A. Maury, Rel, de la Grèce ant,, t. III, p
7. Comme tel, il est, sur l'un des sarcophages d'Amathonte, un sujet décoratif et forme le» deux côtés verticaux de l'encadrement des deux faces principales.
épopée civilisatrice importante à signaler ici : Anubis, Anbo, Chnouphis ou Knef joua dans le premier voyage d'Isis le rôle d*éclaireur, de mentor, de pilote (Canope). Il était fils de Nefté, personnification du rivage de la mer % et d'Osiris ou du Nil (la branche canopique) ^. Exposé par sa mère, Isis Tadopta et le prit pour compagnon. Il s'embarqua avec elle, se plaça au gouvernail, et mit le cap sur la Phénicie, où il apporta, dans la capitale d'Astarté, les croyances égyptiennes d'Isis et de Sérapis, et, évidemment, avec le papier qu'on tire du papyrus (PuêXoç) et qui semble avoir donné son nom à la ville même, les caractères phonétiques phéniciens. — Pourquoi Anubis dirigea-t-il le vaisseau égyptien vers la Phénicie ? C'est qu'il était, je pense, Phénicien d'origine. En effet : 1° Il était relégué dans un coin de l'Egypte, car il était fils de la plage et voisin de la mer, ce Typhon ^ dont les Égyptiens abhorraient les approches; comme tel il se trouvait étranger et inconnu au pays; aussi fut-il trouvé. 2® Il était navigateur et marin, ce qu'aucun Égyptien ne fut avant lui, puisqu'il fit connaître à l'Egypte la navigation maritime. Il n'était donc pas Égyptien. 3* Les Phéniciens étant les seuls marins de cette région orientale de la Méditerranée, il était, suivant toute probabilité, Phénicien. 4* Aussi est-ce aux Phéniciens qu'il songe à être utile ; il est, pour ainsi dire, leur Thot et leur Cadmus. 5** Anubis^ Anbo sont la traduction évidente de Nébo^ dieu de la Chaldée 4 , de la
1. Plut., De Jside et Osiride, c. xxxviii, éd. Didot. C*cst l*'Apit|«ç iropdXta de rinscription grecque des Salines que j'ai publiée dans la Revue archéologie que 1874, p. 86, février; cf. Hérodote, liv. XI, ch. lvi.
2. Plut., De Iside et Osiride, c xxxviii, éd. Didot. En tant qu'opposé à Isis, terre productive, ou à Nefté, sable, Osiris, leur fécondateur, est le Nil. Dans la traduction grecque de la légende de Canope, le pilote de Ménélas fut enseveli dans un îlot de la bouche canopique (Scylax Caryand., Peripl., I, 8i Geogr. min., éd. Didot) ou, selon saint Épiphane (In Ancorat., c. cviii), sur la plage d'Alexandrie.