : certaines parties présentent de grands blocs de pierre rectangulaires placés l’un au-dessus de l’autre , de manière
(*) Biblioth., liv. II, ch. 4, § 4.
(**) Strabon, liv. VIII.
(***) Herod., liv. IX. Diod., liv. II. Paus., liv. Vil.
— MONUMENTS PÉLASG1QUES. —
que les joints de trois ou quatre assises soient précisément dans une ligne verticale, ce qui donne à l’ensemble un aspect étrange et inusité (voyez fig. 1); d’autres parties , et ce sont les plus nombreuses, sont composées de blocs polygonaux irréguliers ( fig . 2); d’autres enfin, dans le voisinage des portes, sont formées d'assises régulières presque toujours superposées plein sur joint , suivant la méthode ordinaire (fig. 3). L’habile architecte auquel nous devons la plus grande partie des travaux publiés dans Y Expédition de Morèe, et auquel nous avons emprunté plusieurs des dessins qui accompagnent cette notice, M. Blouet, fait observer une circonstance singulière : c'est qu’à cette époque reculée , on a employé le système d’appareil par assises horizontales et joints verticaux , et qu’on est ensuite revenu à un autre mode de construction moins régulier, lequel pourtant a souvent passé pour avoir précédé le premier.
Trois portes donnaient accès à la citadelle : la principale , située à 1 Ouest (voyez le Plan , D), est la célèbre Porte des Lions , à laquelle une notice spéciale sera consacrée ; la seconde, plus petite, située au Nord ( voyez le Plan , C), est formée de deux gros blocs de pierre carrés, et posés verticalement , avec un troisième placé en travers et servant de linteau. On voit encore, dans les jambages, les trous qui servirent à sceller les gonds. Enfin, M. Dodwell signale une porte plus petite encore, de forme aiguë, comme les plus anciennes portes cyelopéennes d’Italie; celle-ci est presque ensevelie sous les broussailles et les décombres, et elle a échappé aux investigations de plusieurs voyageurs. Elle rappelle ces petites portes secrètes donnant sur les fossés des châteaux du moyen âge , et la similitude de leur forme ogivale rend le rapprochement encore plus frappant.
De la seconde porte dont j’ai parlé part encore l’ancien chemin qui descendait rapidement dans la ville. D’un côté, un parapet de pierres taillées et unies en dedans garantit du précipice , de l’autre s’élèvent les murs de l’Acropole. Dodwell remarque comme une exception qu’en entrant , on avait à gauche les murailles, et il en conclut , avec raison, que le bouclier attaché au bras gauche pouvait protéger l’assiégeant, mais que d’un autre côté les assiégés , dans leurs sorties , trouvaient le même avantage pour se défendre des attaques de l’ennemi.
Dans l’intérieur de la citadelle se trouvent plusieurs citernes de différentes formes : telle a paru à Dodwell avoir dû être la destination d’une chambre circulaire creusée dans le roc , et d’une forme analogue à celle de la Trésorerie - d’Atrée. Une autre citerne, taillée dans un rocher de brèche, est revêtue de stuc. Les Romains ne paraissent pas avoir eu d’établissement à Mycènes , et cependant, tel est l’état de conservation de ce revêtement, qu’on ne sait comment f expliquer après tant de siècles. « Une semblable excavation , dit Clarke, s’observe à l'Acropole d’Argos; la nature poreuse de la brèche rendait l’emploi du stuc indispensable : ainsi se trouve expliquée la fable des Danaïdes, forcées sans doute de remplir la citerne d’Argos. «
Dans l’Acropole de Mycènes, on reconnaît en quelques endroits des fondements d habitations. A l’extrémité orientale (Voyez le Plan, B) sont des murs qui ont dû former l’enceinte d’un édifice irrégulier : ce sont sans doute les restes du palais des Atrides. Au point le plus élevé de la colline (Plan, A) sont quelques fondations qui paraissent appartenir à un âge moins reculé; on y a trouvé des monnaies romaines. Tite-Live nous apprend (lib. XXXIÏ ) que le général Quintius eut une entrevue avec Nabis sur le site de Mycènes, avant la réduction d’Ar£os.
Peu d’objets d’art sont sortis des ruines de Mycènes : W. Gell a remarqué cependant , dans l’angle méridional de I Acropole , une grande quantité de poteries brisées couvertes d’un vernis noir ou blanc, avec des ligues en spirale de couleur brune. Enfin , le seul fragment d’architecture où Dodwell ait pu reconnaître à Mycènes quelque analogie avec les ordres grecs est une moitié de triglyphe, qu’il a trouvée dans une petite église voisine de la Trésorerie d’Atrée.
BIBLIOGRAPHIE
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