Macrobe, Saturnales, liv. I, ch. xxi
tient le fouet, anribut royal qu'en Asie on mettait entre les mains de Cybèle '.
Les deux hiérophantes tournés vers Temblème mystique, planté entre eux deux, portent le costume assyrien et la schenii ég}ptienne. Ils tiennent le lotus, fleur d'Isis, et la croix ansée, symbole de procréation ^ et attribut des dieux mâlesde TÉgj'pte, avatars du soleil. — L'emblème mystique se retrouve sur un grand nombre de monuments, presque tous asiatiques ou chypriotes, et notamment sur une des deux patères de Citium. Il représente, à mes yeux, posés sur la fleur d'Isis, deux exemplaires de la baris papyrinea ornée de lotus qui, deux fois, ser\'it à la déesse dans ses recherches du corps d'Osiris^. Cette barque devint le cercueil même du dieu, voire son vaisseau^, et les monuments nous la montrent portant soit Har-Pe- Krati ^, soit Ammon-Ra ou quelqu'un de ses parèdres ^. C'est ce qui me fait voir le soleil lui-même dans la portion de disque garnie de rayons isolés ou non, et qui semble émerger du fond de la nef divine. L'emblème tout entier symbolise donc un mythe funèbre 7 et maritime auquel vient s'ajouter une