‹ Monuments antiques de Chypre, de Syrie et d'ÉgypteChapitre 10 sur 99 · Thorin, éditeur; p · texte numérisé non relu

Thorin, éditeur; p

5. Pervanoglou, Das Familicnmahl auf altgriechischcn Grabstcincn^ in-8*, Leipzig, 1S72.

GOLGOS 8i

mention la plus ancienne que nous ayons d un thiase en Attique est relative au culte d'Hercule*, on admettra que, selon toute vraisemblance, ce monument se rapporte à un thiase de ce dieu. Toutefois ce bas-relief ne représente pas seulement le banquet des fidèles. Il a un caractère allégorique; le demi-dieu y figure; la vie future y est indiquée par des symboles précis. C'est donc le banquet mystique des initiés au thiase d'Hercule que je propose à M. Conze de reconnaître ici, soumettant cette opinion à sa critique.

Le bas-relief de Chypre doit encore donner lieu à quelques observations. Dans la représentation des personnages qui dansent, le choros marche vers la gauche; on reconnaît facilement que les hommes font chacun un pas; le choros grec moderne est une marche où on fait deux pas de droite a gauche ou de gauche à droite, puis un pas en avant. De plus, dans la danse moderne, le cheif du chœur se sert du bras qui reste libre pour des gestes variés, détail qu'on distingue sur notre monument. Enfin, quand le choros n'est pas exclusivement composé de femmes conduites par un seul homme, Tusage est de placer les femmes les unes près des autres, comme nous le remarquons ici. Toutefois dans le choros moderne les mains forment une chaîne entrelacée.

Nous ne voyons pas de mets figurer dans le banquet, mais une amphore et des coupes. Il semble donc que les assistants boivent et ne mangent pas. Les inscriptions des thiases mentionnent surtout les tcpa et les libations. C'est la simple libation qui est reproduite sur notre bas-relief.

L'artiste n'a pas voulu, dans les trois parties de la cérémonie, représenter exactement les mêmes personnages. Dans l'acte d'adoration nous reconnaissons un homme, une femme, deux enfants et deux adorateurs. Le sacrifice est fait par les deux premiers personnages assistés de deux aides plus jeunes; les deux dernières figures représentent les fidèles. Dans le chœur, nous trouvons deux femmes et non une seule, trois hommes ou jeunes gens et non quatre; enfin, dans le banquet, on ne distingue pas de femmes. Cette liberté prouve qu'on n'a pas représenté une cérémonie particulière, mais, en général, les trois parties ordinaires de cette fête religieuse '.

La plus ancienne mention des thiases se trouve dans les lois de Solon. Toutefois elle est tout exceptionnelle. C'est au temps d'Isée et de Démosthènes que ces confréries paraissent se multiplier». L'inscription des thia-

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