‹ Monuments antiques de Chypre, de Syrie et d'ÉgypteChapitre 50 sur 99 · Eusèbe, Prœp. evang. ^ lib. I, c. x · texte numérisé non relu

Eusèbe, Prœp. evang. ^ lib. I, c. x

12. Arnob., Contra gentes,\\\y. VI; Sanchon., ap. Euseb., lib. I, c z; Ovide Metam.t lib. XV, fab. i3, i5; Pausanias, lib. VIII, c. xxxi, éd. Didot.

Le personnage suivant est Isis mère^ car son sein gonflé de lait retombe sur sa poitrine. Ses ailes sont, Je pense, celles du vautour qui la coiffe quelquefois et qu'on a à tort, selon Strabon ', confondu avec Tépervier. Le vautour caractérise , à mon sens, le pouvoir dévorant de la terre, où sans cesse la matière se transforme ^ et d'où sans cesse la vie naît de la mort. — Sur la tête d'Isis est un modius ou un édifice. Les cheveux sont épars en signe de deuil. Ses colliers sont des insignes royaux. Les lotus qu'elle tient dans chaque main symbolisent la fécondité (celle des deux rives du Nil)^. — La déesse obombre de ses ailes Horus enfant (Har-Pe-Krati) ^ paraissant sortir de la corolle d'un lotus planté en terre. Ce lotus est bien le sein maternel d'Isis elle-même, puisque Harpocrate est né d'elle au solstice d'hiver^. Cette espèce de nymphaea a été choisie et consacrée à la nativité du soleil solsticial parce que c'est à cette époque qu'elle fait son apparition. — Les cheveux du dieu sont rasés pour symboliser la brièveté du Jour au solstice d'hiver ^, et la petite corne tombant de la tempe droite (et qui deviendra plus tard celle d'Ammon) me paraît représenter la force féconde qui, à chaque aurore, nous parvient de l'orient. Horus

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